Une histoire complète de la préhistoire à nos jours sur cette grande aventure qu'est la maternité.Collection Barbara illustrée et en bichromie.Durant la préhistoire, les femmes accouchaient généralement seules, en position accroupie ou à même le sol, près d'une source ou d'une forêt afin d'accroître le pouvoir vital de la terre ! À plusieurs milliers d'années de là, les mamans du second millénaire mettent leurs bébés au monde dans des univers ultramédicalisés et peuvent recourir à des procréations médicalement assistées.Une équipe d'historiens et d'historiennes, sociologues, psychologues, anthropologues et philosophes se penche ici sur les grandes questions soulevées par la naissance et la maternité.Dans toutes les sociétés, le bébé est attendu avec impatience, les débats actuels ne le confirment pourtant pas toujours, et le désir d'enfant reste une énigme irrésolue... Qui pourrait nier cependant que la maternité constitue un des fondements de la vie sociale ? Car ce sont bien dans la majorité des cas les femmes qui enfantent et fabriquent les adultes de demain !Table des matières : Tout sur nos mères Martine Fournier et Cécile PeltierL'empreinte d'une mère Martine FournierDe la préhistoire au Moyen ÂgeÊtre mère au Paléolithique Sophie A. de BeauneLes postures d'accouchement au fil de l'histoire Pauline TangheChrétienté, le modèle de la Sainte Famille Didier LettRituels de naissance sur les cinq continents Lise BartoliÉpoque moderneGrossesses et maternités à la cour, une affaire d'État Pascale MormicheLes sages-femmes, naissance d'une profession Nathalie Sage PranchèreAllaitement maternel : à quel sein se vouer ? Marie-France Morel3 000 ans de tétéesLa véritable histoire de la Fête des mères Louis-Pascal JacquemondPourquoi donnait-on son enfant ? Agnès FineÉpoque contemporaineLa révolution oubliée de l'accouchement sans douleur Marianne Caron-LeulliezDeux millénaires de répression contre l'avortement Jean-Yves Le Naour et Catherine ValentiUn enfant après 40 ans ? Guillemette FaureÊtre mère, une construction historique Patricia MénissierComment on a culpabilisé les mères Sandrine GarciaParents sans lendemain... Achille WeinbergLa maternité en débatsPour une philosophie de la naissance Entretien avec Frédéric SpinhirnyQu'est-ce qu'une "bonne" mère ? Marion RoussetLe désir d'enfant, une énigme irrésolue Jean-François DortierPeut-on regretter d'être mère ? Béatrice KammererDe la liberté d'enfanter à l'égalité procréative Entretien avec Camille Froidevaux-MetterieLes pères, des mères comme les autres ? Hugo AlbandeaVers des parentalités "épicènes" ? Maud NavarreDe l'art d'être mère Emmanuelle BerthiaudBibliographie
Les sorcières peuplent les livres pour enfants. Il leur arrive même de les manger, quand elles ne sont pas trop occupées à jeter des sorts à leurs voisins. Mais pourquoi sont-elles si méchantes ? Et pourquoi diable les adultes s'évertuent-ils à mettre entre des mains innocentes des histoires aussi effrayantes ? Heureusement, il existe aussi des sorcières gentilles, qui ont troqué balai et chapeau pointu pour un jean et des baskets. Lucie Le Moine remonte à l'origine du mythe de la sorcière et explique pourquoi, alors qu'elles furent souvent chassées et persécutées, elles inspirent aujourd'hui de nombreuses jeunes femmes.
Penser est un art. Nombreux sont les auteurs en sciences humaines à avoir mis l'accent sur l'importance de raisonner, discerner, exercer notre esprit critique. L'enjeu est d'autant plus fort aujourd'hui que les réseaux sociaux décuplent les informations et les possibilités de faire entendre sa voix. Penser par soi-même devient essentiel pour se prémunir face à la propagande, au conspirationnisme et aux manipulations de toutes sortes. Cet art s'apprend et fait l'objet d'un enseignement explicite dès l'école primaire. Car cette aptitude n'a rien d'évident. Il faut apprendre à reconnaître les informations pertinentes, mais aussi savoir que notre cerveau peut nous tromper. D'où l'utilité de s'interroger à bon escient, formuler, questionner les fausses évidences.
