Le socialisme est l'individualisme intégral." Telle est la thèse défendue dans cet ouvrage publié en 1901. Elle n'est pas, à l'aube du XXe siècle, si iconoclaste. Jaurès n'affirmait-il pas, lui-aussi, que le socialisme n'est rien d'autre que "l'individualisme logique et complet"? Or Eugène Fournière (1857-1914), socialiste jauressien et collectiviste convaincu, semble franchir un pas supplémentaire. Ne soutient-il pas que "le socialisme est un libéralisme d'extrême gauche"? Cet ouvrage marquant vient nous replonger dans cette Belle Époque où il n'était pas incongru de célébrer les noces de l'individualisme et de la République sociale. Il permet de mieux découvrir toute la force de l'individualisme défendu alors dans le camp socialiste et républicain, que l'on aurait tort de rabattre sur "l'individualisme réellement existant" de nos sociétés contemporaines ou d'identifier à la vulgate néo-libérale qui domine aujourd'hui.Ce travail de redéfinition et cet éloge original de l'individualisme proposés par Fournière sont aussi à lire comme une critique conjointe du matérialisme historique et du libéralisme économique. Ils ouvrent à un révisionnisme à la française auquel l'auteur a apporté une part essentielle, aujourd'hui oubliée. Et si le "socialisme intégral" peut et doit s'identifier à "l'individualisme intégral", il ne saurait s'accomplir autrement que par la libre association des individus. À travers l'?uvre et le parcours militant de Fournière, l'occasion est ainsi offerte de renouer avec la richesse d'une pensée singulière et radicale. Et de réinterroger le socialisme à son âge d'or, au moment où après ses multiples défaites, il vient redéfinir l'idéal républicain et démocratique et donner à l'individualisme une signification et une portée politiques que nous avons aujourd'hui perdues.
Nombre de pages
302
Date de parution
05/02/2009
Poids
332g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782356870179
Titre
Essai sur l'individualisme
Auteur
Fournière Eugène ; Chanial Philippe
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Poids
332
Date de parution
20090205
Nombre de pages
302,00 €
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La Fournière François de ; Hammel Pascal ; Peyré P
Au fil des étapes de la vie de praticien hospitalier qui est la sienne et qu'il nous raconte clans le présent ouvrage, François de la Fournière oscille entre la nostalgie et l'espérance. Sa nostalgie, c'est celle de l'hôpital public qu'il a connu dès le début de ses études et auquel il consacre toujours aujourd'hui sa carrière, entre deux réformes hospitalières. Son espérance, c'est celle d'une gouvernance sanitaire et sociale qui donne à la politique de santé toutes ses lettres de noblesses en mettant la personne, saine ou atteinte par la maladie, au centre du dispositif. La maladie c'est, en clinicien, un état qu'il connaît bien. Un état auquel il n'hésite pas à s'assimiler car il est trop bien placé pour en ignorer le sens et la portée. Son blues de l'hôpital en somme, tel qu'il le décrit avec humilité, c'est un cri du coeur et de la raison en faveur d'une médecine à dimension humaine dans une société où le vieillissement de la population, notamment, appelle une attention toute particulière au grand débat sur les valeurs.
La Fournière François de ; Ploton Louis ; Peyré Pi
Qui n'a pas eu l'envie un jour de retranscrire les paroles du Pépé Jeannot, les jolies histoires de la tante Anémone ou encore d'autres êtres anonymes dont les parcours de vie font la richesse de notre humanité ? Ce recueil de nouvelles, de tableaux de vie nous apprend autant sur la traversée des générations que sur nous-mêmes... Ces situations cliniques se feraient le laboratoire d'une recherche proustienne, d'un cours d'eau claudélien... d'où un questionnement sur le sens de la vie, l'essentiel comme le souligne très justement le Professeur Ploton en préface de cet ouvrage. Quant au soin, au parcours soignant, il croise bien la vie des personnes soignées. Les coulisses de la véritable médecine évoquent celles où des cristaux se forment et sur lesquelles Hippocrate veille encore.
« Petit, chaque fois que j'écrivais quelque chose ou faisais un dessin, j'avais besoin de le montrer à ma mère pour savoir si c'était bien.Qu'est-ce qu'elle penserait aujourd'hui de ce que je suis en train d'écrire sur elle ?Je suis inquiet. Elle doit en avoir assez qu'on parle de son mari alcoolique. Ne pas avoir envie qu'on parle d'elle, la discrète, la réservée, de ses maladies imaginaires, de sa tristesse.Va-t-elle savoir lire entre les lignes, comprendre que ce livre est une déclaration d'amour ? Que j'essaie de me rattraper, moi qui ne lui ai jamais dit que je l'aimais, sauf dans les compliments de la fête des Mères dictés par la maîtresse.Ce livre, je l'ai écrit pour la faire revivre.Parce qu'elle me manque. » Un beau portrait de femme, brossé par touches légères - moins moqueuses qu'à l'accoutumée - en forme de déclaration d'amour. Marianne Payot, L?Express.Notes Biographiques : Jean-Louis Fournier est réalisateur et l?auteur entre autres d?une série de récits personnels dont la plupart ont connu un grand succès critique et public : Il a jamais tué personne, mon papa, Où on va papa ? (prix Femina 2008), Poète et paysan, Veuf, La servante du Seigneur, Ma mère du Nord, Je ne suis pas seul à être seul.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.