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Fils d’espionne
Forgach Andras ; Dufeuilly Joëlle
GALLIMARD
23,00 €
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EAN :9782072719998
Après le décès de sa mère, le narrateur découvre dans les archives des services secrets hongrois qu'elle a joué dans les années 1970-1980 un rôle d'informatrice. C'est une deuxième vie, jusque-là tenue secrète, qui est révélée au fil des documents qu'il parcourt : cette femme qu'il croyait connaître a rédigé quantité de rapports sur des éléments et des personnes intéressant la police. Il lui faut se rendre à l'évidence : elle a pendant toute cette période travaillé comme espionne. Dans un récit protéiforme où alternent narration romanesque, documents et élégie d'un fils désormais orphelin, András Forgách nous révèle toute l'ambivalence de cette figure maternelle. Partagé désormais entre l'amour et l'effroi, l'auteur nous invite à l'accompagner dans cette enquête personnelle qui vise à comprendre les ressorts de la trahison. Portrait entre ombre et lumière d'une mère autrefois adorée, Fils d'espionne est aussi une passionnante plongée dans l'histoire hongroise du XX ? siècle, posant la question de la place des engagements politiques, de la duplicité des êtres et de notre possibilité de connaître vraiment ceux qui nous entourent.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Kiev, printemps 1919. Vingt-huit soldats de l'Armée rouge ont mystérieusement disparu aux bains municipaux. N'ont été retrouvés que leurs vêtements laissés au vestiaire. Ont-ils déserté ? Ont-ils été assassinés ? Et par qui ? Des brigands, des agents de la contre-révolution ? Samson mène l'enquête. Il arpente les rues de Kiev, met à profit les rudiments de formation qu'il a reçus, et progresse dans l'art d'interroger témoins et suspects. Méthodiquement, il remonte la trace des disparus, utilisant les pouvoirs de son oreille coupée. Au fil de ses investigations, il explore les fausses pistes et met à jour d'autres affaires d'importance, dont celles d'une curieuse contrebande de caviar et d'un non moins inquiétant trafic de cocaïne auquel semble étroitement mêlé l'escroc belge Jacobson - rencontré dans L'Oreille de Kiev - qu'entre-temps la Tchéka a recruté comme agent. Mais c'est grâce au talent d'un poète des rues et à l'obstination d'un cheval orphelin qu'il réussira enfin à résoudre l'affaire et à arrêter les coupables. Le roman s'achève sur un coup de théâtre qui laisse entrevoir toute la noirceur mais aussi la complexité du tchékiste Abiazov...
Ce roman pulvérise toutes nos attentes, Maria Stepanova s'y révèle être une véritable artiste". Berliner Zeitung M. est écrivaine. Quelques années plus tôt, son pays a déclaré la guerre à l'un de ses voisins. Désormais en exil, elle s'applique à recréer un nouveau chez-soi, tout en se sentant peu à peu coupée de sa langue : celle qu'elle a parlée toute sa vie, dans laquelle elle a écrit ses livres, celle dont elle tente, aujourd'hui, de se détacher. Alors qu'elle se trouve dans un train en partance pour un festival littéraire à l'étranger, une grève perturbe le programme. Le voyage s'achève dans un village perdu où M. ne connaît personne et son téléphone portable est déchargé. Et si, comme par magie, elle disparaissait ? L'Art de disparaître est un grand roman sur l'exil, la perte de repères et le réenchantement du quotidien par l'écriture. Traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard
2022, Moscou. Depuis une fenêtre, David ajuste le viseur de son arme. Il se tient prêt à tirer sur sa cible. Quatre ans après avoir retrouvé son père qui avait trempé dans de sombres affaires d'espionnage, David Kapovitch doit replonger dans le grand bain des secrets. Le jour de son anniversaire, un inconnu répondant au nom de Sergueï lui propose son aide pour libérer son père, retenu en Russie. En contrepartie, David lui confierait des informations sensibles dont seule sa mère a connaissance. Peut-il vraiment faire confiance à Sergueï ? David n'en a aucune idée, mais il choisit de saisir la chance de sauver son père des griffes du numéro un, quitte à y laisser la vie. Ce roman de politique-fiction habilement tourné est digne d'un film d'action où chaque nouvel élément vient interroger la véracité du précédent. Conservant le suspense jusqu'à la toute dernière ligne, Opération combinée nous emporte, sur un rythme haletant, au coeur du pouvoir russe.