Neuroscepticisme. Les sciences du cerveau sous le scalpel de l'épistémologue
Forest Denis
ITHAQUE
20,00 €
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EAN :9782916120416
Que croire de ce que les neurosciences prétendent avoir découvert, touchant non seulement l?esprit mais même le cerveau ? Denis Forest répond ici en suivant la voie la plus ardue. Il examine argument par argument, protocole expérimental par protocole expérimental, les méthodes et les résultats des neurosciences se faisant. Avons-nous donc de bonnes raisons d?être neurosceptiques et, si oui, lesquelles ? Car si neuroscepticisme il y a, il se décline en quatre questions. Quelle confiance accorder à l?imagerie cérébrale ? Les neurosciences contribuent-elles réellement à la connaissance de l?esprit ou reposent-elles sur un contresens sur sa véritable nature ? Peut-on traiter du cerveau en le détachant du reste du corps ? Enfin, peut-on concevoir "l?homme cérébral" sans le subordonner à l?homme social ? Alliant l?érudition scientifique la plus actuelle à une conscience aiguë des perspectives raisonnables d?un programme de recherches aussi complexe que celui des neurosciences, Denis Forest nous fait pénétrer dans la cuisine du savant : du réglage des instruments au choix calculé des hypothèses, de ses antécédents historiques oubliés à sa philosophie spontanée. Il en ressort un tableau riche et contrasté de l?esprit-cerveau, qui tend à modifier nos conceptions de l?homme et de la science. Denis Forest accomplit là un geste fondateur pour l?épistémologie des neurosciences et c?est là, sans conteste, le premier travail à se saisir de la problématique dans son entièreté.
Nombre de pages
208
Date de parution
11/10/2014
Poids
336g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782916120416
Titre
Neuroscepticisme. Les sciences du cerveau sous le scalpel de l'épistémologue
Auteur
Forest Denis
Editeur
ITHAQUE
Largeur
153
Poids
336
Date de parution
20141011
Nombre de pages
208,00 €
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Résumé : Un traumatisme crânien, une blessure à la tête, une artère cérébrale obstruée : le sujet de la parole est soudain devenu un patient aphasique, un homme qui ne parle plus, ou moins bien, ou différemment ; ou bien un homme qui entend ce qu'on lui dit et cependant reste sourd au sens de ce qu'il entend. Cette situation singulière, comme ses causes, constitue alors l'objet d'une enquête pluridisciplinaire (neurosciences, psychologie, linguistique). En une synthèse inédite, ce livre retrace l'histoire de l'appréhension de ces troubles : depuis le moment où la question joue un rôle crucial dans la constitution d'une connaissance renouvelée du cerveau humain (Gall, Broca, Wernicke), jusqu'à l'actualité de l'investigation cognitive. Il reconstruit un domaine qui a fasciné les philosophes (Bergson, Cassirer, Merleau-Ponty) parce qu'il invite à réfléchir à des questions fondamentales - langage et pensée, normal et pathologique, réceptivité et spontanéité -, à partir d'un champ empirique qui instruit les réponses et permet d'éprouver leur force et leur faiblesse. On se demandera, en particulier : comment concevoir le rapport entre celui qui parle et ce qui lui permet de parler ? Qu'est-ce qu'une incapacité acquise peut nous apprendre sur l'aptitude correspondante ? Comment penser l'esprit, si tel est l'effet de l'affection du corps ? Quelle que soit la difficulté de leur déchiffrement, les aphasies offrent l'occasion d'une analyse de notre capacité à dire quelque chose, une occasion de définir une " anatomie " de l'expression.
Dans Neuropromesses. Une enquête philosophique sur les frontières des neurosciences (Ithaque, 2014), Denis Forest s'intéresse cette fois aux représentations de l'avenir qui sont essentielles à ces disciplines, aux espoirs et aux craintes qu'elles suscitent, ainsi qu'aux outils intellectuels qui nous permettent d'évaluer des projets scientifiques, et aux pratiques concrètes d'évaluation de la recherche. La philosophie des sciences s'accompagne alors d'une philosophie pratique suscitée par les applications des neurosciences (vouloir s'améliorer, est-ce mal ? ) et d'une réflexion sur l'apport de la connaissance du cerveau à la connaissance de soi. Le livre propose en outre de partir de la diversité du monde biologique pour mieux comprendre ce que font neurones, systèmes nerveux et cerveau, plutôt que d'en rester à l'éternelle question cerveau-esprit.
