Qu'est-ce qu'un programme d'études et pourquoi, dans tel ou tel contexte historique ou pédagogique, telle chose plutôt que telle autre figure "au programme" de ce qui est censé être enseigné? Quelles sortes de choix culturels, de pesanteurs sociales ou politiques, mais aussi de contraintes didactiques sous-tendent les processus d'élaboration et de mise en oeuvre des contenus d'enseignement? Comment rendre compte des formes d'organisation, de découpage et de façonnement du savoir qui prévalent dans le cadre des transmissions scolaires? En quel sens peut-on dire que les savoirs scolaires sont des "constructions sociales"? Peut-on considérer que tout projet d'analyse sociologique des programmes scolaires implique nécessairement une conception relativiste de la connaissance et de la culture? Les études réunies dans le présent volume abordent de telles questions en s'appuyant sur un travail d'investigation documentaire et de réflexion critique centré principalement sur les apports théoriques d'un courant de recherche international qui s'est développé, à partir surtout des années 1970, sous l'appellation de "sociologie du curriculum". Parmi les travaux de référence évoqués au fil de ces études, une place importante est faite à des contributions issues d'un monde anglophone ("nouvelle sociologie de l'éducation" britannique notamment). Cependant, débordant le domaine sociologique au sens strict, plusieurs des textes ici présentés ouvrent aussi, à l'intersection de plusieurs champs disciplinaires, des perspectives de réflexion plus larges sur les enjeux culturels de la scolarisation et de la question de la culture scolaire. Biographie de l'auteur Agrégé de philosophie et professeur de Sciences de l'éducation à l'université de Rouen puis à l'INRP, ancien rédacteur en chef de la Revue Française de Pédagogie, Jean-Claude Forouin a publié notamment Ecole et culture (De Boeck/Éditions Universitaires, 1989) et Les Sociologues de l'éducation américains et britanniques (De Boeck/INRP, 1997).
Nombre de pages
197
Date de parution
30/10/2008
Poids
401g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782753506817
Titre
Sociologie du Curriculum
Auteur
Forquin Jean-Claude
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
401
Date de parution
20081030
Nombre de pages
197,00 €
Disponibilité
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L'objet de l'ouvrage est de rendre accessibles au public francophone un certain nombre de textes fondamentaux (essentiellement des articles de revue) publiés depuis les années 60 par les sociologues de l'éducation en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Une quinzaine de textes ont été sélectionnés; ils sont regroupés par types d'approche théorique: approche fonctionnaliste et théorie du "capital humain" aux États-Unis; arithmétique politique, méritocratie et démocratie en Grande-Bretagne; sociologie critique, conflictualiste et néo-marxiste; sociologie du curriculum; approches ethnographiques, anthropologiques et interactionnistes.
Champy Philippe ; Etévé Christiane ; Forquin Jean-
Biographie de l'auteur Philippe Champy, directeur général des éditions Retz, et Christiane Etévé, maître de conférences honoraire en sciences de l'éducation à l'Institut national de recherche pédagogique.
Marie pourrait-elle aujourd'hui être " comblée de grâces " ? L'innocence, la joie, l'espérance ont-elles définitivement disparu de notre monde et de notre expérience ? Comment renouer avec l'évidence perdue que Dieu est avec nous ? Voici la clé de nos prisons contemporaines. Libérateur. Au jour de l'Annonciation, l'ange salue Marie comme " Comblée-de-grâce ". Et si Gabriel ne s'adressait pas seulement à la Vierge mais aussi à toute notre humanité ? Et si, avec Marie, nous étions tous appelés à être comblés de grâce ? Le frère François-Dominique Forquin nous invite à relire l'évangile de l'Annonciation en nous situant non pas face à Marie, mais à côté d'elle pour entendre, avec elle, Gabriel nous parler de la part de Dieu. Un traité d'humanité incarnée pour inspirer notre vie de tous les jours. Trois annonciations à vivre et méditer - Une lecture originale de l'Annonciation à Marie par l'ange Gabriel. - Une lecture des apparitions de Lourdes comme une grâce d'Annonciation à Bernadette. - Une neuvaine à Marie comme grâce d'Annonciation à chaque lecteur. Marie, Bernadette, chaque lecteur : tous comblés de grâce !
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.