Ecologie et révolution, pacifier l'existence. André Gorz/Herbert Marcuse : un dialogue critique
Fourel Christophe ; Ruault Clara ; Howard Dick
PETITS MATINS
16,00 €
Epuisé
EAN :9782363833273
Des textes inédits ou peu connus de deux pionniers de l'écologie politique, précédés d'une analyse sur la convergence de leurs pensées et l'actualité de celles-ci dans les combats d'aujourd'hui. Juin 1972 : André Gorz, penseur et journaliste connu sous le pseudonyme de Michel Bosquet, organise à Paris un colloque intitulé " Ecologie et révolution ". Parmi la liste des intervenants, une " star américaine ", Herbert Marcuse, fer de lance de la nouvelle gauche encore tout auréolé de l'immense succès qu'a rencontré sa pensée auprès de la jeunesse occidentale révoltée. A une époque où l'écologie n'est encore qu'un sujet de préoccupation secondaire, Gorz et Marcuse font figure de pionniers. Partant l'un comme l'autre du constat qu'exploitation de la nature et aliénation de l'être humain vont de pair, ils se rejoignent dans la remise en cause de la grille d'analyse du marxisme orthodoxe, pétrie de productivisme, renouvelant ainsi la critique de la société industrielle avancée. Cette confluence intellectuelle, dont ce livre retrace les étapes-clés, constitue l'une des contributions essentielles à l'émergence de la matrice doctrinale de l'écologie politique, ouvrant la voie vers une pacification de l'existence. Dans la première partie de cet ouvrage, Christophe Fourel et Clara Ruault réinscrivent la rencontre d'André Gorz et Herbert Marcuse dans l'histoire de la pensée critique. La seconde partie se compose de textes d'André Gorz relatifs à Marcuse, de leurs interventions respectives lors du colloque de 1972 ainsi que d'un long entretien inédit.
Nombre de pages
185
Date de parution
10/03/2022
Poids
234g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782363833273
Titre
Ecologie et révolution : pacifier l'existence. Sur Herbert Marcuse et André Gorz
Auteur
Fourel Christophe ; Ruault Clara ; Howard Dick
Editeur
PETITS MATINS
Largeur
137
Poids
234
Date de parution
20220310
Nombre de pages
185,00 €
Disponibilité
Epuisé
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LE 22 SEPTEMBRE 2007 ANDRÉ GORZ ET SON ÉPOUSE DORINE SE DONNAIENT LA MORT. PAR CET ACTE D'UNE ULTIME LIBERTÉ LE PENSEUR DE LA CRITIQUE DU TRAVAIL ET DE L'ÉCOLOGIE POLITIQUE METTAIT UN POINT FINAL À SON OEUVRE. Un an auparavant, il avait annoncé ce probable « suicide main dans la main» dans une magnifique lettre d'amour de soixante-quinze pages adressée à celle qui lui avait permis d'accepter son existence. Cette Lettre à D., écrite en soixante-dix-sept jours, est depuis devenue un classique de de la littérature amoureuse. Christophe Fourel, qui fût un ami proche d'André Gorz, lui écrit à son tour pour lui exprimer sa gratitude. Il profite de ce geste épistolaire pour lui faire part des nombreuses initiatives qui ont été prises pour faire résonner son oeuvre depuis dix ans et aussi de quelques-uns des débats qui agitent la société actuelle...