Bergson Henri ; Forest Denis ; Miquel Paul-Antoine
Publié en 1896, Matière et mémoire est le livre qui imposaBergson comme un philosophe de premier plan. Il y abordeune question philosophique essentielle, celle des relations ducorps et de l'esprit. Par le choix de sa méthode, il fait dialoguerd'une manière singulière la métaphysique a et la psychologie,l'analyse des concepts et les apports de la science, alors enplein renouvellement. Pour lui, pas de connaissance de l'espritsans connaissance de la mémoire et de ses défaillances, quepsychologues et neurologues ont commencé à appréhender;pas de connaissance du corps sans une interrogation sur lamatière, qui doit rencontrer celle des physiciens. Si Bergson,en soutenant que la vie mentale ne se réduit pas à la viecérébrale, s'inscrit dans le débat intellectuel de son temps, laportée générale de l'ouvrage invite à réexaminer des questionsqui, plus d'un siècle plus tard, sont toujours les nôtres.
Qu'appelle-t-on "symptôme" en psychiatrie ? Et de quel talent d'observateur faut-il créditer le clinicien qui essaie de regrouper les symptômes en syndromes, voire en maladies mentales ? Steeves Demazeux, après son enquête sur les classifications contemporaines (Qu'est-ce que le DSM ? , Ithaque, 2013), continue ici sa remontée dans le temps, en examinant l'émergence de la clinique psychiatrique, de ses origines chez Pinel à la crise qui la secoue au tournant des années 1950. A cette fin, il fouille le sol de la relation clinique, en amont du diagnostic, quand, au plus proche du patient, le psychiatre se met en quête des "signes" de la maladie. Les aliénistes ont longtemps cherché à constituer une "sémiologie" de la folie aussi respectable que celle des autres branches de la médecine. Très vite, cependant, ils ont hésité. Fallait-il voir dans ces signes et ces symptômes les éléments formels d'un tableau, les indices d'un trouble sous-jacent qui en serait la cause, ou les lettres d'un texte dont le sens nous échappe ? Une sémiologie psychiatrique n'est-elle pas au fond une chimère ? La psychanalyse n'a-t-elle pas hérité de ses impasses ? Et si c'était à des auteurs méconnus, voire méprisés, "numéristes" et modestes statisticiens d'asile, qu'il fallait enfin accorder la palme de l'objectivité ? L'histoire et la philosophie des sciences croisent ici des personnages inattendus, et pourtant tous nécessaires : Edgar Poe et Jacques Lacan, Carlo Ginzburg et Michel Foucault, les habitants de Manhattan, un photographe victorien spécialisé dans les gouttelettes, et plusieurs neurologues le marteau à la main. Au terme de ce parcours, Steeves Demazeux propose une refondation vigoureuse de notre épistémologie de la psychiatrie, qui doit changer et d'objet et de but
En reprenant des thèmes qui lui sont chers - notamment la théorie du champ et la théorie de la narrativité, les fonctions de la rêverie et de l'onirisme, la place et les enjeux de l'interprétation, la transformation des émotions -, Ferro revient sur le coeur de sa pratique pour en dégager des perspectives cliniques nouvelles. Il soutient que les productions en séance sont des co-constructions entre le patient et l'analyste, mettant en évidence la pertinence de la rêverie qui permet de transformer les contenus bruts, non traités par la psyché, en représentations symbolisables sous la forme de récits de vie. Les facteurs de guérison sont ainsi décrits comme le déploiement d'une capacité nouvelle à contenir une sensorialité qui peu à peu, au fil des séances, peut se transformer en image puis en récit. Ferro aborde également des thèmes souvent négligés par les textes analytiques traditionnels, tels que les enjeux concernant des ruptures du cadre par l'analyste, le vieillissement des psychanalystes, la place des supervisions dans la formation analytique.
Que se passe-t-il dans les liens amoureux quand l'un trahit l'autre, ne tient pas sa promesse, vit une autre expérience affective dans le secret et l'infidélité ? Que devient cet amour investi par le traumatisme de la trahison et de l'abandon ? Et que se passe-t-il si celui qui a trahi cherche ensuite à être pardonné ? Si, après avoir décrété que "ce n'est plus comme avant", il demande à être encore aimé en espérant que, justement, tout "redevienne comme avant" ? Le pardon est-il alors possible ? Ou faut-il redire après la sentence freudienne que l'amour n'est qu'un rêve narcissique, et qu'il n'y a pas d'amour pour l'Autre qui ne soit amour de soi-même ?
Réédition revue, actualisée et augmentée d'inédits et d'un index, du premier ouvrage de Florence Guignard Au vif de l'Infantile, originellement paru en Suisse en 1996 (Delachaux & Niestlé).