Qui pourrait imaginer aujourd'hui que les femmes faisaient pleinement partie de la communauté militaire en France à l'époque moderne ? Pourtant loin d'être marginalisées, ces auxiliaires de service occupaient des rôles "support" auprès des soldats, ne cessant de s'adapter aux normes de genre et au quotidien harassant des hommes sur qui elles veillaient. L'autrice redonne vie à ces femmes oubliées de l'histoire, les suiveuses ou compagnes des armées, qu'elle a traquées dans des archives de guerre et des mémoires de soldats et d'officiers de la fin du xviiie siècle, des armées révolutionnaires et du Premier Empire. Cet ouvrage réattribue leur juste place à ces épouses, mères de soldats, prostituées, cantinières et blanchisseuses qui participèrent à la communauté de campagne avec les hommes. Il conte leurs expériences, souvent minorées ou invisibilisées dans les récits officiels. Une autre vision des pratiques de la guerre "au ras du sol" , du côté féminin, qui élargit le champ de l'histoire militaire.
C'est une histoire de femmes dont les pouvoirs dérangent. Qu'on leur prête un nez crochu, des pouvoirs maléfiques ou une sexualité débridée, les sorcières sont un objet de répulsion et de fascination depuis des siècles. Autrefois traquées et brûlées, elles sont aujourd'hui femmes de savoir, indépendantes et puissantes. Quel est le lien qui les unit par-delà des siècles ? Céline du Chéné est allée à la rencontre des sorcières. Elle a recueilli leurs paroles, auxquelles se mêlent celles d'historiens, de chercheurs, d'anthropologues, mais aussi de dessinateurs, de critiques de cinéma et de danseuses... Découvrez, au fil de ce livre basé sur les quatre épisodes de " LSD, la série documentaire " diffusés sur France Culture, des histoires, des témoignages, des représentations et des figures parfois surprenantes de sorcières.
Il est coutumier d'imputer au Moyen Age la persécution de la sorcellerie. Elle se poursuivrait à l'époque moderne et disparaîtrait progressivement depuis le XVIIe siècle grâce au rationalisme cartésien. Et pourtant, elle ne commence ici ou là qu'autour de 1400 et c'est vers 1560 qu'elle devient vraiment massive. Prétendre que des femmes volent dans les airs était condamné comme une superstition peccamineuse par l'Eglise médiévale et, comme dans l'Antiquité ou aujourd'hui, ce n'était là qu'un conte divertissant. Il s'agit donc de comprendre comment et pourquoi les pouvoirs religieux et laïcs ont changé d'opinion dans une bonne partie de l'Europe chrétienne avant de revenir progressivement, du XVIIe au XVIIIe siècle, à l'opinion médiévale. Les travaux sur l'histoire de la sorcellerie sont abondants et certains d'entre eux de haute qualité, mais il n'existait aucune explication satisfaisante de la persécution et de son déclin. En répudiant les facilités du genre, en analysant le vocabulaire et les textes avec rigueur, le petit livre de Jean Wirth se propose de combler cette grosse lacune.
La guerre du Viêt Nam, premier conflit qui fit l'objet d'un journalisme de guerre moderne, vit l'ascension de reporters indépendants montrant les réalités du terrain d'une façon qui choqua le monde entier et changea l'opinion publique au sujet de l'implication militaire des Etats-Unis en Asie. C'est aussi là qu'émergea vraiment la figure de la correspondante de guerre, malgré de nombreux obstacles personnels et institutionnels. Elizabeth Becker dresse le portrait de trois d'entre elles - Catherine Leroy, photojournaliste française téméraire qui sauta avec les parachutistes de combat, Kate Webb, correspondante australienne pour qui le Viêt Nam fut le début d'une longue carrière qui l'amena entre autres en Irak, au Cambodge et en Afghanistan, et Frances FitzGerald, une intellectuelle d'une grande famille américaine, qui s'attacha à faire connaître la société vietnamienne. Elle nous montre comment elles surmontèrent les dangers de la guerre et la discrimination omniprésente dont elles faisaient l'objet en tant que femmes pour offrir chacune une perspective unique. Par leur biais, Elizabeth Becker dépeint aussi de façon vivante la vie des combattants et civils vietnamiens et américains pendant guerre du Viêt Nam. VOUS N'AVEZ PAS VOTRE PLACE ICI utilise un riche fonds documentaire et de nombreuses interviews, ainsi que la grande expérience d'Elizabeth Becker comme journaliste, pour raconter les histoires de ces pionnières, leurs drames personnels, leur courage face au danger, leurs excès et leurs triomphes.