Les Autorités. Dynamiques et mutations d'une figure de référence à l'Antiquité
Foucault Didier ; Payen Pascal
MILLON
30,40 €
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EAN :9782841372034
Depuis les derniers temps de l'Empire romain, en Occident, dans la tradition byzantine, en Orient, ou au sein de la culture arabe médiévale, l'activité intellectuelle et scientifiques s'est développée sous la tutelle de l'Antiquité païenne. Qu'il s'agisse de la réflexion politique et philosophique, de la pensée juridique et morale, de la création littéraire et artistique, sur toutes les rives de la Méditerranée, les figures et les ?uvres de la culture gréco-latine ont été considérées comme des modèles indépassables, comme des Autorités. Les Modernes se représentaient, selon l'image de Bernard de Chartres, comme "des nains sur des épaules de géants". La perspective retenue dans ce livre n'est pas celle d'un examen et encore moins d'un regret des crises ou des défaites qu'ont connues ces Autorités. Il ne s'agit pas non plus de proposer une généalogie de la notion d'autorité à partir de l'héritage des Anciens. L'objet de chacune des contributions est d'analyser comment les Anciens ont été érigés en figure d'autorité. et dans quels contextes et à quelles fins ils ont formé une configuration - parmi d'autres - de l'autorité. Quels ont été les rapports particuliers qui ont associé les Anciens à l'auctoritas, au point que les deux ternies viennent à n'en former qu'un seul: "les Autorités"? Assurément ce n'est pas l'ancienneté seule qui fait autorité. Dans les mutations de ce lien à l'Antiquité, les Anciens apparaissent moins comme une représentation supplémentaire du pouvoir qu'à l'égal d'un garant qui accroit la force toujours innovante de la tradition.
Nombre de pages
395
Date de parution
22/02/2007
Poids
640g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841372034
Titre
LES AUTORITES
Auteur
Foucault Didier ; Payen Pascal
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
640
Date de parution
20070222
Nombre de pages
395,00 €
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Longtemps, les savants ont tâtonné pour expliquer les causes du cancer, ne pouvant que constater leur impuissance à en interrompre le cours. Si une nouvelle branche de la médecine naît avec la cancérologie au XIXe siècle, la situation, au début du siècle suivant, reste alarmante : alors que la science remporte victoire sur victoire sur la maladie, seul le cancer semble encore invincible et prend la dimension d'un fléau social. Il occupe alors une place considérable dans les politiques de santé et l'imaginaire des populations. Ce recueil, auquel ont participé quelques-uns des meilleurs spécialistes mondiaux - médecins, historiens, sociologues - propose de suivre cette évolution jusqu'au seuil des années 1960, marquées par la découverte de l'ADN et les programmes de protocoles de chimiothérapie. Il présente ici, dans une vaste perspective internationale (France, Angleterre, Espagne, Canada, États-Unis...), les nombreux aspects de l'histoire de la lutte contre le cancer.
En Christine de Suède (1626-1689) se croisent tous les traits du libertinage à son apogée: l'incrédulité arrogante de la noblesse, la passion érudite pour l'irréligion des sciences, l'ouverture aux nouvelles découvertes et à la spéculation, et, non des moindres, une très grande liberté de m'urs. Calvin fut le premier à qualifier ces épicuriens, à ses yeux débauchés et sans foi, d'un terme promis à un grand succès: libertins. Quant aux catholiques, ils les jugent plus dangereux que des hérétiques. En ces temps d'intolérance, le libertinage est un exercice dangereux. Théophile de Viau, Cyrano de Bergerac, Ninon de Lenclos, Sade et bien d'autres grands noms de notre histoire feront au cours de leur vie l'expérience de l'ostracisme ou de l'emprisonnement. certains, tels Giordano Bruno, Vanini ou Étienne Dolet, périront sur le bûcher. En s'appuyant sur les plus récents travaux consacrés aux libertins, Didier Foucault offre une synthèse inédite sur ce moment majeur de l'entrée de l'Occident dans la modernité. Des premières défiances envers le dogme religieux à la quête des plaisirs raffinés de la chair, il donne à voir l'extraordinaire bouillonnement des esprits désireux de comprendre le monde sans le secours de la religion et de substituer un art de vivre hédoniste la culpabilisation chrétienne du désir
Christine de Suède (1626-1689) incarnait tous les traits du libertinage: l'incrédulité arrogante des grands, la passion érudite pour les sciences et la spéculation, enfin une très grande liberté de moeurs. Tous les libertins n'eurent cependant pas loisir de vivre pleinement cette liberté d'âme et de corps. Ainsi Théophile de Viau, Ninon de Lenclos ou Sade firent au cours de leur vie l'expérience de l'ostracisme ou de l'emprisonnement. D'autres encore, tels Giordano Bruno, Vanini ou Etienne Dolet, périrent sur le bûcher! En s'appuyant sur les plus récents travaux consacrés aux libertins, Didier Foucault offre une synthèse inédite sur ce moment majeur de l'entrée de l'Occident dans la modernité. Il donne à voir l'extraordinaire bouillonnement des esprits désireux de comprendre le monde sans le secours de la religion et de substituer un art de vivre hédoniste à la culpabilisation chrétienne du désir.
Ce numéro appréhende d'une manière originale l'histoire de la maladie nouvelle qu'est la syphilis à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle. La maladie occasionne dès son apparition en Italie en 1494-1495 une profusion de discours qu'il s'agit d'étudier sous l'angle du style et des représentations discursives : la confrontation des textes médicaux et littéraires montre l'élaboration d'un savoir commun, mais aussi de diverses manières de nommer et de décrire la maladie. Cette approche consiste à prêter une attention particulière aux choix d'énonciation et de registre. Les mises en récit, les images et symboles qui surgissent ou réapparaissent dans les textes de médecins, mais aussi de poètes ou de prosateurs, nous renseignent sur la circulation du savoir scientifique au-delà des milieux médicaux, et sur la manière dont, réciproquement, les représentations imaginaires imprègnent ce savoir scientifique. Les enjeux de ce travail sont nombreux, notamment d'ordre linguistique (quel lexique pour nommer la maladie et décrire ses symptômes ?), épistémologique (comment comprendre l'étiologie d'une maladie nouvelle avec des outils conceptuels légués par l'Antiquité ?) et littéraire (la maladie socialement stigmatisante peut être mise au service d'oeuvres lyriques, exprimant la compassion, ou instrumentalisée dans une perspective satirique et polémique. Elle contribue aussi à la caractérisation de plusieurs socio-types littéraires).
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.