Le séjour des grands prix de Rome à la villa Médicis. Une récompence douce-amère
Fossier François
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782343141503
La villa Médicis, que tant de touristes d'aujourd'hui regrettent de ne pas pouvoir visiter, a été de 1806 à 1971 le lieu où se retrouvaient, pour un séjour de quatre ans, les premiers grands prix de Rome de peinture, sculpture, architecture, musique et gravure. La manière dont ils étaient recrutés, les obligations auxquelles ils étaient soumis durant leur pensionnat, la personnalité de leur directeur et surtout leur vie au quotidien sont pratiquement inconnues. L'auteur a relevé dans la correspondance des directeurs successifs (1806-1914) les principaux thèmes évoqués : discussions autour du concours, personnel interne à la villa, administration, vie romaine et voyages... Présentée par François Fossier, la majeure partie de l'édition de cette correspondance est disponible aux éditions L'Harmattan.
Nombre de pages
234
Date de parution
27/03/2018
Poids
365g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343141503
Titre
Le séjour des grands prix de Rome à la villa Médicis. Une récompence douce-amère
Auteur
Fossier François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
365
Date de parution
20180327
Nombre de pages
234,00 €
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Lyonnaise d'origine, Marie-Félicie Perez-Pivot est sortie première de l'agrégation d'histoire et après un cours passage dans l'enseignement secondaire à Saint-Etienne, a exercé pendant vingt-cinq ans la charge de maître de conférences puis de professeur d'histoire de l'art moderne à l'université Lumière-Lyon 2. Auteur de plusieurs études sur les arts graphiques (notamment sa thèse de doctorat sur le graveur lyonnais Boissieu et un dictionnaire des éditeurs d'estampes à Lyon au XVllle siècle), M.-F Perez s'est également intéressée à l'architecture de Soufflot à l'occasion d'un colloque organisé à Lyon en 1980, ainsi qu'à différentes questions en relation avec l'urbanisme dans la région Rhône-Alpes, à travers son action auprès de la DRAC et des monuments historiques. Au moment de prendre sa retraite, ses collègues, ses amis et ses élèves ont souhaité lui rendre hommage par un ensemble de contributions autour du thème de la gravure et du dessin.
Guillaume Guillon-Lethière (1760-1832), peintre formé sous l'Ancien Régime, qui sut traverser la tourmente révolutionnaire et s'attirer la protection de la future impératrice Joséphine, fut nommé en 1807 à la tête de la villa Médicis, récemment achetée par Napoléon, pour succéder au dernier directeur de la période prérévolutionnaire, J.-B. Suvée. Il trouva la nouvelle Académie de France à Rome en piteux état, dans un pays hostile à la France et dont plusieurs pensionnaires avaient déjà été recrutés pour les commandes impériales. Il sut néanmoins faire face à toutes ces difficultés et remit à son successeur, Charles Thévenin, un établissement en bon ordre. Sa correspondance jette un jour nouveau sur la présence artistique française à l'étranger sous l'Empire.
Jean Victor Schnetz (1787-1870), qui exerça trois mandats de directeur de la villa Médicis sans y avoir été pensionnaire auparavant, succéda au célèbre Jean-Dominique Ingres. Il n'en avait pas le génie, mais sut se faire apprécier de tous les pensionnaires par sa bonhommie non exempte de finesse. Il entretint également les meilleurs rapports avec l'administration pontificale, la représentation diplomatique de la France à Rome, l'administration parisienne et la société romaine. Son premier directorat, de 1840 à 1846, fut pour l'établissement une période de concorde correspondant au gouvernement modéré de Louis-Philippe. Il sut aussi ménager, dans le combat entre romantisme et classicisme, une voie moyenne consistant à traiter ou à faire traiter par ses pensionnaires des sujets à caractère populaire et pittoresque, selon une facture classique.
Jean Alaux (1786-1864) avait été premier prix de Rome en 1815, ce qui lui valut le surnom de " Romain". Il s'était fait connaître comme peintre d'histoire, notamment pour la galerie des Batailles à Versailles. En revanche et contrairement à ses prédécesseurs, il n'était pas encore membre de l'Académie des beaux-arts lorsqu'il fut nommé à Rome en 1847 pour succéder à Jean-Victor Schnetz. Son action sur place fut davantage de l'ordre du courage puisque, durant son mandat, il connut la chute du régime monarchique, la révolution de 1848 et la naissance de la IIe République, une épidémie de choléra et l'occupation de Rome par les troupes garibaldiennes qui le contraignit à se replier à Florence. Il réussit à faire face à cette série de cataclysmes et à sauver un établissement dont personne ne se préoccupait, ni à Paris ni à Rome.