La Règle du jeu N° 71, mai 2020 : La dépression : mal du siècle ?
França Maria De
GRASSET
20,90 €
Epuisé
EAN :9782246817710
De quoi la dépression est-elle le signal ? Que nous dit-elle du monde ? Car nous pouvons partir d'une seule certitude : la dépression est désormais une épidémie mondiale. Epidémie aveugle, impalpable, sans contagion manifeste ni provenance identifiable - mais qui en est d'autant plus redoutable, elle qui touche un Français sur cinq, et 300 millions de personnes dans le monde. Est-elle une maladie comme les autres, avec ses diagnostics et ses traitements ? Ou le symptôme d'un malaise plus large, touchant à l'organisation même de notre société ? Nous invite-t-elle surtout à repenser le suicide ? Car tel est son visage ultime, qui frappe 800 000 personnes chaque année dans le monde - mais qui est lui-même plus ancien que la dépression. Cette dernière serait-elle une maladie mortelle, à l'image de bien d'autres pathologies ? Y a-t-il, en ce cas, une médecine du suicide ? La dépression est-elle le mal du siècle ? Et si oui, quelles conclusions en tirer ? Est-ce à dire qu'elle est le visage d'une souffrance coextensive à notre époque ? Ou qu'elle est le nouveau nom donné à une maladie anhistorique - à une seule et même maladie qui, parce qu'elle serait ineffable, traverserait les siècles en changeant à chaque fois d'appellation ? La dépression serait-elle alors la réincarnation moderne d'un mal que nous avons connu à travers les mots d'asthénie, d'ennui, de spleen et de mélancolie ? Nécessité, donc, d'un double travail : d'une photographie de nos souffrances contemporaines, et d'une archéologie du mal-être.
Nombre de pages
456
Date de parution
12/11/2020
Poids
628g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246817710
Titre
La Règle du jeu N° 71, mai 2020 : La dépression : mal du siècle ?
Auteur
França Maria De
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
628
Date de parution
20201112
Nombre de pages
456,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Que voulait dire Gérard Granel quand il affirmait, dans un texte célèbre, que les années 1930 se situaient « devant nous » ? Cinq ans avant d’entrer dans cette décennie, l’engrenage d’un « ordre nouveau » semble s’être déjà mis en marche. De New Delhi à Washington en passant par Rome, Buenos Aires, Moscou, Budapest et Kaboul, les planètes se sont alignées pour tisser la toile d’une nouvelle internationale, certes différente des fascismes du siècle précédent - mais qui, précisément, mérite d’être pensée comme telle. Comment expliquer le triomphe, aux États-Unis, de cette fièvre populiste qui, sur fond d’un mariage entre le futurisme kitch et la crispation réactionnaire, s’attaque à détruire méticuleusement les principes fondateurs de la plus grande démocratie du monde ? Comment devient-elle ainsi la complice des néo-Empires autoritaires qui sévissent partout sur la planète ? Malgré leurs intérêts souvent divergents, en quoi Poutine, Jinping et Modi mènent-ils une guerre commune contre la paix mondiale ? Prise en étau entre ces régressions, comment les démocraties européennes peuvent-elles défendre leur modèle ? Que leur est-il permis d’espérer, de bâtir, d’affirmer ? Fondée à la suite de l’effondrement de l’URSS, à une époque où certains faux prophètes annonçaient l’imminence de la fin de l’histoire, La Règle du jeu a voulu réunir dans ce numéro inédit des grands écrivains et penseurs pour décortiquer la véritable déchéance qui menace l’époque : celle des droits humains.
Ce livre, écrit à l'issue d'une enquête de plus de dix ans dans le milieu de la prostitution dans les couches populaires du Brésil, milieu qui s'étend jusqu'au Bois de Boulogne à Paris, analyse minutieusement les émotions, les affects des prostituées dans leur travail et dans leur vie privée, leurs pratiques sexuelles, leurs représentations des rapports sociaux de sexe, les liens parfois très fort qui les unissent à leurs clients et le poids de la stigmatisation qui les enferme. Sans occulter les difficultés inhérentes au travail du sexe, cette étude permet de prendre conscience de la dignité de ces femmes et de leurs capacités d'agir. Un livre à méditer.
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
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Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
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