Lorsque qu?en compagnie de Jean-Pierre Vernant, Jacques Le Goff, François Jacob et d?autres, Maurice Olender crée en 1981 la revue "Le Genre Humain", il précise d?emblée que, si dans cette série de volumes collectifs on pourra lire des textes de scientifiques (historiens, sociologues, ou biologistes, démographes et statisticiens), on y découvrira aussi des écrivains et des poètes. C?est ainsi que Georges Perec publiait dans la revue Le Genre humain son célèbre texte "Penser/classer" (dernier texte publié de son vivant, en février 1982). M. Olender avertit ses lecteurs dans l?ouverture du volume (n°1) intitulé La Science face au racisme: "C?est entre science et société que l?on pourra découvrir régulièrement un texte d?écrivain, de poète, qui explorera les arcanes de la langue, grande révélatrice des représentations sociales et laboratoire des catégories de la pensée". Ainsi, peut-on lire dans les volumes du Genre humain des pages inédites de Paul Celan, Yves Bonnefoy, Nancy Huston et tant d?autres. Après avoir consacré un numéro à Jean Pierre Vernant, ce nouveau volume porte sur un homme dont l?oeuvre protéiforme surprend quelquefois la critique tant sa richesse est inhabituelle dans le paysage international aujourd?hui: en effet, Alain Fleischer est un cinéaste (plus de 300 films avec des rétrospectives programmées sur les cinq continents), photographe (innombrables expositions) et plasticien qui a répondu aux commandes de l?architecte Jean Nouvel avec qui il travaille régulièrement. Le présent volume est consacré à Alain Fleischer écrivain, où la mémoire, l?oubli et les "angles morts" de la Shoah sont omniprésents. Découvert comme écrivain par Denis Roche, Alain Fleischer a publié une cinquantaine de livres dont une douzaine de titres importants au Seuil, notamment dans la collection « Fiction & Cie »: La Femme qui avait deux bouches (1999); Les Angles morts (2003), La Hache et le Violon (2004), L?Amant en culottes courtes (2006).
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
301
Date de parution
29/08/2013
Poids
406g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782021120677
Titre
Le genre humain N° 54 : Alain Fleischer, écrivain
ISBN
2021120678
Auteur
Fortin Jutta ; Vray Jean-Bernard
Editeur
SEUIL
Largeur
150
Poids
406
Date de parution
20130829
Nombre de pages
301,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Le spectre de la " mère morte " hante l'uvre de Camille Laurens. On peut considérer les références intertextuelles et intersémiotiques, contenues dans ses romans, comme autant d'éclats d'un kaléidoscope imaginaire, qui éclairent, tout en les réfléchissant, les fragments d'histoires énigmatiques. Il s'agit d'examiner la façon dont la romancière s'empare du concept de la " mère morte ", qui se répercute dans son uvre, pour en construire un mythe personnel.
Le volume examine comment et pourquoi la littérature narrative ne cesse de décliner le thème de la hantise. Six chapitres le constituent. Les revenances de l'histoire, notamment l'inscription d'événements de l'histoire du XXe siècle dans le texte littéraire, focalisent un premier groupe d'articles. Un deuxième groupe de communications étudie de près la relation intersémiotique de la littérature à un autre art : à l'art plastique, à la photographie, au cinéma, à l'art numérique. Le troisième chapitre de cet ouvrage s'intéresse à la précarité et la pâleur des figures spectrales. Les articles du quatrième chapitre examinent au contraire la capacité du spectre de réapparaître. La catégorie de la revenance est récurrente dans le dernier groupe de contributions ; le présent volume se terminant sur l'étude de formes qui font retour dans le texte narratif : formes et fragments cinématographiques, linguistiques, textuels ou mythiques.
Asholt Wolfgang ; Fortin Jutta ; Vray Jean-Bernard
L'uvre d'Yves Ravey, estampillée par l'histoire, la culture, la littérature de la Mitteleuropa et assumant fortement, dans la distance de la seconde génération, la secousse de la Shoah, occupe une place singulière dans le champ de la littérature contemporaine française. Ce volume, qui accueille deux textes inédits de l'auteur, est le premier ensemble critique sur une uvre romanesque novatrice étudiée dans sa relation à l'histoire et à la famille et dont la poétique du récit est analysée.
Fortin David ; Pusztai Irina Georgeta ; Mathieu Ph
Le Dr David Fortin l'affirme : pour avoir un cerveau activé et allumé, on doit d'abord s'occuper de sa santé globale. Cet ouvrage fait le tour de ce centre de commande du corps dans une optique de prévention, de préservation et de protection. Après avoir présenté l'anatomie de cet organe complexe, puis distingué le cerveau normal du cerveau malade, l'auteur explique comment réduire les risques de maladie du cerveau et de déclin cognitif. Du système vasculaire aux habitudes alimentaires et de sommeil, des effets environnementaux à la vie sociale et à l'engagement intellectuel, il départage le vrai du faux en santé du cerveau. C'est le neurochirurgien qui vous le dit : le simple fait de lire ce guide, tout comme la lecture de n'importe quel livre, aidera déjà à stimuler votre santé cérébrale !
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.