L'idée nationale en Italie. Du processus d'unification aux déchirements de la guerre civile (fin XVI
Forlin Olivier
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782296113626
L'idée nationale en Italie, sans être responsable d'une quelconque "anomalie" italienne en Europe, revêt d'assez fortes singularités dans ses fondements et ses caractéristiques. Elles ont déterminé pour le pays une trajectoire propre, en tant que Nation, marquée notamment par une difficile rencontre entre l'Etat et la Nation, par des interrogations récurrentes sur l'identité nationale. Ce furent parfois, lors de certaines périodes de crise aiguë, particulièrement à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'unité du pays et le sentiment d'appartenir à une même entité nationale qui furent en cause; l'Italie ne fit alors pas l'économie d'une guerre civile. C'est l'étude des fondements et de l'évolution de l'idée nationale qui est au coeur de l'ouvrage, avec un éclairage particulier apporté à certaines périodes clés de l'histoire du concept de nation: triennio révolutionnaire de 1796-1799, Risorgimento évoqué au travers de la figure de l'un des pères de l'Unité, Giuseppe Mazzini, ventennio fasciste, années 1943-1945 marquées par une lutte fratricide et l'effondrement de l'idée nationale, reconstruction nationale sous le signe de la République démocratique et de l'antifascisme, enfin crise de l'identité nationale sous l'effet des bouleversements politico-idéologiques et des enjeux mémoriels des années 1990 et 2000. Les interrogations sur l'idée nationale occupent en effet une place de choix, depuis les années 1990, dans le débat public. Si la recherche et la réflexion sur la question se trouvent, de fait, stimulées, elles n'échappent cependant pas, de la part d'une partie des forces politiques, à la tentation de l'instrumentalisation.
Nombre de pages
228
Date de parution
12/04/2010
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296113626
Titre
L'idée nationale en Italie. Du processus d'unification aux déchirements de la guerre civile (fin XVI
Auteur
Forlin Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20100412
Nombre de pages
228,00 €
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Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, c'est le visage d'une Italie traumatisée par les épreuves de la guerre et de l'occupation allemande, et durablement marquée par l'expérience de plus de vingt ans de fascisme, qui se dessine. Au regard du souvenir des discours belliqueux de Mussolini et du " coup de poignard dans le dos " de juin 1940, l'heure n'est alors pas, en France, à la réconciliation avec le voisin transalpin. C'est même une attitude revancharde, souvent condescendante et paternaliste, qui prévaut dans certaines franges de l'intelligentsia et de larges pans de l'opinion publique française. Pourtant, d'autres milieux, en France, portent leur attention sur une Italie anti-fasciste qui a combattu le régime mussolinien et s'est engagée dans la Résistance. Soucieux de découvrir cette Italie-là, des intellectuels, issus pour la plupart de divers courants de gauche, voyagent et séjournent outre-monts où ils tissent des liens d'amitié avec leurs homologues transalpins et s'agrègent à leurs réseaux. Forts de leur " expérience italienne ", ils remplissent une fonction de médiateurs culturels et diffusent en France la connaissance de l'Italie nouvelle. Vivement attirés par ses forces de gauche, tant politiques (le PCI, le parti d'Action, les divers courants de chrétiens de gauche) qu'idéologiques (ils suivent de près les débats qui se développent autour des pensées d'Antonio Gramsci, d'Elio Vittorini ou de Piero Gobetti), ils construisent d'elles des représentations élogieuses et tendent à faire de l'Italie un véritable laboratoire politico-idéologique. Ils sont enfin fascinés par une culture qui, amorçant un renouveau placé sous le signe du néo-réalisme, met sous le feu des projecteurs un peuple italien profondément humain et aux prises avec les difficultés de l'après-guerre. Aussi, contestant les stéréotypes qui lui sont souvent associés, contribuent-ils à renouveler l'image de ce peuple en France.
Cet ouvrage s'organise autour de l'étude des conditions des minorités religieuses de l'Antiquité au XXè siècle : cultes de montagnes celtes et ligures, des régions alpines sous l'Empire romain, Vaudois du Piémont du Moyen Age au XIXè siècle, protestants du Dauphiné, méthodistes de Gold Coast au XIXè. Suivent les contributions consacrées à l'anticléricalisme. Au final, il s'intéresse à l'analyse des échanges culturels franco-italiens de l'Antiquité au XXè siècle.
Olivier Forlin, historien, est maître de conférence en histoire contemporaine à l'université de Grenoble II, UPMF. Il est notamment l'auteur de: Les intellectuels français et l'Italie (1945-1955), L'Harmattan (2006) et de L'idée nationale en Italie: du processus d'unification aux déchirements de la guerre civile (fin XVIIIe-début XXIe siècle), dir., L'Harmattan (2010).