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Les intermittences du temps. Lire Alphonse Dupront
Franceschi Sylvio Hermann de ; Julia Dominique
EHESS
26,00 €
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EAN :9782713224546
Auteur d'une oeuvre historiographique majeure, et certainement l'une des plus ambitieuses tentatives d'anthropologie historique du fait religieux en Europe, l'historien Alphonse Dupront (1905-1990) reste encore, près d'un quart de siècle après sa disparition, une figure mystérieuse. Avant tout connu pour son étude du mythe de croisade, Alphonse Dupront n'a cessé de dérouter ses lecteurs par des textes dont le style et l'exigence interprétative ont provoqué, et provoquent toujours, autant d'incompréhensions et de perplexités que d'admiration et parfois même de saisissement. Il y a une énigme Alphonse Dupront : l'ambition de cette biographie intellectuelle, la première qui lui soit consacrée, est de recomposer la trajectoire institutionnelle du professeur et de l'administrateur et de replacer en son temps la genèse de la réflexion de l'historien et du penseur. Sylvio Hermann De Franceschi a voulu ici produire un essai d'archéologie intellectuelle qui permette de mieux comprendre, en réinsérant la méditation dupronienne dans les débats philosophiques et historiographiques qui lui étaient contemporains, comment Dupront en est venu à élaborer une approche et une écriture historiennes aussi singulières que les siennes. Sans s'opposer aux impératifs définis par l'Ecole des Annales, la démarche d'Alphonse Dupront se distingue par la conviction qu'il convient de préserver la dimension événementielle de l'histoire et par la volonté de reconnaître la validité que la subjectivité de l'historien confère à ses analyses.
Nombre de pages
396
Date de parution
09/10/2014
Poids
709g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713224546
Titre
Les intermittences du temps. Lire Alphonse Dupront
Auteur
Franceschi Sylvio Hermann de ; Julia Dominique
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
709
Date de parution
20141009
Nombre de pages
396,00 €
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Pendant longtemps, l'histoire de la théologie catholique a présenté les XVIIe et XVIIIe siècles comme le temps d'une suprématie de saint Augustin. La réalité est beaucoup plus complexe. Le catholicisme de l'âge classique se caractérise par un pluralisme doctrinal qui permet la confrontation de nombreuses écoles théologiques, dont celle de saint Thomas. Rédigé par l'un des meilleurs spécialistes actuels de l'histoire des idées religieuses de l'époque moderne, le présent ouvrage est consacré, à travers différentes études, à la définition du périmètre doctrinal caractéristique du thomisme des XVIIe et XVIIIe siècles. Né en 1972, ancien élève de l'Ecole nationale des chartes, agrégé et docteur habilité à diriger des recherches en histoire moderne, ancien membre de l'Ecole française de Rome, Sylvio Hermann De Franceschi est directeur d'études à la Ve section (Sciences religieuses) de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (PSL) et directeur du Laboratoire d'études sur les monothéismes (UMR 8584). Il a notamment publié La Puissance et la Gloire. L'orthodoxie thomiste au péril du jansénisme (1663-1724) : le zénith français de la querelle de la grâce (2011).
L'orthopraxie catholique en matière de jeûne se fonde sur le respect de trois règles : un seul repas complet par vingt-quatre heures, auquel on a ajouté, à partir du XIIIe siècle, une légère collation vespérale ; l'abstinence des viandes et des laitages ; l'heure imposée pour l'unique réfection quotidienne, soit la mi-journée. Cadre disciplinaire général que nombre de théologiens se sont efforcés d'assouplir pour rendre les contraintes du Carême plus supportables. Dès lors s'est développée une ample casuistique dont les interrogations ont pu surprendre. S'il est vrai que les liquides ne rompent pas le jeûne, est-il permis en Carême de boire entre les repas du café, du chocolat, de la bière, de l'eau-de-vie, ou de manger de la pastèque ? Si les poissons sont incontestablement des aliments maigres, qu'en est-il des oiseaux aquatiques, des canards, des poules d'eau, des flamants, des crocodiles, des reptiles ou, au Brésil, du caïman yacare ? Entre les tenants de la rigueur et les partisans de l'indulgence, l'opposition a été telle que le magistère romain a dû réagir : entre 1741 et 1745, le pape Benoît XIV publie trois encycliques pour tenter de raffermir une discipline du Carême dont les observances tendaient à se relâcher. En dépit du geste pontifical, la pratique quadragésimale apparaît très fortement affaiblie à la mi-xixe siècle. Avec l'effacement du respect du précepte du jeûne ecclésiastique se donne à voir la sortie du catholicisme de l'ordre pénitentiel qui a longtemps été le sien.
Les récits de pèlerinage sont dispersés pour la période du XVIe siècle et de la Réforme catholique. L'imprimerie s'empare des ouvrages de dévotion et publie abondamment les relations de pèlerinage pour un public avide de faire le Grand voyage en esprit ; ce faisant, elle fige leur forme jusqu'au stéréotype. Derrière ces succès éditoriaux, nombre de manuscrits continuent à fleurir, plus discrètement. Ils abandonnent en partie les règles traditionnelles du genre : la rédaction d'un manuscrit permet une liberté narrative où la personnalité du voyageur et son implication religieuse peuvent se développer plus clairement. La variété des formes permet d'étudier l'importance de l'expression de soi dans ces récits. Le pèlerin se confie à son texte afin d'offrir les fruits de sa quête spirituelle au public déterminé de son entourage proche, plutôt qu'au public anonyme des ouvrages imprimés. L'écriture du pèlerinage devient une offrande votive qui prolonge la démarche religieuse accomplie, car le pèlerin doit témoigner de la rencontre sacrale vécue lors du pèlerinage.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.