Foote Shelby ; Coindreau Maurice Edgar ; Belkiri-D
GALLIMARD
9,81 €
Epuisé
EAN :9782070298433
A cinquante ans passés, Luther Eustis, pauvre agriculteur blanc du Mississipi, abandonne femme et enfants pour s'enfuir sur une île déserte du lac Bristol avec une "fille facile" de dix-huit ans, Beulah. Pentecôtiste et puritain, Eustis, qui ne se sépare jamais de sa Bible, se livre à une tentative dérisoire de retour à l'innocence originelle. Mais il sait bien qu'au fond il se perd. Bientôt il découvre les instincts vicieux de Beulah, lorsqu'elle séduit le fils sourd-muet d'une femme monstrueuse, poilue et musclée comme un homme, qui vit au bord du lac. Eustis étrangle alors sa maîtresse et jette le cadavre à l'eau, lesté de blocs de ciment. A quelques temps de là, le cadavre remonte à la surface. Retrouvé et arrêté, Eustis affiche une parfaite indifférence à l'égard des événements. Tout est entre les mains de Dieu. Son avocat plaide la folie et lui évite la chaise électrique. Il sera condamné à la réclusion perpétuelle. Le récit commence par le procès d'Eustis et, au fil des chapitres, tous les protagonistes du drame, prenant la parole à tour de rôle, commentent les faits chacun à sa manière. Nous entendons les versions d'Eustis et de Beulah, mais aussi celles du sourd-muet, de la femme à barbe, de l'épouse d'Eustis, du policier, du journaliste, de l'avocat, etc. Par un tour de force magistral, l'histoire, exposée tout entière dès le début, ne cesse de s'approfondir sans qu'aucun fait nouveau ne vienne bouleverser les données premières. Et nous comprenons peu à peu que le crime d'Eustis concerne toute la communauté et même tout le Sud: sa civilisation imprégnée de la Bible, sa pauvreté, sa résignation, ses croyances obscurantistes, le cloisonnement affectifs de ses membres.
Nombre de pages
326
Date de parution
10/03/1978
Poids
360g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070298433
Titre
Tourbillon
Auteur
Foote Shelby ; Coindreau Maurice Edgar ; Belkiri-D
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
360
Date de parution
19780310
Nombre de pages
326,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A Jordan County, Mississippi, dans les années 1950, un procès pour meurtre bat son plein. La victime : une très jeune femme de moeurs légères, retrouvée garrottée, lestée de blocs de ciment, au fond du lac. L'accusé : un agriculteur quinquagénaire, marié et père de famille, obsédé par Dieu et par le péché. Entraînés par leur désir, ils avaient vécu quelques jours torrides sur une île quasi déserte. Normalement, le verdict est acquis : Luther Eustis a avoué son crime. Mais son épouse a choisi, pour le défendre, un avocat hors pair. Et les voix successives des différents acteurs de ce drame rural, sur lequel plane l'ombre de la Bible, sèment le trouble. Le roman évolue aux confins du Southern Gothic de par la présence de personnages grotesques et de l'intervention de "vérités divines" qui dictent sa conduite à Luther Eustis.
Foote Shelby ; Fillion Jane ; Aubert Marie-Carolin
Septembre 1957 est une date importante de l'histoire des luttes raciales aux Etats-Unis : malgré la promulgation d'une loi déclarant inconstitutionnelle la ségrégation scolaire, le gouverneur de l'Arkansas, Orval Faubus, brave les forces de l'ordre et la volonté du président Eisenhower en interdisant à neuf jeunes élèves noirs l'entrée de leur collège de Little Rock. Pendant ce temps, à Memphis, trois apprentis gangsters que l'on pourrait qualifier de pieds nickelés, planifient et mettent à exécution un projet dont l'ironie est criante : ils sont blancs, mais le jeune garçon qu'ils vont enlever vient d'une famille aisée de la bourgeoise noire, les Wiggins. Sur fond d'émeutes retransmises par la télé, nous voyons Podjo, joueur invétéré et stratège du trio, Rufus l'abruti obsédé sexuel et sa copine l'aguicheuse et gentille Reeny, louer une maison isolée, séquestrer le petit Teddy et réclamer la rançon. Malgré la nullité patente des ravisseurs, nous ne sommes pas si rassurés que ça sur le sort de l'enfant.
Foote Shelby ; Coindreau Maurice Edgar ; Belkiri-D
A cinquante ans passés, Luther Eustis, pauvre agriculteur blanc du Mississippi, abandonne femme et enfants pour s'enfuir sur une île déserte du lac Bristol avec une "fille facile" de dix-huit ans, Beulah. Pentecôtiste et puritain, Eustis, qui ne se sépare jamais de sa Bible, se livre à une tentative dérisoire de retour à l'innocence originelle. Mais il sait bien qu'au fond il se perd. Bientôt il découvre les instincts vicieux de Beulah lorsqu'elle séduit le fils sourd-muet d'une femme monstrueuse, poilue et musclée comme un homme, qui vit au bord du lac. Eustis étrangle alors sa maîtresse et jette le corps à l'eau, lesté de bloc de ciment. A quelque temps de là, le cadavre remonte à la surface. Retrouvé et arrêté, Eustis affiche une parfaite indifférence à l'égard des événements. Tout est entre les mains de Dieu. Son avocat plaide la folie et lui épargne la chaise électrique. Il sera condamné à la réclusion à perpétuité. Le récit commence par le procès d'Eustis et, au fil des chapitres, tous les protagonistes du drame, prenant la parole à tour de rôle, commentent les faits chacun à sa manière. Par un tour de force magistral, l'histoire, exposée tout entière dès le début, ne cesse de s'approfondir sans qu'aucun fait nouveau vienne bouleverser les données premières. Et nous comprenons peu à peu que le crime d'Eustis concerne toute la communauté et même tout le Sud sa civilisation imprégnée de la Bible, sa pauvreté, sa résignation, ses croyances obscurantistes, le cloisonnement affectif de ses membres.
L'âpre "saison sèche" de l'histoire du Sud des Etats-Unis - de la fin de la guerre de Sécession (1865) à la Seconde Guerre mondiale - sert de toile de fond à cette double chronique, sociale et familiale. Celle de l'inexorable décadence des familles patriciennes du Vieux Sud vouées à disparaître sous l'assaut conjugué du progrès et de la modernité. Le conflit entre le Nord et le Sud se rejoue sur le mode mineur et tragicomique d'un combat singulier entre le major Barcroft, vieille baderne sudiste frustrée de gloire guerrière, et un jeune arriviste venu de l'Ohio dont l'ambition et la vitalité n'ont d'égale que l'absence de scrupules. Enjeu de l'affrontement : la fille cadette du major, Amanda, que Harley Drew trouve fort à son goût "vue de dot". Entrent alors en lice une redoutable femme fatale, Amy Carruthers, Lilith des temps modernes, et son mari, Jeff, un pathétique pervers polymorphe. Une nouvelle relation triangulaire se noue, qui relance pour chaque protagoniste la dynamique du désir. Il ne restera - comme il se doit - qu'un seul vainqueur et maintes victimes : les représentants du Sud d'antan avec leurs illusions, mais aussi et surtout l'Amour, contraint de se replier devant la convoitise et la luxure. Les belles vertus sudistes se sont consumées sur le bûcher des vanités. Servi par son écriture puissante, d'une brutalité toute moderne, et par son humour désespérant, L'Amour en saison sèche s'inscrit dans la "Grande Tradition" de la création romanesque : Dickens, Balzac, Flaubert, James, Proust (l'écrivain fétiche de Foote) et, naturellement, Faulkner.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.