L'expression de « révolution écologique » est de retour. Apparue dans les années 1970, elle revient en force depuis 2007, diversement remise au goût du jour par Jacques Chirac, Dominique Voynet ou le « Grenelle de l'environnement » de Nicolas Sarkozy. On ignore pourtant souvent que la paternité de cette formule revient à un rédacteur et dessinateur de Charlie Hebdo, Pierre Fournier, artisan oublié de la contestation écologique en France, inspirateur du combat antinucléaire et fondateur de la revue La Gueule ouverte. Discret et rétif au militantisme, il préférait rester dans l'ombre ; son parcours témoigne pourtant de ses aptitudes à devenir, suivant le mot de François Cavanna, l?« apôtre de l'écologie ». C'est la brève période de son engagement public, de 1969 à sa mort brutale en 1973, que retrace ici l'historien Patrick Gominet. Au sein du journal Hara-Kiri, ce « barbu sinistre », cabas de légumes biologiques au bras, fait figure de curiosité. La bande libertaire finit pourtant par l'adopter, lui et ses dessins et chroniques qui expriment une double exigence : défendre la nature en s'appuyant sur les acquis de Mai 68. Ce récit vivant et documenté, fondé sur des recherches approfondies dans les archives personnelles de Fournier, sera illustré par un large choix de dessins du « prophète de l'écologie » et enrichi par une sélection de ses articles, aujourd'hui introuvables.
Nombre de pages
271
Date de parution
06/10/2011
Poids
758g
Largeur
177mm
Plus d'informations
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EAN
9782283024522
Titre
Fournier, précurseur de l'écologie
Auteur
Gominet Patrick ; Fournier Danielle
Editeur
CAHIER DESSINE
Largeur
177
Poids
758
Date de parution
20111006
Nombre de pages
271,00 €
Disponibilité
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Van der Eerden Paul ; Pajak Frédéric ; Dégé Guilla
Dans le domaine protéiforme qu'on désigne comme "l'art contemporain", Paul van der Eerden se contente d'un seul langage: le dessin. Une feuille de papier et un crayon de couleur suffisent pour qu'il se joue de l'abstraction, du motif, de l'onomatopée, de la sexualité, de la figuration, du rêve, de la réalité. "Polyglotte de lui-même", cérébral et possédé, il s'acharne à oublier toute idée, tout concept, pour improviser avec irrévérence un alphabet où s'emmêlent nos catégories: dessin d'enfant, dessin primitif, brut, automatique, satirique.
Plus d'une centaine de dessins pour la plupart inédits de Pierre Alechinsky, dessins exécutéslibrement sur les planches gravées de l'Icones plantarum sponte nascentium in regnis Daniae etNorvegiae, cette encyclopédie de la flore danoise, débutée en 1762 à la demande de différents roisdu Danemark et qui s'est échelonnée jusqu'en 1883. Un siècle après, en 1982, Pierre Alechinsky s'est lancé dans ce «détournement» en glanant chez des brocanteurs ou dans des marchés aux puces, les planches gravées débrochés de l'édition originale. Dessiner ou redessiner par-dessus des dessins existants: qui n'a pas éprouvé un jour cette irrésistible envie? Flora Danica constitue l'une des recherches dans ce registre les plus abouties de Pierre Alechinsky, amateur réputé de gravures et de documents rares. C'est peut-être précisément dans ce jardin botanique de la flore danoise que se cache le véritable jardin secret de l'artiste. C'est aussi la série qui lui tient le plus à coeur.
Christian Boltanski ne dessine pas - ou prétend ne pas dessiner. Il refuse le mot de "plasticien" pour lui préférer celui de peintre, bien qu'il ne peigne pas. Se pose alors la question du dessin qui, fatalement, est là, tapi sous l'oeuvre. Quel dessinateur se cache sous le soi-disant peintre? En quoi le dessin est-il pour lui à la fois essentiel et impossible? Dominique Radrizzani s'entretient avec lui sur un ton libre et familier, et l'interroge sur la définition de cet art par rapport aux installations qui font sa renommée, insistant sur les notions de ratage, de clown et d'autobiographie.
Raymond Queneau dessinateur et peintre ? Mais oui ! Simple violon d'Ingres ? Mais non ! Au lendemain de la guerre, en quête d'une possible reconversion, le père de Zazie laisse un temps la plume pour le pinceau. Il réalise entre 1946 et 1952 une centaine de dessins, près de six cents gouaches et aquarelles. Tels qu'il les pratique, le dessin et la couleur deviennent un exercice de liberté, allègre, dynamique, ludique, gourmand. Il mélange les styles sans préoccupation esthétique ou théorique, se promène dans une réalité insolite, souvent cocasse, parfois mélancolique. On dirait qu'il poursuit ses poèmes par le graphisme, qu'il jongle avec les mots par le vocabulaire des formes. Objet d'une seule exposition personnelle en 1949, cette vocation buissonnière forme une ?uvre à part entière. Un gisement poétique méconnu et surprenant, qui révèle un autre visage de l'écrivain. A travers un ensemble de plus cent cinquante reproductions, le voici donc, pour la toute première fois, en ses couleurs. Sur le fil de la biographie, à l'aide de nombreux documents inédits, le texte de Dominique Charnay évoque Queneau dans le monde de la peinture : ses rencontres, ses amitiés, ses goûts, ses opinions. Des origines du surréalisme aux années soixante-dix : Tanguy, Masson, Hélion, Torres-Garcia, Mirà, Léger, Picasso, Chaissac, Dubuffet et bien d'autres témoignent à leur manière de ses rapports passionnés avec l'art de son temps.