Vivre à Tananarive. Géographie du changement dans la capitale malgache
Fournet-Guérin Catherine
KARTHALA
29,00 €
Epuisé
EAN :9782845868694
A Madagascar, comme dans d'autres pays d'Afrique ou d'Asie même très ruraux, c'est bien la ville qui se trouve au cœur des changements rapides des sociétés et des espaces. Capitale politique et économique de la Grande Ile, Tananarive est ainsi devenue un lieu de modernisation sociale et de dynamisme culturel de premier ordre. Bien loin d'être à l'écart de la mondialisation, comme on le lit encore trop souvent à propos des grandes villes des pays pauvres, Tananarive illustre bien l'impact de ce processus sur les territoires urbains. Tananarive n'est pas pour autant une ville neuve ni même une création coloniale. Il s'agit de la très ancienne capitale des rois Merina, dont le paysage urbain original rappelle les origines asiatiques du peuplement insulaire. Cité royale et sacrée située au cœur d'une opulente plaine rizicole, reflet d'un pouvoir centralisé. Tananarive ne pouvait que devenir le symbole de l'identité merina. or cette Tananarive mythique a été altérée par les métamorphoses qu'a connues la ville depuis le XIXe siècle. Le livre explore ces mutations douloureusement vécues. Se dessine alors une identité citadine inquiète, marquée par l'exacerbation des tensions dans une société anciennement cloisonnée et hiérarchisée en groupes statutaires semblables à des castes, et qui porte l'empreinte de crispations croissantes. Ce livre constitue avant tout un tableau actuel et vivant de la vie quotidienne des Tananariviens, de la ville aux quartiers, de la rue à la maison. A travers les nombreux témoignages des habitants, c'est le foisonnement de la vie urbaine qui surgit : travail, loisirs, fêtes... Au-delà de cette géographie du quotidien, c'est aussi la question du vivre ensemble qui est posée. Alors que la majorité de la population mondiale est désormais urbaine et que la majorité de ces citadins se trouve déjà dans les pays en développement, la ville doit-elle apparaître comme l'espace de l'intégration sociale ou comme celui du cloisonnement. de la fragmentation et de l'exclusion ...
Nombre de pages
427
Date de parution
01/03/2007
Poids
660g
Largeur
160mm
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EAN
9782845868694
Auteur
Fournet-Guérin Catherine
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20070301
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427,00 €
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Epuisé
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Alors que les villes d'Afrique sont encore trop fréquemment considérées avec condescendance comme des territoires oubliés de la modernité et du changement, les sociétés citadines du continent manifestent à bien des égards une participation à la vie du monde, que ce soit en termes d'accueil ou de circulation d'individus, d'idées ou d'objets. Bien loin de considérer ces villes comme des " provinces du monde ", ce livre s'attache à en montrer le dynamisme, appréhendé à travers les migrations internationales qui conduisent des centaines de milliers de gens du monde entier à vivre ou à circuler en Afrique urbaine. Le livre s'intéresse au cosmopolitisme méconnu et pourtant ancien des villes d'Afrique au Sud du Sahara, processus réactivé dans le cadre de la mondialisation depuis les années 1990.
Fournet-Guérin Catherine ; Bazin Michel ; Durand M
A l'évocation des villes du Sud, ce sont davantage des visions de chaos urbains qui surgissent que des images de paysages naturels. Or ce numéro explore précisément cette dimension méconnue des grandes villes des pays en développement, lesquelles recèlent souvent des espaces naturels riches et aussi variés que forêts urbaines, parcs et jardins, zones humides ou bosquets sacrés.
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A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.