Un programme de transition sociale-écologique multi-domaines pour la France.Un livre en partenariat avec l'Institut Veblen pour les réformes économiques. Les alertes scientifiques sont sans ambiguïté : face à la crise écologique, il nous reste moins de dix ans pour agir. Confrontés à cette urgence, les décideurs politiques apparaissent désemparés, voire détournent le regard. Mais l'impuissance publique n'est pas une fatalité. En France comme ailleurs, on observe le même désir de changement, la même quête de solutions. En témoignent les mouvements de la jeunesse, les innombrables initiatives locales, les actions en justice et toutes les formes d'expression citoyenne qui contestent l'insuffisance des mesures adoptées pour produire autrement, réduire les inégalités et favoriser la sobriété. Cet ouvrage collectif montre que des solutions sont à notre portée, à condition de tenir fermement ensemble les enjeux écologiques, démocratiques et sociaux. Il pointe les incohérences actuelles et propose des réponses plus systémiques, allant dans le sens d'une planification écologique menée à plusieurs échelles. Fiscalité, travail, finance, commerce, État social, consommation... C'est en revoyant en profondeur notre logiciel économique et en renforçant notre démocratie que l'on pourra relever les défis très concrets posés par le système énergétique, les transports ou encore l'agriculture. Car la transition écologique n'est rien de moins qu'un formidable projet de société ! ---- Les auteurs : Ce livre est dirigé par les économistes Mathilde Dupré et Wojtek Kalinowsi, et la sociologue Dominique Méda, respectivement directeur·trices et présidente de l'Institut Veblen pour les réformes économiques. Autres contributeurs : Michel Aglietta, Lucas Chancel, Eve Chiapello, Marie Duru-Bellat, Dominique Plihon, Philippe Quirion, Mathilde Szuba, Éric Vidalenc, Michael Zemmour, etc.
Nombre de pages
249
Date de parution
19/05/2022
Poids
300g
Largeur
133mm
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EAN
9782363833259
Titre
Dix ans pour changer la France ! Un programme de transformation sociale-écologique pour 2030
Le développement du chômage l'a montré : travailler est une norme. Dans nos sociétés occidentales, le travail est le principal moyen de subsistance mais aussi une part essentielle des occupations de chacun. L'ordre social s'organise autour de lui. En a-t-il toujours été ainsi ? Assiste-t-on, aujourd'hui, avec la réduction du temps de travail, à une remise en cause de sa valeur ? Va-t-on vers de nouvelles formes de travail ? En croisant les regards historiques et philosophiques avec les résultats des enquêtes sociologiques et économiques les plus récentes, cet ouvrage interroge notre rapport au travail et, battant en brèche les idées reçues, nous invite à repenser sa nature ainsi que la place qu'il prend dans nos vies.
Quel est notre rapport au travail ? Quelle valeur lui accordons-nous ? Dominique Méda démontre, en mobilisant les principaux textes philosophiques et l'histoire des idées politiques, comment le travail est devenu une valeur centrale de notre société. Cet ouvrage nous invite à remettre sur le métier la question lancinante du rôle que tiennent l'échange économique et le travail dans la fabrique du lien social tout en proposant une voie pour permettre à tous les membres de la société, hommes et femmes, d'accéder non seulement au travail - un travail décent ou soutenable -, mais aussi à l'ensemble de la gamme des activités, qu'elles soient amicales, politiques, parentales ou de développement personnel, qui constituent le bien-être individuel et social.
Nous vivons les yeux rivés sur le taux de croissance du " Produit Intérieur Brut ", comme si celui-ci suffisait à faire de nous des sociétés vraiment riches. Indifférent à la manière dont sont répartis les biens, les services, les revenus et les acquis, le PIB n'est affecté ni par la montée de la violence ni par le développement des inégalités ou l'altération de l'environnement, pas plus qu'il ne le serait par l'accroissement constant du niveau d'éducation, la facilité d'accès à des services publics de qualité, l'amélioration générale de l'état de santé de la population ou la promotion d'une réelle égalité entre les hommes et les femmes. Si ce qui importe, c'est ce qui est productif, comment donner de la valeur à des activités qui ne sont productives de rien, ou seulement de relation, de sens, de qualité de vie ? Cette question est particulièrement importante au moment où s'opère une réduction de la durée légale du travail, activité productive par excellence. Si les femmes, sur lesquelles pèsent aujourd'hui les contradictions de notre société, parviennent à promouvoir une autre organisation des temps sociaux, alors peut-être pourrons nous expérimenter des modes de partage et des types de richesse plus modernes, plus démocratiques et plus civilisés. Ce livre a obtenu le prix " Synapsis - CRC - Mutations et Travail ", 1999.
