Fortini Franco ; Bal Julien ; Bouslama Irène ; Vis
BELLES LETTRES
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EAN :9782251451008
Du 20 au 23 novembre 1989, le grand poète italien Franco Fortini, également traducteur et critique littéraire, fut invité par l'Institut de Philosophie de l'université de Naples à donner quatre Leçons sur la traduction ; au cours des mois précédents, il avait tenu à Sienne une série de séminaires sur Les poètes traducteurs dont ce cycle de conférences, plus théorique, reprend des éléments. Fortini n'eut pas le temps d'écrire avant sa mort le livre sur la traduction dont il avait le projet. Mais le texte des Leçons de Naples, conservé dans ses archives et publié en 2011, en est bien plus que l'esquisse, d'autant qu'il est augmenté de plusieurs annexes. Théoricien de la littérature (qu'il enseignait à l'université de Sienne), longtemps proche de Roland Barthes, aussi informé des positions d'Henri Meschonnic que des recherches du Cercle linguistique de Prague, mobilisant avec aisance l'héritage philosophique de Schleiermacher, de Goethe ou de Benedetto Croce, Franco Fortini part ici de sa propre expérience de traducteur et de lecteur. Il suggère notamment de considérer les traductions poétiques comme des ?uvres autonomes, sans se contenter d'évaluer leur rapport au textes-source. Si les exemples sur lesquels il s'appuie sont surtout empruntés à l'histoire des traductions italiennes, les traducteurs du présent volume ont veillé à permettre au lecteur français qui ne connaît pas l'italien de suivre sans difficulté ses analyses.
Nombre de pages
153
Date de parution
08/10/2021
Poids
172g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251451008
Titre
Leçons sur la traduction
Auteur
Fortini Franco ; Bal Julien ; Bouslama Irène ; Vis
Editeur
BELLES LETTRES
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125
Poids
172
Date de parution
20211008
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De l'oeuvre de Franco Fortini, vaste et multiforme, il n'existe presque pas de traduction en langue française : parmi les auteurs les plus importants du vingtième siècle italien, il est sans aucun doute celui qu'on connaît le moins en France (si ce n'est par le film de Straub et Huillet Fortini/cani). La conscience aux extrêmes, ensemble de textes inédits, reconstruit les étapes essentielles de sa réflexion sur les rapports entre les intellectuels, les transformations sociales et la politique. S'échelonnant sur cinquante ans, de 1944 à 1994 (de la fin de la dictature fasciste à la mort de l'auteur), c'est aussi un portrait de l'Italie du XXe siècle qui se dessine par le fil conducteur de la question des intellectuels, de leur rôle, de leur "engagement" , tout en posant sur ces questions un éclairage nouveau et décalé par rapport aux débats français, que ses intuitions ne manqueront pas de nourrir. On y suit l'évolution de l'auteur - du personnalisme chrétien au marxisme critique -, mais aussi celle de l'Italie, de la guerre civile à la reconstruction, puis aux Trente Glorieuses, aux mouvements de contestation, jusqu'aux années de plomb et à l'instauration du pouvoir médiatique de Berlusconi dans les années 1990. En 1944 le jeune Fortini s'adresse essentiellement aux artistes, aux poètes et aux auteurs, dont il fustige à la fois l'élitisme et la tendance à la servitude volontaire face au pouvoir. Dans le texte de 1945 intitulé "Une culture nouvelle" ses destinataires ne sont plus les intellectuels, mais les classes laborieuses qui ont tiré des expériences de la guerre et de la Résistance une nouvelle conscience politique. Dans les textes plus tardifs, Fortini s'efforce d'imaginer une stratégie oppositionnelle adéquate à une société capitaliste avancée. Après l'échec de ses espoirs politiques entre les années de plomb et les années 1980, l'écrit "Pasolini politique" dresse un bilan du différend inconciliable entre les deux modèles d'intellectuel que Fortini et Pasolini ont incarné. Enfin la "Lettre ouverte à l'Assemblée sur la liberté de l'information" (1994), dernière intervention publique de Fortini, dénonce la dégradation des médias et leur asservissement au pouvoir. Le recueil est présenté par Andrea Cavazzini, qui reconstruit le trajet de Franco Fortini, présente brièvement chaque texte et dégage les coordonnées historique et thématiques de sa réflexion sur la question des intellectuels. Livre d'une brûlante actualité (ses enjeux excèdent et son siècle et le contexte italien) La conscience aux extrêmes restitue la trajectoire exemplaire et l'acuité de pensée d'un intellectuel intransigeant.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine