Classe de langues et culture(s) : vers l'interculturalité ? Actes du 9e colloque international de l'
Fontenay Hervé de ; Groux Dominique ; Leidelinger
L'HARMATTAN
45,50 €
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EAN :9782296560659
Le colloque de l'AFDECE (Association Française d'Education Comparée et des Echanges), qui s'est tenu à Montréal en octobre 2010, a été consacré à la place de la (des) culture(s) dans la classe de langues, parce qu'il nous a semblé important d'étudier la nécessaire association entre langue et culture et l'enjeu considérable que représente l'ouverture sur les autres cultures dans la classe de langues. La mise en perspective internationale de cette question devait nous permettre de voir ce que représente l'enseignement des langues dans différents pays (Algérie, Maroc, Espagne, Portugal, France, Canada anglophone et Canada francophone), comment la culture du pays dont on enseigne la langue est étudiée et ce qui naît de la confrontation entre la culture du pays qui propose cet enseignement et la nouvelle culture approchée. En mettant en parallèle différentes approches du cours de langue et de culture étrangères dans des contextes nationaux différents, nous voulions tenter de mieux comprendre les enjeux de cet enseignement, la forme qu'il revêt, voire les résistances qu'il peut provoquer dans certains cas (langue et culture de l'ex-colonisateur en Algérie par exemple). Nous voulions également essayer de mettre au jour les questions récurrentes qui se posent à propos de cet enseignement: quelle(s) culture(s) enseigner? Comment faire découvrir cette (ces) culture(s)? Comment créer le désir d'entrer dans cette nouvelle culture? Par une approche de la culture littéraire et artistique? En étudiant les écrivains de l'exil qui vivent au quotidien la confrontation des cultures et qui entrent dans la culture de l'autre sans renoncer à leur propre culture? En étudiant des textes poétiques et en proposant, à partir de cette étude, de mettre au jour ses propres fantasmes, ses propres inquiétudes et ses propres aspirations par une création personnelle et littéraire? En découvrant la pluralité de sens d'une oeuvre artistique et en mettant au jour la polyphonie des textes littéraires, des oeuvres d'art? En faisant percevoir la multiplicité des interprétations émanant de la réception d'un discours?
Nombre de pages
520
Date de parution
08/07/2011
Poids
645g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296560659
Titre
Classe de langues et culture(s) : vers l'interculturalité ? Actes du 9e colloque international de l'
Auteur
Fontenay Hervé de ; Groux Dominique ; Leidelinger
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
645
Date de parution
20110708
Nombre de pages
520,00 €
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Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.
Il ne se regarde pas dans la glace. Il sourit rarement, ne rit pas, ne pleure pas. Il n'affirme jamais : ceci est à moi, mais seulement parfois demande : est-ce que c'est pour moi ? Il dit rarement je et ignore le tu. Il ne prononce pas mon prénom. Pourtant, la surprise, lorsque je me vois par hasard dans un miroir, de découvrir ses yeux dans mes yeux m'oblige à présumer une parenté de nos vies secrètes, à conjecturer chez lui une histoire qui aura continué ailleurs et dont je cherche à déchiffrer les trop rares messages, en enquêteuse incompétente, impatiente et inconsolée". A travers ce récit émouvant, fragments de souvenirs et de réflexions philosophiques, Elisabeth de Fontenay rend hommage à son frère, dont la présence continue d'influencer sa propre existence.
Heudreville, le 4 aoûtMa chère petite Théodora,Comme tes parents te l'ont dit, je me suis retirée à la campagne où je vis avec des animaux - enfin pas seulement avec des animaux! -, après avoir mené, en enseignant la philosophie, une existence bien remplie.Je m'occupe un peu des bêtes dans la minuscule exploitation agricole qui est à côté de notre maison, car les fermiers ont parfois besoin d'aide. Il m'arrive de laver le pis des vaches, avant qu'on les traie, comme j'avais appris à le faire étant enfant, et de panser les chevaux. Et j'aime beaucoup voir comme ils attendent et comme ils sont contents quand je change leur litière et que je leur donne à manger.Un jour que, justement, j'étrillais Papillon, le percheron de nos voisins, j'ai soudain découvert que les deux verbes, «penser» et «panser», se prononçaient exactement de la même façon, ce qui m'a beaucoup troublée. Et c'est alors, au milieu de ces animaux, que la philosophie m'a de nouveau occupé l'esprit.Les idées qui me sont venues, j'ai eu envie de te les faire partager et de les transmettre aussi à d'autres enfants.En espérant continuer, lors de prochaines vacances, à réfléchir avec toi, mais de vive voix, je t'embrasse tendrement,Elisabeth.