Après le temps des cerises, celui des gares, celui des villes, voici le temps des femmes. Dominique Méda fait état ici d'une ? révolution silencieuse ? qui pourrait bien devenir tumultueuse si rien n'avance vers une distribution plus équilibrée des rôles et des tâches entre les hommes et les femmes. Il ne s'agit pas du énième brûlot polémique sur la question mais d'un point particulièrement bien argumenté sur les conséquences du travail des femmes, de la progression de la biactivité et de la disparition progressive du modèle familial de ? Monsieur Gagnepain ?. Monsieur et Madame, dans le couple, jouent désormais tous les deux un rôle dans la production économique sans qu'une redistribution des tâches ? hors travail ? ait eu lieu.Aujourd'hui, 80 % des femmes de 25 à 49 ans travaillent (contre 40 % il y a 40 ans). Elles représentent 45 % de la population active. La féminisation de la population active ne s'est cependant pas accompagnée d'une masculinisation des activités domestiques. Le temps domestique, comme le temps parental (consacré aux enfants), reste deux fois plus élevé pour les femmes que pour les hommes. Elles en assurent plus des deux tiers.Ces constats sont connus. Ils n'ont néanmoins donné lieu, en France, qu'à adaptations marginales, rapiècements institutionnels, bricolages budgétaires. Or, les rythmes institutionnels et professionnels actuels apparaissent largement inadaptés aux temps sociaux et familiaux des couples biactifs contemporains. Tout ceci implique une (r)évolution des politiques familiales et sociales, mais aussi une adaptation des politiques urbaines et temporelles.Dominique Méda, ambitieuse et volontariste, invite à la refonte des institutions et des modes d'imposition. Elle rappelle que les politiques de la petite enfance ne sont pas un coût mais un investissement essentiel pour l'avenir. Stratégiquement, l'orientation consiste à ? émanciper les hommes du travail, pour émanciper les femmes du domestique ?. Il convient, dans cet ordre d'idée, de ne pas cibler spécifiquement les femmes pour les aider à ? concilier ? leurs temps, mais, à l'échelle des villes, de proposer des réponses intégrées et adaptées aux question des temps de tous.Insérée dans une tradition de débats encombrée de croyances ancrées et d'opinions tranchées sur la nature ou la culture des différences entre les sexes, Dominique Méda repousse la polémique en n'esquivant aucune question et en indexant son analyse sur des tendances européennes de fond concernant les sujets qu'elle traite.Sans néologismes délirants ni attaques politiques (qui caractérisent une partie de la littérature sur ces thèmes), pesant la réalité de la ? domination masculine ? (en particulier dans les syndicats), Le Temps des femmes est un livre intéressant, informé aux meilleures sources, inspiré des lumières des pays du Nord. Percutantes et raisonnées, ces 200 pages sont à faire lire surtout (comme dit la publicité) par nous, les hommes. Dominique Méda signe (et marque) assurément ici un essai important. -- Julien Damon -- Futuribles
Hannezo Guillaume ; El Karoui Hakim ; Pech Thierry
En 2030, la France est dirigée par une extrême droite vieillissante, ayant exclu jeunesse et immigrés. Le pays sombre dans l'autoritarisme, la crise sanitaire et économique. Des résistances émergent. Sans eux dépeint une dystopie glaçante mêlant satire et politique-fiction, proche d'un futur possible. France 2030 : extrême droite, chaos, résistance.
La guerre d'Algérie est une guerre coloniale." Ainsi commence le manifeste du Mouvement anticolonialiste français, diffusé en 1960. Et il se termine par ces mots: "Français, Françaises! Plus un homme, plus un sou pour le colonialisme. Plus de morts à vingt ans. Guerre à la guerre coloniale." Il figure dans ce livre aux côtés du célèbre Manifeste des 121 et d'un tract du Parti socialiste unifié enjoignant aux jeunes soldats de désobéir aux ordres si on leur demande de pratiquer la torture... On y trouvera également des textes de chansons, des articles de journaux et d'émouvantes lettres de jeunes appelés, telle celle d'Henri Maillot, qui a livré des armes aux Algériens "en ayant conscience d'avoir servi les intérêts de son pays". En préface, l'historien Tramor Quemeneur contextualise ces textes et donne les clés nécessaires à leur compréhension. En postface, l'éditeur Nils Andersson revient sur les auteurs et éditeurs censurés durant la guerre d'Algérie, tel Jérôme Lindon, des éditions de Minuit, publiant La Question d'Henri Alleg en 1958. C'est Nils Andersson lui-même qui, alors que ce témoignage sur la torture avait été interdit par le gouvernement français, le rééditera en Suisse (La Cité-Éditeur) avec le texte de Jean-Paul Sartre Une victoire.
