Heudreville, le 4 aoûtMa chère petite Théodora,Comme tes parents te l'ont dit, je me suis retirée à la campagne où je vis avec des animaux - enfin pas seulement avec des animaux! -, après avoir mené, en enseignant la philosophie, une existence bien remplie.Je m'occupe un peu des bêtes dans la minuscule exploitation agricole qui est à côté de notre maison, car les fermiers ont parfois besoin d'aide. Il m'arrive de laver le pis des vaches, avant qu'on les traie, comme j'avais appris à le faire étant enfant, et de panser les chevaux. Et j'aime beaucoup voir comme ils attendent et comme ils sont contents quand je change leur litière et que je leur donne à manger.Un jour que, justement, j'étrillais Papillon, le percheron de nos voisins, j'ai soudain découvert que les deux verbes, «penser» et «panser», se prononçaient exactement de la même façon, ce qui m'a beaucoup troublée. Et c'est alors, au milieu de ces animaux, que la philosophie m'a de nouveau occupé l'esprit.Les idées qui me sont venues, j'ai eu envie de te les faire partager et de les transmettre aussi à d'autres enfants.En espérant continuer, lors de prochaines vacances, à réfléchir avec toi, mais de vive voix, je t'embrasse tendrement,Elisabeth.
Nombre de pages
75
Date de parution
19/10/2006
Poids
165g
Largeur
128mm
Plus d'informations
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EAN
9782070571826
Titre
Quand un animal te regarde
Auteur
Fontenay Elisabeth de ; Callias Aurore
Editeur
GALL JEUN GIBOU
Largeur
128
Poids
165
Date de parution
20061019
Nombre de pages
75,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il ne se regarde pas dans la glace. Il sourit rarement, ne rit pas, ne pleure pas. Il n'affirme jamais : ceci est à moi, mais seulement parfois demande : est-ce que c'est pour moi ? Il dit rarement je et ignore le tu. Il ne prononce pas mon prénom. Pourtant, la surprise, lorsque je me vois par hasard dans un miroir, de découvrir ses yeux dans mes yeux m'oblige à présumer une parenté de nos vies secrètes, à conjecturer chez lui une histoire qui aura continué ailleurs et dont je cherche à déchiffrer les trop rares messages, en enquêteuse incompétente, impatiente et inconsolée". A travers ce récit émouvant, fragments de souvenirs et de réflexions philosophiques, Elisabeth de Fontenay rend hommage à son frère, dont la présence continue d'influencer sa propre existence.
I1 fut un temps où les hommes, les animaux, les dieux formaient une communauté de destin L'Antiquité fut cet âge d'or pour les bêtes, car si les hommes les offraient en sacrifice aux dieux, chacun s'accordait sur leur dignité d'êtres animés et les respectait en tant que tels.Depuis que Dieu s'est fait homme, que le Christ s'est offert en sacrifice, tel un agneau, le statut de l'animal a complètement changé. De ce moment, les philosophes se préoccupent d'abord de définir le propre de l'homme, et donc de le différencier des bêtes. Dès lors, celles-ci sont le plus souvent considérées comme des êtres négligeables, des machines (Descartes), et, à l'occasion, comparés... à des pommes de terre (Kant).De grands esprits font évidemment exception, au XVIIIe siècle surtout. Certains philosophes, tel Diderot, croient même deviner une continuité biologique et morale entre l'homme et l'animal. Michelet, dans cette veine de pensée, se fera, au XIXe siècle, le chantre de l'amour des bêtes, le grand témoin de la façon dont les hommes ruinent leur âme en les persécutant.
Premier temps : ce qu'apporte l'oeuvre de Lyotard à la connaissance du judaïsme. Et cet apport est considérable. Dans le sillage d'Emmanuel Levinas et de Jacques Lacan, en empruntant notamment à ce dernier le concept de forclusion (mécanisme psychique par lequel s'opère le rejet d'une expérience hors de l'univers symbolique du sujet), il pense le judaïsme en termes de forclusion psychotique. C'est ainsi que le judaïsme, à la différence de la pensée occidentale-chrétienne, rejette le mythe et les médiations, n'aspirant à aucune réconciliation, aucun pardon, affirmant même son incompatibilité avec la métaphysique qui, chrétienne, hégélienne ou marxiste, expose symboliquement le meurtre du père et la rémission du crime. Rupture avec la réalité, prédominance du texte, surestimation du Père, ces trois caractéristiques de l'esprit du judaïsme selon Levinas trouvent un singulier éclairage à la lumière lacanienne projetée par Lyotard. Or, deuxième temps, voici qu'Elisabeth de Fontenay s'insurge contre son guide lorsque celui-ci, fort de sa découverte, dénie aux rescapés du génocide et aux historiens du temps présent toute légitimité à témoigner et à analyser les témoignages au nom de la mémoire elle-même qui, dès lors que l'on tente de donner chair à l'indicible, sombre, dit-il, dans l'instrumentalisation (commémorations, etc.) et, finalement, dans l'oubli. Elisabeth de Fontenay, en pleine conscience de ce risque, plaide pourtant pour l'utilité du travail de l'historien, la nécessité d'étayer concrètement l'histoire du génocide, de faire toute sa place au témoignage - au nom de l'autre, d'un partage possible de la souffrance. Mais, troisième temps, hommage est rendu à Lyotard en ce qu'il rend lui-même justice à la tradition hébraïque, porteuse à ses yeux de la plus grande radicalité dans le dissensus d'avec la pensée et la pratique occidentale chrétienne, pour le plus grand bénéfice de l'éthique, cette dimension du politique dont l'horizon nous fait aujourd'hui si cruellement défaut.
Mireille est une abeille consciencieuse... et gourmande. Elle ramasse du pollen chaque matin pour en faire des pots de miel. Jusqu'au jour où elle retrouve ses pots... vides ! Qui a mangé son miel ? Ce livre est le premier titre d'une longue série vendue à plus de 2 millions d'exemplaires en France. La collection consacrée aux Drôles de petites bêtes raconte aux enfants (dès trois ans) la vie d'un jardin imaginaire avec beaucoup d'humour et de poésie. Du même auteur : Siméon le papillon, Oscar le cafard, Luce la puce... --Emmanuelle Figueras
Commentaires Siméon le papillon est amoureux des fleurs. Il va les voir chaque matin. Prend le thé avec l'une, fait sa toilette avec l'autre... Un matin, il les retrouve têtes baissées, les pétales en bataille. Les fleurs dorment, épuisées par la nuit passée au bal des tulipes en compagnie d'un papillon de nuit trompettiste... Les enfants (dès trois ans) retrouvent dans ce livre d'autres personnages de la collection et découvrent la vie romancée de ces Drôles de petites bêtes. Du même auteur : Mireille l'abeille, Oscar le cafard, Luce la puce...--Emmanuelle Figueras --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
Dans la même collection: Mireille l'Abeille, Belle la coccinelle, Siméon le Papillon, Camille la Chenille, Carole la Luciole, Loulou le Pou, Marie la Fourmi, Léon le Bourdon, Barnabé le Scarabée, Patouch la Mouche, Ursule la Libellule, Frédéric le Moustique, Margot l'Escargot, Luce la Puce, Chloé l'Araignée, Pascale la Cigale, Hugo l'Asticot, César le Lézard