
Des vies pour l'égalité. Mémoires d'ouvriers immigrés
Dès les années 1950, la France fait venir massivement des ouvriers immigrés de ses colonies et bientôt de ses anciennes colonies, cette vague migratoire succédant à celles qui, depuis la fin du 19e siècle, ont constitué une composante essentielle de la classe ouvrière. L'industrie automobile a particulièrement utilisé cette main-d'oeuvre immigrée, notamment en région parisienne, où toutes les usines ont vu affluer des travailleurs algériens d'abord, puis marocains, tunisiens, issus des pays d'Afrique subsaharienne, de Turquie et de bien d'autres pays. Ces travailleurs immigrés n'ont pas seulement apporté une contribution essentielle au développement industriel de la France durant les Trente Glorieuses. Ils ont été également, pour une partie d'entre eux, des militants de l'égalité, nombreux à s'engager dans des associations, à devenir syndicalistes, à animer des grèves, à représenter leurs collègues. Abdallah Fraiguy et Abdallah Moubine furent de ceux-là. Immigrés marocains arrivés en France à la fin des années 1960 et au début des années 1970, ils découvrent les usines françaises, le travail à la chaîne, la dureté des conditions de travail, la répression contre les syndicalistes... Mais également les opportunités pour lutter, revendiquer, se battre pour sa dignité, dans les usines et dans leurs quartiers, dans le syndicalisme, les associations et les partis politiques immigrés.
| EAN | 9791039901024 |
|---|---|
| Titre | Des vies pour l'égalité. Mémoires d'ouvriers immigrés |
| Auteur | Fraigui Abdallah ; Moubine Abdallah ; Gay Vincent |
| Editeur | SYLLEPSE |
| Largeur | 150 |
| Poids | 228 |
| Date de parution | 20230112 |
| Nombre de pages | 165,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même éditeur
-

Le premier âge du capitalisme (1415-1763). Tome 1, L'expansion européenne
Bihr AlainLe premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

A la prochaine. De Mai 68 aux Gilets jaunes
Cours-Salies PierreQue peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Sociologie du racisme
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; EberhardLe racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 € -

Crise mondiale et reproduction du capital
Tombazos Stavros ; Husson MichelLa crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux États-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une «arythmie», c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une «arythmie» systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,00 €
De la même catégorie
-

Penser les migrations pour repenser la société
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau FrançoiSur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Accueillir ou reconduire. Enquête sur les guichets de l'immigration
Spire AlexisUn bureau de préfecture, une file d'attente, un espoir - obtenir des papiers. Désormais banale, cette image de l'immigration occulte l'essentiel: ce qui se joue de l'autre côté du guichet. Là, des fonctionnaires examinent les dossiers, jaugent les candidats, statuent sur leur sort. C'est à eux que l'État délègue la mise en ?uvre de sa politique d"" immigration choisie". Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui décident d'attribuer des papiers ou, au contraire, de reconduire à la frontière? Comment tranchent-ils? De quelle latitude disposent-ils dans l'interprétation des règlements? Au terme de plusieurs années d'enquêtes dans les coulisses des consulats, des préfectures et des services de la main-d'?uvre étrangère, Alexis Spire dévoile la face cachée de cette machine à trier les étrangers. Ceux qu'on éloigne, et ceux qui rejoignent la main-d'?uvre bon marché réclamée par les employeurs. Situés au bas de l'échelle administrative, les personnels chargés de l'immigration sont sommés de" faire du chiffre "et de" traquer les fraudeurs ". Cobayes de la" modernisation de l'Etat ", ils s'enrôlent dans cette croisade en croyant défendre le modèle social français."Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER12,00 € -

Les migrants, acteurs des changements politiques en Afrique ?
Chauvet Lisa ; Gubert Flore ; Jaulin Thibault ; MeSur commande en 4-6 joursCOMMANDER29,90 € -

L'inégalité raciste. L'universalité républicaine à l'épreuve
Poiret Christian ; Rudder Véronique de ; Vourc'h FL'ethnicisation des rapports sociaux, si facilement invoquée pour stigmatiser les "bandes ethniques" ou les "sauvageons" de banlieue, n'est pas perçue comme la source même des inégalités subies par les groupes et les individus privés de leur humaine universalité. Face à un ordre social raciste, la réponse officielle se cantonne généralement à la réaffirmation de l'égalité de chaque individu devant la loi et par la loi.D'un côté, s'en tenir à ce rappel à la loi revient à occulter les discriminations racistes et à les cautionner de fait. De l'autre, l'expérience des Etats-Unis montre que les politiques de lutte contre ces discriminations peuvent, en définissant des groupes défavorisés sur des critères univoques, contribuer au durcissement des frontières "raciales" comme à la fragmentation sociale. La voie entre ces deux écueils est donc étroite et suppose que le racisme en acte - ségrégations et discriminations - ne soit pas traité comme un problème à part, grave certes, mais sans rapport direct avec les autres processus inégalitaires. Elle exige d'inscrire la lutte contre le racisme dans une politique plus générale d'égalisation des chances qui maintienne le cap d'une perspective universaliste. Cette question concerne l'ensemble de la population de la France et doit donc être posée publiquement comme un problème politique global. Elle relève de ce que le Conseil d'Etat nomme l'intérêt général et William J. Wilson un problème d'organisation sociétale.EpuiséVOIR PRODUIT21,28 €