Un essai à la fois personnel et politique d'une personnalité majeure de l'économie sociale et solidaire sur la manière dont l'ESS peut et doit être un levier de transformation globale de la société. Le 6e opus de la collection " Mondes en transitions ". La crise à grande échelle que nous vivons est révélatrice d'échecs et d'insuffisances, d'inégalités sociales et environnementales, voire de menaces stratégiques. Pour y faire face, l'économie sociale et solidaire (ESS) propose son pouvoir de transformation. Elle contribue à l'alternative nécessaire pour innover et entreprendre en faveur d'une économie qui fonctionne à l'énergie citoyenne, centrée sur des besoins d'intérêt collectif, engagée dans la résorption des inégalités et la transition écologique. Plus encore, l'ESS est à l'avant-garde des mutations que doit engager le monde des entreprises, dans toutes ses composantes, pour pouvoir assumer un rôle plus politique, au service de la cité. Les structures de l'ESS, entreprises à finalité démocratique, à utilité sociale et environnementale, peuvent essaimer dans toute la société. Il est temps que l'ESS joue pleinement son rôle en tant qu'économie de la réconciliation, clé d'une société plus apaisée : réconciliation entre des enjeux, des contraintes, des aspirations et des intérêts divers. Elle doit pour cela prendre conscience de sa capacité d'entraînement et de sa force. Ses acteurs trouveront dans cet ouvrage des raisons de faire des choses plus grandes qu'eux-mêmes.
PROPOS fait siennes les aspirations des citoyens à prendre soin de la planète et ses habitants en construisant les chemins d'une gouvernance écologique. Le n° 2 interroge la transformation de la société pour " décider dans un Etat écologique ", il bouscule les idées reçues et cherche à définir une écologie régalienne. C'est au moment où se décident en France les orientations politiques de la décennie critique pour le climat, la justice sociale et la démocratie, dans un contexte mondial des plus instables après deux années de pandémie, que la revue PROPOS pour une République écologique initie, dans ce deuxième numéro, une réflexion sur ce que pourrait être une écologie régalienne. Il ne peut y avoir de véritable passage à une société écologique sans changement de République. Il est dès lors indispensable de se pencher de façon systémique sur l'architecture de l'Etat, les institutions, le fonctionnement de l'économie, la place de l'éducation, la santé, l'armée, la réaffirmation de l'Etat de droit, des libertés, de l'égalité et de la sécurité des citoyennes et de la nature, comme autant de moyens de construire une société viable et résiliente. La République écologique est le cadre nouveau adapté au XXIe siècle qui place l'intérêt commun, dans les limites planétaires et la solidarité entre les humains - mais aussi avec le milieu naturel -, au coeur de l'organisation de l'Etat, préserve l'ensemble du vivant, lui donne des droits, garantit l'égalité et la justice dans la multi-culturalité et la diversité des territoires où s'exerce une démocratie renouvelée. Articulés autour des missions régaliennes de l'Etat et des leviers pour une transformation des institutions, les sujets abordés ici cherchent à tracer le chemin qui donne toute sa place à la puissance publique dans la transformation écologique, sociale et démocratique de la société. De nombreuses personnalités de talent, reconnues dans leurs domaines, expertes, souvent engagées et toujours enthousiasmantes, ont bien voulu contribuer à éclairer cette réflexion et rédiger des textes pour ce nouveau numéro de la revue PROPOS. Ainsi, Arié Alimi, Félix Blanc, Laure Bonnevie, Kassim Bouhou, Céline Cael, Carolina Cerda-Guzman, Céline Danion, Patrick Farbiaz, David Flacher, Alain Fournier, Jérôme Gleizes, Claire Lejeune, Noël Mamère, Dominique Méda, Philippe Meirieu, Timothée Parrique, Frédéric Pitaval, Laurent Reynaud, Lucile Schmid, François Thiollet ont participé, à nos côtés, à décrire ce que pourrait décider, et comment, un Etat écologique.