Au début des années 70, un jeune dessinateur qui signe Fournier commence à s'attaquer, dans les pages de Hara-Kiri, puis de Charlie Hebdo, à tous les pollueurs de la planète, des pétroliers du Torrey Canyon, aux chimistes de l'agro-alimentaire, en passant par les promoteurs du100% nucléaire, jusqu'aux arracheurs de haies et autres bétonneurs. Franc-tireur d'une résistance qui ne s'appelait pas encore écologique, Pierre Fournier réussit à alerter de nombreux contestataires, dont certains rescapés des communautés d'après 1968. Ces écolos n'ont pas de chef, pas de mouvement structuré, mais Fournier, en porte-parole véhément et en polémiste pugnace, dispose d'une tribune nationale avec Charlie-Hebdo, relayée en novembre 1972 par la création de son propre mensuel: La Gueule Ouverte. Les manifestations antinucléaires se succèdent et déplacent des milliers de personnes, un peu partout en France. Mais le 15 février 1973, Fournier meurt subitement d'une crise cardiaque. Il a trente-six ans. EDF et Rhône-Poulenc, réunis et soulagés, lui offrent virtuellement une somptueuse couronne mortuaire sous la plume de Cabu. Peu avant sa mort, entraîné dans ce combat militant, Fournier se prenait à regretter le temps où le dessin était sa véritable passion; il souhaitait retourner à ses crayons, dans la montagne de son enfance, en Savoie. Ce sont précisément les carnets de cette époque d'avant Charlie-Hebdo, et d'avant La Gueule Ouverte, que ce volume propose de faire découvrir en publiant près de 200 dessins demeurés inédits, dessins surprenants, pris sur le vif, dans le métro, dans les bars, à la maison ou en pleine nature. Le regard intime d'un visionnaire.
Nombre de pages
175
Date de parution
19/04/2003
Poids
878g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782283019511
Titre
Carnets d'avant la fin du monde
Auteur
Fournier Danielle ; Fournier Pierre
Editeur
CAHIER DESSINE
Largeur
220
Poids
878
Date de parution
20030419
Nombre de pages
175,00 €
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Le féminin est une métaphore dont le maternel demeure secret. Le féminin est peut-être l'envers, ou le revers, de l'identité. [..] Est-il possible de faire sans le sexe et en dehors du récit que l'on s'en fait de ce sexe à soi et du sexe de l'autre? Est-il possible de comprendre le sexe comme différence et identité?"
L'expression de « révolution écologique » est de retour. Apparue dans les années 1970, elle revient en force depuis 2007, diversement remise au goût du jour par Jacques Chirac, Dominique Voynet ou le « Grenelle de l'environnement » de Nicolas Sarkozy. On ignore pourtant souvent que la paternité de cette formule revient à un rédacteur et dessinateur de Charlie Hebdo, Pierre Fournier, artisan oublié de la contestation écologique en France, inspirateur du combat antinucléaire et fondateur de la revue La Gueule ouverte. Discret et rétif au militantisme, il préférait rester dans l'ombre ; son parcours témoigne pourtant de ses aptitudes à devenir, suivant le mot de François Cavanna, l?« apôtre de l'écologie ». C'est la brève période de son engagement public, de 1969 à sa mort brutale en 1973, que retrace ici l'historien Patrick Gominet. Au sein du journal Hara-Kiri, ce « barbu sinistre », cabas de légumes biologiques au bras, fait figure de curiosité. La bande libertaire finit pourtant par l'adopter, lui et ses dessins et chroniques qui expriment une double exigence : défendre la nature en s'appuyant sur les acquis de Mai 68. Ce récit vivant et documenté, fondé sur des recherches approfondies dans les archives personnelles de Fournier, sera illustré par un large choix de dessins du « prophète de l'écologie » et enrichi par une sélection de ses articles, aujourd'hui introuvables.