Fourel Christophe ; Trapitzine Sophie ; Vinquant J
La fabrique d'une politique sociale est un exercice à la fois stimulant et délicat. Car, plus que tout autre domaine de politique publique, le social est un secteur où l'appréhension des besoins à satisfaire et les problèmes à résoudre ne sont pas chose aisée. Et la conception des réponses publiques à apporter mérite une attention particulière pour permettre une réelle effectivité des dispositifs et des politiques à mettre en place. En témoigne aujourd'hui la diffusion du non-recours aux droits et aux services qui a pris une ampleur significative ces dernières années. Ce phénomène montre que les politiques sociales n'atteignent pas toujours correctement leurs publics-cibles. C'est la raison pour laquelle les nombreuses méthodes qui sont aujourd'hui utilisées pour concevoir ou pour améliorer les politiques sociales doivent être mises en oeuvre à bon escient et avec toute la rigueur qui s'impose si on veut garantir leur réussite. Cet ouvrage passe en revue les principales méthodes mobilisées aujourd'hui dans le domaine des politiques de solidarité : études d'impact, recherche-action, expérimentations sociales, conférences de consensus, empowerment et actions collective, évaluation, dialogue civil, etc. Il décrit chacune d'entre elles et met en relief leurs apports respectifs et leurs spécificités. L'ouvrage aborde aussi l'utilisation des avancées en matière de sciences comportementales qui ont déjà fait leur preuve dans d'autres domaines d'action publique. « Cet ouvrage invite à repenser l'action des pouvoirs publics en ouvrant des perspectives susceptibles de contribuer à la construction d'un nouveau modèle d'intervention dans le champ des solidarités et de la cohésion sociale. » Extrait de la préface de Jean-Philippe Vinquant, directeur général de la cohésion sociale.
Né en 1923 à Vienne (Autriche) d'un père juif et d'une mère catholique, naturalisé français en 1954 sous le nom de Gérard Horst, André Gorz fut placé dans une pension en Suisse au moment de l'invasion de l'Autriche par l'Allemagne nazie. Il rencontra Jean-Paul Sartre en 1946 venu faire une conférence à Genève. Ce fut le début d'une longue proximité au point que Gorz devint l'un des principaux animateurs de la revue Les Temps modernes au début des années 1960. En 1958, il fit paraître Le Traître, autobiographie existentielle préfacée par Sartre. André Gorz devint ensuite un intellectuel très écouté dans les milieux syndicaux, parfois davantage en Allemagne et en Scandinavie qu'en France. Journaliste sous le pseudonyme de Michel Bosquet à L'Express, puis au Nouvel Observateur, dont il fut l'un des fondateurs, il développa, sous la double influence d'Ivan Illich et Herbert Marcuse et des approches théoriques de l'Ecole de Francfort, les premières bases de l'écologie politique. Sa dernière oeuvre publiée de son vivant, Lettre à D, retrace son histoire et dit publiquement tout son amour à sa femme Dorine, avec qui il avait conclu un pacte de fidélité qui les mena jusqu'à leur suicide commun en septembre 2007. Ce recueil rassemble des textes de personnalités qui ont côtoyé l'homme autant que L'oeuvre. Ils lui rendent ici un émouvant hommage présenté au colloque "André Gorz : Penser la sortie du capitalisme" (15-16 novembre 2012, Montreuil) organisé par Ch Fourel et A Caillé. Avec deux inédits de Gorz sur le journalisme et la recension du livre Le Traître (1958) par Maurice Blanchot.
Hannezo Guillaume ; El Karoui Hakim ; Pech Thierry
En 2030, la France est dirigée par une extrême droite vieillissante, ayant exclu jeunesse et immigrés. Le pays sombre dans l'autoritarisme, la crise sanitaire et économique. Des résistances émergent. Sans eux dépeint une dystopie glaçante mêlant satire et politique-fiction, proche d'un futur possible. France 2030 : extrême droite, chaos, résistance.
