L'ailleurs... vaste programme ! Pour la deuxième année consécutive, onze écrivains explorent à travers de courts récits ce mot à géographie variable. Quand Le Clézio traverse la frontière qui sépare le Mexique de l'Arizona, Catherine Poulain imagine, à l'autre extrémité des Etats-Unis, un conte moderne à cheval entre le Maine et le Canada. Et la plume d'Erik Orsenna se laisse glisser, sous la neige, le long du Saint-Laurent. Ailleurs est un "mot blanc", dit Valentine Goby : il possède pour chacun une résonance intime mêlant beauté, rêves, désillusions. Nathacha Appanah dépeint une jetée où se fracassent les vagues du Pacifique en même temps que l'avenir de trois amis, tandis que, chez Kenneth White comme chez Tonino Benacquista, le désir d'aller au-delà de soi rencontre ses limites dans la salle des pas perdus d'une gare ou d'un aéroport. Aussi, Lydie Salvayre et Véronique Ovaldé confessent avec humour leur goût de l'immobilité minérale et du voyage mental. Karine Tuil et Metin Arditi sondent quant à eux les mystères de l'existence et des liens familiaux. A chacun son ailleurs, donc. Tant mieux ! Le 1 et La Grande Librairie vous souhaitent bons voyages !
Nombre de pages
106
Date de parution
19/05/2017
Poids
160g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782377150229
Titre
Le 1 : Nouvelles
Auteur
Fottorino Eric - Busnel François - Szlamka Sheina
Editeur
LE UN
Largeur
151
Poids
160
Date de parution
20170519
Nombre de pages
106,00 €
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chaque 10 janvier de sa vie depuis soixante ans maman reste couchée elle te remet au monde c'est de ça que je veux parler de ça et de rien d'autre" Dans Dix-sept ans, Éric Fottorino évoquait le fantôme qui hantait le début de son roman familial : une petite fille née trois ans après lui et aussitôt arrachée à sa mère, Lina, puis adoptée dans la clandestinité d'une institution religieuse bordelaise. Mon enfant, ma soeur est d'abord la quête de cette inconnue. Ce monologue sensible, long poème en prose, se transforme peu à peu en une sidérante enquête qui conduira le narrateur sur la trace de sa soeur disparue. Éric Fottorino continue sa bouleversante recherche d'identité entamée en 1991 avec Rochelle, et poursuivie depuis avec Korsakov et L'homme qui m'aimait tout bas.
«Aujourd'hui encore, quand me guettent des pages d'écriture, mes ordres de grandeur sont convertis en intensité physique. Cela peut sembler incongru ou trivial de comparer le noble effort des lettres et celui du rémouleur de bitume. Pour moi, ils sont égaux et, pour tout dire, la fibre cycliste, parce qu'elle m'a souvent remué la chair, m'est apparue comme une préparation sans pareille pour affronter le vertige des mots, l'épaisseur du langage au milieu duquel le chemin est étroit pour trouver le ton juste, le bon rythme, l'image, la couleur, la musique, l'émotion, la grâce.» Éric Fottorino.
Lina n'était jamais vraiment là. Tout se passait dans son regard. J'en connaissais les nuances, les reflets, les défaites. Une ombre passait dans ses yeux, une ombre dure qui fanait son visage. Elle était là mais elle était loin. Je ne comprenais pas ces sautes d'humeur, ces sautes d'amour." Un dimanche de décembre, Lina livre à ses trois fils le secret qui l'étouffe. En révélant une souffrance si longtemps cachée, cette femme dont on a forcé le destin depuis l'adolescence laisse alors éclater toute son humanité et son obstination à vivre libre. Dans le plus personnel de ses romans, Éric Fottorino dresse le portrait solaire et douloureux d'une mère mal connue mais profondément aimée.
Résumé : La disparition progressive des kiosques et marchands de journaux rétrécit l'espace public de la démocratie qui se replie dans l'univers borné des smartphones et des tablettes où l'information est assignée à résidence par le jeu des algorithmes. L'intelligence artificielle ? plus d'artifice que d'intelligence ? prend le pas sur l'intelligence humaine pour fixer désormais à toute vitesse ? érigée en vertu de l'époque - la hiérarchie des événements, selon des critères ou le clic commercial, le "putaclic" à vocation publicitaire, l'emporte sur le discernement éditorial. Eric Fottorino, directeur de publication du 1, s'engage.
L'enfant que vêt une robe princière et qui porte à son cou des chaînes orfévries perd tout plaisir au jeu ; à chaque pas sa parure l'empêche. De crainte de l'érailler ou que ne la ternisse la poussière, il se tient à l'écart du monde et n'ose même pas remuer. Mère ! est-il bon pour lui d'être emprisonné dans ce luxe, à l'abri du salubre pollen de la terre, et ne lui dérobes-tu pas ainsi son droit d'entrée dans la grande fête de la commune vie humaine ?