- Une structure de collection simple et claire autour de deux séries, par niveau et par mode de préparation au Bac: Tout pour réussir l année et Tout pour réussir l épreuve, pour bien répondre aux attentes des élèves « bosseurs » comme des « bachoteurs ».- Des contenus complets centrés sur la révision avant le Bac: synthèses de cours, quiz pour faire le point, très nombreuses annales et sujets type Bac par thématique et complets, corrigés détaillés avec des post-it de conseils et de points de méthodes, schémas, frises, tableaux et cartes aidant à la compréhension, annales et sujets type Bac avec leurs corrigés détaillés.- Une organisation intérieure structurée, claire et aérée avec des conseils et astuces sous forme de « post-it », des mots surlignés et des encadrés de conseils, définition, points méthodes, pièges à éviter, onglets de repérage.- Des prolongements en ligne gratuits sur www.clesdubac.com: podcasts de cours (également consultables via Flashcodes dans l ouvrage), base d annale actualisée...
Van der Eerden Paul ; Pajak Frédéric ; Dégé Guilla
Dans le domaine protéiforme qu'on désigne comme "l'art contemporain", Paul van der Eerden se contente d'un seul langage: le dessin. Une feuille de papier et un crayon de couleur suffisent pour qu'il se joue de l'abstraction, du motif, de l'onomatopée, de la sexualité, de la figuration, du rêve, de la réalité. "Polyglotte de lui-même", cérébral et possédé, il s'acharne à oublier toute idée, tout concept, pour improviser avec irrévérence un alphabet où s'emmêlent nos catégories: dessin d'enfant, dessin primitif, brut, automatique, satirique.
Plus d'une centaine de dessins pour la plupart inédits de Pierre Alechinsky, dessins exécutéslibrement sur les planches gravées de l'Icones plantarum sponte nascentium in regnis Daniae etNorvegiae, cette encyclopédie de la flore danoise, débutée en 1762 à la demande de différents roisdu Danemark et qui s'est échelonnée jusqu'en 1883. Un siècle après, en 1982, Pierre Alechinsky s'est lancé dans ce «détournement» en glanant chez des brocanteurs ou dans des marchés aux puces, les planches gravées débrochés de l'édition originale. Dessiner ou redessiner par-dessus des dessins existants: qui n'a pas éprouvé un jour cette irrésistible envie? Flora Danica constitue l'une des recherches dans ce registre les plus abouties de Pierre Alechinsky, amateur réputé de gravures et de documents rares. C'est peut-être précisément dans ce jardin botanique de la flore danoise que se cache le véritable jardin secret de l'artiste. C'est aussi la série qui lui tient le plus à coeur.
Christian Boltanski ne dessine pas - ou prétend ne pas dessiner. Il refuse le mot de "plasticien" pour lui préférer celui de peintre, bien qu'il ne peigne pas. Se pose alors la question du dessin qui, fatalement, est là, tapi sous l'oeuvre. Quel dessinateur se cache sous le soi-disant peintre? En quoi le dessin est-il pour lui à la fois essentiel et impossible? Dominique Radrizzani s'entretient avec lui sur un ton libre et familier, et l'interroge sur la définition de cet art par rapport aux installations qui font sa renommée, insistant sur les notions de ratage, de clown et d'autobiographie.
Raymond Queneau dessinateur et peintre ? Mais oui ! Simple violon d'Ingres ? Mais non ! Au lendemain de la guerre, en quête d'une possible reconversion, le père de Zazie laisse un temps la plume pour le pinceau. Il réalise entre 1946 et 1952 une centaine de dessins, près de six cents gouaches et aquarelles. Tels qu'il les pratique, le dessin et la couleur deviennent un exercice de liberté, allègre, dynamique, ludique, gourmand. Il mélange les styles sans préoccupation esthétique ou théorique, se promène dans une réalité insolite, souvent cocasse, parfois mélancolique. On dirait qu'il poursuit ses poèmes par le graphisme, qu'il jongle avec les mots par le vocabulaire des formes. Objet d'une seule exposition personnelle en 1949, cette vocation buissonnière forme une ?uvre à part entière. Un gisement poétique méconnu et surprenant, qui révèle un autre visage de l'écrivain. A travers un ensemble de plus cent cinquante reproductions, le voici donc, pour la toute première fois, en ses couleurs. Sur le fil de la biographie, à l'aide de nombreux documents inédits, le texte de Dominique Charnay évoque Queneau dans le monde de la peinture : ses rencontres, ses amitiés, ses goûts, ses opinions. Des origines du surréalisme aux années soixante-dix : Tanguy, Masson, Hélion, Torres-Garcia, Mirà, Léger, Picasso, Chaissac, Dubuffet et bien d'autres témoignent à leur manière de ses rapports passionnés avec l'art de son temps.