La guerre d'Algérie est une guerre coloniale." Ainsi commence le manifeste du Mouvement anticolonialiste français, diffusé en 1960. Et il se termine par ces mots: "Français, Françaises! Plus un homme, plus un sou pour le colonialisme. Plus de morts à vingt ans. Guerre à la guerre coloniale." Il figure dans ce livre aux côtés du célèbre Manifeste des 121 et d'un tract du Parti socialiste unifié enjoignant aux jeunes soldats de désobéir aux ordres si on leur demande de pratiquer la torture... On y trouvera également des textes de chansons, des articles de journaux et d'émouvantes lettres de jeunes appelés, telle celle d'Henri Maillot, qui a livré des armes aux Algériens "en ayant conscience d'avoir servi les intérêts de son pays". En préface, l'historien Tramor Quemeneur contextualise ces textes et donne les clés nécessaires à leur compréhension. En postface, l'éditeur Nils Andersson revient sur les auteurs et éditeurs censurés durant la guerre d'Algérie, tel Jérôme Lindon, des éditions de Minuit, publiant La Question d'Henri Alleg en 1958. C'est Nils Andersson lui-même qui, alors que ce témoignage sur la torture avait été interdit par le gouvernement français, le rééditera en Suisse (La Cité-Éditeur) avec le texte de Jean-Paul Sartre Une victoire.
Un programme de transition sociale-écologique multi-domaines pour la France.Un livre en partenariat avec l'Institut Veblen pour les réformes économiques. Les alertes scientifiques sont sans ambiguïté : face à la crise écologique, il nous reste moins de dix ans pour agir. Confrontés à cette urgence, les décideurs politiques apparaissent désemparés, voire détournent le regard. Mais l'impuissance publique n'est pas une fatalité. En France comme ailleurs, on observe le même désir de changement, la même quête de solutions. En témoignent les mouvements de la jeunesse, les innombrables initiatives locales, les actions en justice et toutes les formes d'expression citoyenne qui contestent l'insuffisance des mesures adoptées pour produire autrement, réduire les inégalités et favoriser la sobriété. Cet ouvrage collectif montre que des solutions sont à notre portée, à condition de tenir fermement ensemble les enjeux écologiques, démocratiques et sociaux. Il pointe les incohérences actuelles et propose des réponses plus systémiques, allant dans le sens d'une planification écologique menée à plusieurs échelles. Fiscalité, travail, finance, commerce, État social, consommation... C'est en revoyant en profondeur notre logiciel économique et en renforçant notre démocratie que l'on pourra relever les défis très concrets posés par le système énergétique, les transports ou encore l'agriculture. Car la transition écologique n'est rien de moins qu'un formidable projet de société ! ---- Les auteurs : Ce livre est dirigé par les économistes Mathilde Dupré et Wojtek Kalinowsi, et la sociologue Dominique Méda, respectivement directeur·trices et présidente de l'Institut Veblen pour les réformes économiques. Autres contributeurs : Michel Aglietta, Lucas Chancel, Eve Chiapello, Marie Duru-Bellat, Dominique Plihon, Philippe Quirion, Mathilde Szuba, Éric Vidalenc, Michael Zemmour, etc.
Un essai à la fois personnel et politique d'une personnalité majeure de l'économie sociale et solidaire sur la manière dont l'ESS peut et doit être un levier de transformation globale de la société. Le 6e opus de la collection " Mondes en transitions ". La crise à grande échelle que nous vivons est révélatrice d'échecs et d'insuffisances, d'inégalités sociales et environnementales, voire de menaces stratégiques. Pour y faire face, l'économie sociale et solidaire (ESS) propose son pouvoir de transformation. Elle contribue à l'alternative nécessaire pour innover et entreprendre en faveur d'une économie qui fonctionne à l'énergie citoyenne, centrée sur des besoins d'intérêt collectif, engagée dans la résorption des inégalités et la transition écologique. Plus encore, l'ESS est à l'avant-garde des mutations que doit engager le monde des entreprises, dans toutes ses composantes, pour pouvoir assumer un rôle plus politique, au service de la cité. Les structures de l'ESS, entreprises à finalité démocratique, à utilité sociale et environnementale, peuvent essaimer dans toute la société. Il est temps que l'ESS joue pleinement son rôle en tant qu'économie de la réconciliation, clé d'une société plus apaisée : réconciliation entre des enjeux, des contraintes, des aspirations et des intérêts divers. Elle doit pour cela prendre conscience de sa capacité d'entraînement et de sa force. Ses acteurs trouveront dans cet ouvrage des raisons de faire des choses plus grandes qu'eux-mêmes.