Anatomie d’une rue de Bordeaux. La rue Bouffard, au fil du temps
Fourrier Janine ; Fourrier Jean-Claude
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782336564678
Si les murs pouvaient parler. La rue Bouffard, jolie rue commerçante au coeur de Bordeaux cache, derrière ses façades de pierre blonde, une histoire insoupçonnée. De son ouverture en 1774 sur les anciens jardins de l'archevêché et les ruines d'un rempart à son animation actuelle, elle a été le témoin silencieux des soubresauts de l'Histoire, dont deux périodes sombres : la Révolution de 1789 et l'Occupation. Grâce à une riche documentation, lecture de journaux et archives d'époque, les auteurs font revivre des personnages hauts en couleur habitants de la rue : le baron Pierre de Raymond de Lalande - conseiller au Parlement de Bordeaux - qui fait construire son luxueux hôtel particulier (actuel musée des Arts décoratifs et du Design), le révolutionnaire Azéma, la jolie demoiselle Ruspino remarquée par Napoléon III... Une rue paisible qui a été aussi le théâtre d'affaires criminelles retentissantes. Architecture, population, commerces, piétonnisation, la rue Bouffard s'est façonné une identité. Microhistoire dans celle de Bordeaux, ce livre est un guide pour les amoureux de la ville curieux de comprendre comment le passé revit dans ces rues aux façades muettes.
Nombre de pages
246
Date de parution
13/11/2025
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336564678
Auteur
Fourrier Janine ; Fourrier Jean-Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20251113
Nombre de pages
246,00 €
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Ces femmes vont me lapider, ici, comme un chien. Pourquoi moi ? " Ainsi s'interroge le vétérinaire Gérald Devaux - dit "le bakoko" - cible des habitantes du village de M'Tsingamoua, une foule grondante gagnée par l'esprit du Djihad. Pourtant, en arrivant à Mayotte, le bakoko pense sa vie tracée : un séjour de quatre ans et, au terme du contrat qui le lie à la Collectivité départementale, le retour en métropole. Pris entre ses problèmes sentimentaux - Moina, la jeune Mahoraise, Françoise, la "prof" du lycée -, ses obligations professionnelles - l'éradication des chiens errants, tâche délicate -, cet homme chroniquement désabusé mais fin observateur n'aspire qu'à un tranquille anonymat. C'est compter sans la malchance. Bien malgré lui, il devient le héros d'un fait divers tragique. Au travers du regard de ce m'zoungou "ordinaire", les auteurs dépeignent avec humour la réalité mahoraise, une chronique qui n'élude pas les conflits qui agitent l'île. En effet, dans cette Collectivité départementale musulmane et polygame où les repères s'estompent rien n'est simple, ni pour les autochtones tiraillés entre deux modèles de société quasi antinomiques ni pour les expatriés - en l'occurrence Gérald Devaux - qui en fera la dure expérience.
Le temps a passé, que reste-t-il de Juliette Fiche ? Même à Tamatave, elle qui en fut "la Dame", le souvenir s'est envolé. J'ai questionné au gré des rencontres : - Vous avez entendu parler de Juliette Fiche ? - Non. Elle est de votre famille ? - Elle a vécu au XIXe siècle à Tamatave, elle était célèbre à l'époque. On l'appelait aussi Mlle Julie. Je cherche des renseignements sur sa vie mais je n'ai aucun lien avec elle. Coup d'oeil incrédule, voire soupçonneux. Pourquoi venir de France chercher des informations sur une morte qui ne fait pas partie de votre famille ? La réponse est aisée : si les auteurs Janine et Jean-Claude Fourrier se sont intéressés à la vie de Juliette Fiche, c'est que son existence est emblématique des bouleversements de l'histoire de la côte Est de Madagascar au XIXe siècle. Fille d'un chef betsimisaraka, éduquée "à la française" à Bourbon, honorée du titre de princesse hova, cette Malgache, qui fut "l'épouse" de trois Français - dont le puissant Napoléon de Lastelle - deviendra l'intermédiaire indispensable entre les Hova des hauts plateaux de l'Imerina, les Betsimisaraka de la côte Est et les traitants français, ces agents commerciaux venus de l'île Maurice et de La Réunion. Les auteurs vous invitent à découvrir, dans ce long périple qui les a menés de Mananjary à l'île Sainte-Marie, en passant par Tamatave, les traces, parfois insolites, qui témoignent de l'histoire confl ictuelle de la côte Est. Des photographies et dessins illustrent heureusement ce voyage dans le temps. A travers la longue vie de la dame de Tamatave, au carrefour des cultures, c'est toute une époque mal connue qui ressurgit
Après leur premier séjour à Mayotte, les auteurs ont écrit Un M'zoungou à Mamoudzou, chronique mahoraise, publié en 2001. A travers le regard du personnage principal Gérald Devaux, vétérinaire, dit le "bakoko" et de sa compagne Françoise, professeur, était dépeinte avec humour la vie à Mayotte. Vingt ans plus tard le bakoko et sa compagne reviennent à Mayotte. Ce Retour du M'zungu, suite d'Un M'zoungou à Mamoudzou, est un ouvrage polyphonique, témoignage à plusieurs voix qui interroge sur le devenir du 101e département français. Le futur de l'île éveille chez le bakoko des visions crépusculaires répétées en une phrase lapidaire : "Ca va péter !" Un livre à lire en cette période où la simple évocation d'une politique de rapprochement avec les Comores suscite la colère de nombreux Mahorais.