« Je ne peux pas mourir »!Cette parole d'Emmanuel Levinas touche le coeur d une actualité, celle de notre rapport occidental à la mort, qui résume le contexte dans lequel la mort nous fait problème. C'est ce contexte qui permet aussi d'éclairer la difficile question des « fins de vie » sous nos latitudes. S'engage la bataille idéologique: puis-je ou non disposer de mon existence? Des deux côtés, on invoque la dignité humaine, que ce soit pour réclamer le droit de « mourir dans la dignité » ou pour justifier l'interdiction de toute forme d'euthanasie au nom du « caractère sacré » de la vie humaine. La « dignité humaine » devrait-elle justifier tout et son contraire? Il importe plutôt d'en élucider la notion et le fondement, en commençant par faire le clair sur les interprétations concurrentes et leurs implications pratiques.L'approche pluridisciplinaire de l'ouvrage favorisera une lecture critique au sein de laquelle différents points de vue s'inscrivent dans des moments distincts: Moment d'attestation, celui des praticiens aux prises avec la réalité des hôpitaux et des unités de soins palliatifs. Ils expérimentent au jour le jour le drame et la tragédie des passages de la phase curative à la phase palliative puis à la phase terminale.Moment d'information, d'analyse exégétique et critique, touchant notamment à l'état du droit.Moment de problématisation. De quoi et vers quoi? Tout logiquement, en direction des fondements philosophiques, c'est-à-dire de ce qui justifie que l'on prenne telle ou telle décision importante concernant les soins, l'arrêt des soins, la fin de vie, voire l'arrêt de la vie. Créée par le laboratoire EISAI, la Fondation d Entreprise EISAI contribue au débat démocratique au travers de ses actions dont l'ambition est de « réfléchir » la Santé sur un mode transdisciplinaire et humaniste au-delà d'une vision strictement médicale ou économique.
Nombre de pages
514
Date de parution
03/03/2012
Poids
637g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782130579137
Titre
Fin(s) de vie. Le débat
Auteur
FONDATION EISAI
Editeur
PUF
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135
Poids
637
Date de parution
20120303
Nombre de pages
514,00 €
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Les institutions gériatriques doivent-elles et ont-elles la capacité de conférer un sens culturel, social et cultuel à la mort ? La préparation du corps-mort est-elle le départ d'un travail de mémoire ? Le vieillissement, cette ultime frontière entre la santé et la maladie, est-il uniquement dû à une usure inévitable - comme celle d'une falaise ou d'une machine - et à une accumulation progressive d'erreurs au cours du temps ? Ou notre mort, comme la mort des cellules qui nous composent, pourrait-elle pour partie procéder d'une forme d'autodestruction ? Plus le philosophe est le vieil homme qui cultive l'impassibilité, plus la philosophie semble se détourner de la vieillesse, au profit d'un rapport exclusif à la mort qui pendant longtemps (sinon toujours ?) fascinera la philosophie, situant ainsi les enjeux existentiels dans un tête à tête de la vie et de la mort plutôt que de la vie et de la vieillesse. Pourquoi un tel détournement vis-à-vis de la vieillesse ? Trois textes ouvrent ce livre sur le vieillissement, le sixième et dernier d'un cycle de la Fondation Eisai : Le corps-vieux : Un lieu de mémoire ? par Eric Minnaërt, Et ce changement-là, Vivre, au monde s'appelle... par Jean Claude Ameisen, En quoi une philosophie de la vie ne peut-elle être qu'une philosophie de la vieillesse par Guillaume Le Blanc. Dans une série d'aperçus, Claudine Attias-Donfut, Maurice Godelier, Marie de Hennezel, Etienne Klein, Joseph Maïla, Serge Marti, Robert Misrahi, Jean Morval débattent de ces perspectives anthropologiques sur le corps vieux, vivement.
Plonger dans la vie de Chiara Luce Badano à travers ses propres mots et réflexions, nous rapproche d'elle. Ce sont ses écrits et ses pensées qui guident cette brève biographie, les étapes marquantes de son parcours humain et spirituel. Il s'agit de paroles véritablement attestées : la Fondation qui porte son nom a voulu les rassembler en un seul volume. Il s'agit de montrer, sans trop de médiations, quel don Chiara a été, pour l'Église et pour tant de personnes - surtout des jeunes - qui, dans le monde entier, ont été saisis par son histoire. Outre l'aventure spirituelle de cette jeune femme (décédée en 1990 à la suite d'une douloureuse maladie), ces pages font revivre l'amour de ses parents et de nombreux amis avec lesquels elle a partagé les joies, les espoirs et les peines de sa brève existence. Il en résulte un regard original et antirhétorique sur la vérité et la mémoire d'une jeune fille à la fois normale et extraordinaire qui continue de rayonner et d'inspirer tant de personnes aujourd'hui. Chiara Luce Badano a été béatifiée en 2010. La Fondazione Chiara Badano est née de la volonté expresse des parents de la bienheureuse Chiara Luce Badano le 18 février 2011. Elle a été créée pour préserver et maintenir d'une manière authentique, pérenne et vivante, la mémoire de Chiara Badano.
Rapport de la mission 2014 mandatée par la Fondation nationale Entreprise et Performance Le contexte actuel de crise longue, économique, financière, sociale, pose la question d'un nouveau modèle de croissance durable. Exigé par la raréfaction et la cherté des ressources énergétiques et des matières premières en général, alors que l'expansion mondiale de la population et de la demande est de plus en plus rapide, un tel modèle reste à formaliser. Les expressions "économie verte" ou "croissance verte" sont devenues presque familières depuis le Grenelle de l'environnement. Au-delà des mots, ce qu'elles recouvrent constitue-t-il une réponse à l'attente d'une amélioration du bien-être humain, de l'équité sociale tout en réduisant les risques environnementaux et la pénurie des ressources ? L'Europe, qui cumule vieillissement démographique, compétitivité essoufflée et surendettement, sans même évoquer les complexités de sa gouvernance supranationale, peut-elle adapter ses modèles économiques et sociaux à un tel enjeu ? Comment la France peut-elle renforcer la qualité de ses infrastructures, encourager l'innovation et une recherche efficace et appliquée ? La désindustrialisation dont elle souffre la condamne-t-elle à la stagnation, puis à la décroissance, alors même que certaines zones du "reste du monde" progressent à grands pas ...
L'innovation est devenue le maître-mot pour faire face aux défis économiques, tant dans les entreprises et les administrations que dans la société en général. Grâce à elle, les organisations deviennent plus performantes, plus compétitives, plus rentables. Ainsi, la capacité de nourrir l'innovation est devenue un facteur clé pour leur développement et les innovateurs sont désormais des individus recherchés. Les propositions développées dans ce rapport partent de la conviction qu'il est possible de développer une culture d'innovation chez chacun d'entre nous, dès le jeune âge, parfois pour corriger des habitudes ancrées depuis longtemps et même au sein d'entreprises ou d'entités réputées "non innovantes". Au moyen de fiches pratiques thématiques concrètes et pertinentes, les auteurs proposent une approche de l'innovation, tant technologique que sociétale, permettant à chacun de s'y reconnaître et de se développer comme " cultivateur d'innovation ".
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.