En dépassant les frontières génériques et chronologiques, cet ouvrage examine, dans une perspective pluridisciplinaire et sur la longue durée, la nature même de l'exemplarité, sa construction et sa finalité dans deux domaines: l'histoire et les lettres hispaniques. Les stratégies mises en oeuvre afin d'ériger en modèle un personnage historique sont d'abord envisagées. De manière complémentaire, sont étudiés les supports littéraires de l'exemplarité et les mécanismes permettant son efficience. Les auteurs ont ainsi questionné des genres qui se prêtent particulièrement à la diffusion et à l'inculcation de modèles comme les traités politiques, les biographies d'hommes illustres, les récits de voyages emplis d'enseignements ou encore les essais scientifiques, écrits qui tous visent des publics ciblés, dans un souci de propagande ou d'édification. Reconnaissant que l'exemplarité est partie intrinsèque de la littérature, ils s'interrogent également sur la manière dont les genres littéraires canoniques et aussi certains romans très contemporains peuvent être porteurs d'une dimension exemplaire. Dans tous les cas, l'exemplarité naît d'une cristallisation autour d'un individu ou de tensions créatrices entre des savoirs, des croyances ou des expériences humaines. Un modèle est le plus souvent un modèle exemplaire, un modèle présenté comme à suivre, un modèle opérant en quelque sorte, son opérativité et donc son exemplarité dépendant du contexte et de multiples facteurs. Exemple alors de valeurs, de concepts et/ou de comportements, il doit être considéré comme un révélateur des mentalités d'une société donnée.
Nombre de pages
345
Date de parution
01/09/2011
Poids
530g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782867817397
Titre
Exemple et exemplarité en péninsule Ibérique
Auteur
Fournès Ghislaine
Editeur
PU BORDEAUX
Largeur
150
Poids
530
Date de parution
20110901
Nombre de pages
345,00 €
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A la ville sont souvent associées la criminalité, la misère, les mauvaises moeurs ou la maladie... Cet ouvrage questionne l'urbaphobie, en interroge les causes, analyse les discours qu'elle véhicule et la manière dont les arts l'ont traitée. Depuis Babylone, Sodome et Gomorrhe, la ville est vue comme la destructrice des structures traditionnelles de la société. Pour Michel Chevalier, Paris est, en 1833, "cette Babel, cette Babylone, cette Ninive, cette grande Bête de l'Apocalypse, cette prostituée fardée, mouchetée, éraillée, débraillée" . Si pour beaucoup la ville incarne le rêve d'une vie meilleure, lorsque le projet tourne au cauchemar, elle devient alors la source de tous les maux sociaux. Pour de nombreux auteurs du XIXe siècle, Paris est la ville des Illusions perdues : criminalité, misère, mauvaises moeurs, dégénérescence des individus, perte des liens sociaux, émeutes... Plus largement, la ville du XIXe siècle est en Europe un problème, particulièrement en France et au Royaume-Uni. Sa taille croissante, ses conditions sanitaires déplorables, les industries qui s'y développent et introduisent des pollutions nouvelles, font craindre l'émergence d'une classe de barbares en son sein. La littérature s'empare de cet imaginaire sombre pour dresser le portrait terrifiant d'une ville malade et assassine, et tout au long de l'époque contemporaine, le même procès se rejoue. A la littérature s'ajoutent le cinéma, les comics ; à la crainte de la peste et du choléra succède celle de la Covid... Dans cet ouvrage, 18 chercheurs en sciences humaines et sociales questionnent la notion d'urbaphobie, cette critique voire condamnation de la ville. Ils en interrogent les causes, analysent les discours qui l'accompagnent, la manière dont les arts s'emparent du thème et les réactions et réponses apportées à ce problème.
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