Comme Horus-fils-d'Osiris et Horus-qui-prend-soin-de-son-père (Harendotès), Horus-fils-d'Isis (Harsiésis) est un produit de la littérature funéraire, mais d'invention plus tardive, contemporaine du retour à la monarchie au sortir de la Première Période intermédiaire. Sa genèse toutefois remonte à l'élaboration du mythe osirien pendant l'Ancien Empire. Son surgissement puis l'élargissement de ses compétences posent donc la question de la part de l'événement dans le phénomène religieux. Les membres de la famille osirienne étant les seuls dieux du panthéon dont l'histoire s'inspire de l'humaine condition, son étude offre en outre matière à nourrir une réflexion d'ordre anthropologique sur le champ symbolique auquel ressortit la catégorie du féminin dans l'univers de représentations des anciens Egyptiens. Dès les Textes des pyramides, les implications de la relation Horus/Osiris sont distinctes de celles découlant de la relation Horus/Isis, selon un double entrecroisement de thèmes : actif/passif, adulte/enfant, devoirs d'Horus à l'égard du père défunt d'une part, soins prodigués par la mère à son fils, tel l'allaitement, d'autre part. Parce que la déesse transmet à Horus les qualités nécessaires à l'accomplissement de son être, parce qu'à la différence d'Osiris, elle veille sur ses premières années et entretient avec lui une longue histoire, traversée parfois d'orages, l'expression de la filiation maternelle est plus riche de développements que celle de la filiation paternelle. En témoignent l'élection d'Harsiésis par le discours du pouvoir comme paradigme de l'élection divine du roi ou bien encore la place qu'occupent les enfances du dieu dans l'univers du sorcier.
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Nombre de pages
529
Date de parution
17/05/2010
Poids
1 836g
Largeur
200mm
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EAN
9782724705171
Titre
Horus-fils-d'Isis, La jeunesse d'un dieu
Auteur
Forgeau Annie
Editeur
IFAO
Largeur
200
Poids
1836
Date de parution
20100517
Nombre de pages
529,00 €
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Résumé : Dans ce texte engagé et poétique s'entremêlent les voix de quatre Federico(s), nés en 1921, 1951, 1981 et 2001. Tour à tour, chacun des trois Federico nous raconte la guerre d'Espagne : le grand-père l'a vécue, le père l'a subie, le fils l'a entendue, racontée par ses ascendants. Une quatrième génération s'invite, héritière des trois précédentes, qui n'a jamais connu la guerre mais qui côtoie la violence d'un monde qui part à vau-l'eau. Un texte mêlant quatre générations pour montrer la dimension atavique du lien intime et charnel de cette famille à la guerre d'Espagne. Entre flash-backs et ellipses, le texte explore 80 ans d'histoire européenne, avec un arrière-plan à la fois poétique et politique.
Manifeste exalté de l'impétueuse jeunesse, Les Souffrances du jeune Werther est le roman qui donna ses lettres de noblesse à Goethe. Le succès de cette oeuvre parue en 1774 fut étonnant pour l'époque et le personnage de Werther devint le symbole d'une génération entière. Quête d'absolu, transcendance de l'amour, lyrisme de la douleur... il s'agit bien là d'un des plus célèbres textes fondateurs du Romantisme. Werther, perché sur le pic solitaire de la passion qu'il éprouve pour Charlotte, est en proie au vertige. L'objet de son désir n'est autre que la fiancée de son meilleur ami, mais la pureté de son âme ne saurait tolérer l'idée même d'une trahison. Goethe ne se contente pas de mettre en scène un terrible dilemme, il livre une analyse extrêmement fine des tourments intérieurs de son personnage qui finira par se donner la mort. Mais le suicide de Werther n'est pas seulement la réaction suprême à un amour impossible, il résulte également d'un terrible constat d'échec : l'humain ne peut atteindre l'absolu, la souffrance est une fatalité à laquelle aucun être sensible ne peut se soustraire. Une oeuvre qui met en lumière la cruauté de l'existence, qui inflige à l'innocence son macabre cortège de désillusions. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.