C'est au prix d'une généralisation hâtive d'un trait de la sensibilité de son temps que Chateaubriand déclare : " Tous les hommes ont un secret attrait pour les ruines ". S'il est en effet des époques où le spectacle des ruines a fait naître une émotion et un plaisir singuliers, il en est d'autres où il n'a suscité qu'indifférence voire horreur. Tout permet de désigner la Renaissance comme le moment où le goût des ruines s'est manifesté pour la première fois en Occident. Cette apparition elle-même peut être interprétée comme révélatrice de l'émergence d'une nouvelle forme de conscience historique. Située à la croisée de l'histoire de l'art, de l'esthétique et de la philosophie de l'histoire, cette étude s'attache à l'examen du traitement poétique, pictural et philosophique du motif de la ruine, du début du XIVe siècle à la fin du XVIe siècle et appréhende, à travers lui, la transition d'une approche théologique et allégorique de l'histoire à une conception séculière, prenant pour modèle le cycle biologique de la croissance et du déclin.
Date de parution
26/11/2002
Poids
378g
Largeur
155mm
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EAN
9782876733565
Titre
LE TEMPS DES RUINES
Auteur
FORERO-MENDOZA SABIN
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
378
Date de parution
20021126
Disponibilité
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Dans un contexte de redistribution des espaces privé et commun et dans un cadre social profondément transformé par l’évolution de l’environnement médiatique et par les outils numériques, l’intime s’est imposé, en quelques décennies, comme l’un des objets et des enjeux de la littérature et de l’art. Ce volume s’attache à identifier les formes et figures de l’intime aujourd’hui, en croisant les approches critiques et les perspectives philosophique, sociologique, juridique et psychanalytique. Avec le soutien du laboratoire FoReLLIS de l’université de Poitiers et du laboratoire ALTER de l’université de Pau et des Pays de l’Adour.
Parmi toutes les créatures fantastiques -comme les géants, les lutins, les fées ou encore les sirènes -, les licornes ont toujours eu une place à part. En effet, derrière un corps d'animal se cache une âme profondément humaine. Voici donc un beau recueil d'histoires fascinantes qui évoquent les rencontres des licornes et des humains à travers les siècles. Sont-elles vraie ? Les jeunes lectrices en décideront...
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Pourquoi les arbres perdent-ils leurs feuilles ? Pourquoi le drapeau olympique compte-t-il 5 anneaux ? Pourquoi les tournesols suivent-ils le soleil ? Pourquoi ne voit-on pas les étoiles le jour ? Pourquoi a-t-on la chair de poule quand il fait froid ? Je m'appelle Léo et, depuis que je suis petit, je pose toutes sortes de questions. Je les ai rassemblées, j'ai trouvé des explications pour y répondre, et j'ai même ajouté des expériences, des énigmes, des anecdotes et des jeux. Mon livre va être... le meilleur du monde ! " Sciences, nature, histoire, géographie, art, mais aussi inventions, grandes découvertes, penseurs, artistes... ce petit garçon, comme beaucoup d'enfants de son âge, veut tout savoir ! Grâce à ce livre, les petits curieux découvriront les réponses à toutes les questions qu'ils se posent !
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...