Correspondances avec les neveux et nièces (1893-1916) de la famille de Blic
Foucauld Charles de ; Hamonville Henri d' ; Blic A
KARTHALA
19,00 €
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EAN :9782811116842
Charles de Foucauld est très lié à sa famille : "J'aimais très tendrement ce que le bon Dieu m'avait laissé de famille... Une famille qui faisait tout mon bonheur... Une famille adorée." Marie de Foucauld, sa petite-soeur, a épousé Raymond de Blic et ils ont eu sept enfants qui sont les uniques neveux et nièces de Charles. Les correspondances présentées dans cet ouvrage permettent de découvrir certains aspects de cet homme qui, avant d'être proclamé "bienheureux", a été perçu par la famille comme le grand-frère, le beau-frère ou tout simplement comme étant "oncle Charles". Ces 159 lettres, envoyées aux neveux et nièces entre 1893 et 1916, ont été transcrites à partir des originaux soigneusement conservés par la famille de Blic. Sans faire abstraction de leurs destinataires, elles nous parlent surtout de l'auteur, de son affection, de son regard sur le monde, de ses préoccupations... C'est pourquoi les lettres sont présentées dans l'ordre chronologique en partant des étapes de la vie de Charles. Pour éclairer le cheminement des enfants (les neveux et nièces), des extraits des lettres de Charles aux parents (Marie et Raymond de Blic) ont été ajoutés. Pour profiter au maximum de cette publication, le lecteur pourra utiliser les index. La mise au point de cet ouvrage est le fruit d'une collaboration entre Henri d'Hamonville, Spiritain (fils de Jeanne de Blic, la dernière nièce), Anne de Blic (petite fille de Charles de Blic, le deuxième neveu) et Xavier Gufflet, petit frère de l'Evangile.
Nombre de pages
237
Date de parution
01/07/2016
Poids
410g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811116842
Auteur
Foucauld Charles de ; Hamonville Henri d' ; Blic A
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20160701
Nombre de pages
237,00 €
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Explorateur du Maroc, éminence grise des officiers sahariens, prêtre et ermite, précurseur du dialogue entre chrétiens et musulmans, mystique, et même saint aux yeux de certains... Charles de Foucauld présente assurément tous ces visages. Mais un trait essentiel de cet homme hors du commun reste encore méconnu: il a aussi été un savant, dont les travaux sur la langue et la littérature des Touaregs font toujours autorité. Les poèmes touaregs publiés ici sont quelques-uns de ceux que Charles de Foucauld recueillit en 1907, et dont la traduction l'a absorbé jusqu'à la veille de sa mort. Evocation de contrées verdoyantes et heureuses, promesse d'une consolation espérée au terme de la quête amoureuse; chants d'un homme en marche vers le lieu du combat, songeant à celles qu'il a quittées; cantiques élégiaques nés de la solitude du désert, ces textes, arrachés de l'oubli par le patient travail de l'ermite du Hoggar, sont les seuls vestiges de l'époque où les Touaregs n'avaient pas encore subi la domination étrangère. L'?uvre ultime de Charles de Foucauld est présentée ici par Dominique Casajus, auteur de plusieurs ouvrages sur les Touaregs, dont l'introduction constitue une véritable initiation à la culture de ce peuple indompté.
En 1883-1884, durant douze mois Charles de Foucauld parcourt le Maroc sous l'habit d'un voyageur juif, muni d'un "cahier de cinq centimètres carrés" et d'un "crayon long de deux cm". En 1885, il est en pleine rédaction de "Reconnaissance au Maroc". Il s'agit d'une des pages les plus concises et les plus riches en informations de l'histoire du "Maroc Moderne", comme le déclare au Monde, M. Mokhtar Belarebi, professeur à l'université de Rabat, qui prépare une traduction en arabe.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.