Finances publiques, intérêts privés dans le monde romain
France Jérôme
AUSONIUS
30,00 €
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EAN :9782356131812
Cet ouvrage rassemble plus de vingt articles écrits par un spécialiste de la fiscalité romaine, auxquels s'ajoute le texte inédit de son mémoire d'habilitation consacré aux personnels de l'administration financière de l'empire romain. S'adressant à tous ceux qu'intéresse l'histoire de cette construction hégémonique qu'on a souvent présentée comme un modèle de rapacité, ce recueil n'offre pas seulement une immersion dans le monde peu populaire des publicains et des percepteurs d'impôt. En s'efforçant de dépasser les clichés hérités des Anciens eux-mêmes, il propose un regard approfondi et nuancé sur des domaines variés où se croisaient à la fois la sphère des prélèvements d'Etat et la structure ramifiée de leur appareil de gestion, les partenaires privés, qui profitaient des opportunités offertes par l'affermage des revenus publics, et l'ensemble des populations provinciales, enfin, que le pouvoir romain soumettait à sa demande fiscale tout en présentant le paiement régulier de l'impôt comme la condition de la sécurité qu'il leur garantissait en retour ? et qui n'était autre que la fameuse "paix romaine". Au fond, une question traverse ces pages : l'administration romaine n'était-elle qu'une entreprise sophistiquée de racket impérial ou bien concourait-elle à une forme originale d'association du centre et des périphéries ?
Nombre de pages
646
Date de parution
29/06/2017
Poids
1 262g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782356131812
Titre
Finances publiques, intérêts privés dans le monde romain
Auteur
France Jérôme
Editeur
AUSONIUS
Largeur
170
Poids
1262
Date de parution
20170629
Nombre de pages
646,00 €
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Résumé : Cette synthèse, deuxième opus du panorama de la Rome antique, propose un outil de travail méthodologique et inédit qui répond parfaitement aux besoins spécifiques des étudiants. Jérôme France propose un véritable complément aux cours et aux manuels de référence accompagné d'un choix de documents les plus significatifs, de plans de dissertation,d'une chronologie, d'un glossaire et de sources livresques et informatiques.
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.
Synthèse de douze siècles d'existence, cet ouvrage présente un bilan historique, politique et social des Gaules (transalpine, cisalpine, chevelue), de l'indépendance du VIe siècle avant J. -C. jusqu'à la naissance de la Francia mérovingienne au VIe siècle de notre ère. Née de la volonté de Rome - à laquelle des liens privilégiés l'attachèrent longtemps -, la "nation gauloise" constitua pendant plusieurs siècles un Etat tampon entre l'Empire et les barbares. Provincia dans l'Empire chrétien du ive siècle, avec la chute de ce dernier, elle voit s'effondrer les frontières qui contenaient les poussées de ceux qui deviendront ses nouveaux maîtres : Wisigoths puis Francs, annonciateurs d'un nouvel ordre soutenu par une christianisation toujours plus profonde et influente. Structures administratives, religieuses, économiques et de société sont ici étudiées chronologiquement, accompagnant les mutations politico-militaires de ces siècles d'intense bouleversement des frontières, des mentalités et des idées.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.