Le couronnement impérial de Charlemagne (25 décembre 800)
Folz Robert
GALLIMARD
13,25 €
Epuisé
EAN :9782070224364
C'est à Noël, et c'est à Saint-Pierre de Rome, le jour et le lieu les plus sacrés de la chrétienté occidentale : Charles, roi des Francs depuis 768 et des Lombards depuis 774, reçoit un diadème des mains du pape Léon III, et les assistants s'écrient : "A Charles Auguste, couronné par Dieu grand et pacifique empereur des Romains, vie et victoire !". Au faîte de sa puissance et déjà salué comme le nouveau David, le fils de Pépin le Bref, fondateur de la dynastie carolingienne, est désormais reconnu comme le successeur de Constantin, premier empereur romain chrétien. Cette restauration de l'Empire d'Occident, réinterprété par l'Église, est le produit d'une construction idéologique et d'une conjoncture politique dont Robert Folz restitue magistralement la réalité complexe, et parfois obscure, dans cet ouvrage devenu un classique depuis sa première parution. De la genèse de l'événement jusqu'à son extinction en 877 avec Charles le Chauve, petit-fils du grand Empereur, puis à son exaltation avec la transfiguration d'un Charlemagne héroïsé et sanctifié, le grand médiéviste disparu donne à lire ce qui s'est joué d'immense pour le destin de l'Occident ce jour d'hiver de l'an 800. Laurent Theis revient dans sa préface sur la dimension originelle de ce couronnement fondateur et sur son ombre pendant de longs siècles, en les situant dans notre savoir, et notre mémoire, du passé national.
Nombre de pages
336
Date de parution
14/02/1964
Poids
417g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070224364
Titre
Le couronnement impérial de Charlemagne (25 décembre 800)
Auteur
Folz Robert
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
417
Date de parution
19640214
Nombre de pages
336,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce fit en apparence si clair, ce fait que chacun de nous apprend dès son enfance, Charlemagne recevant, tel un beau cadeau, le jour de Noël, la couronne impériale, est en réalité l'un des moins connus et des plus complexes de l'histoire de l'Occident. Si nous savons à peu près ce qui s'est passé à Rome le 23 et le 25 décembre 800, la préparation du couronnement de Charlemagne, son interprétation continue à poser des questions difficiles à résoudre. Aussi celui qui raconte cette histoire marquée de tant d'incertitudes devra être attentif à tous les détails, souvent bien menus, susceptibles de nous livrer quelque chose de la pensée des meneurs du jeu, poser des hypothèses qui peuvent être étayées avec quelque vraisemblance, se méfier de la solution qui apparemment explique tout et s'avère finalement être une simple vue de l'esprit. Et surtout ne jamais perdre de vue le fond du problème: comment il a pu se faire que le roi des Francs soit promu à une dignité éteinte depuis plus de trois siècles et paraisse ainsi successeur des anciens Césars."
C'est à Noël, et c'est à Saint-Pierre de Rome, le jour et le lieu les plus sacrés de la chrétienté occidentale: Charles, roi des Francs depuis 768 et des Lombards depuis 774, reçoit un diadème des mains du pape Léon III, et les assistants s'écrient: "A Charles Auguste, couronné par Dieu grand et pacifique empereur des Romains, vie et victoire!" Au faîte de sa puissance et déjà salué comme le nouveau David, le fils de Pépin le Bref, fondateur de la dynastie carolingienne, est désormais reconnu comme le successeur de Constantin, premier empereur romain chrétien. Cette restauration de l'Empire d'Occident, réinterprété par l'Eglise, est le produit d'une construction idéologique et d'une conjoncture politique dont Robert Folz restitue magistralement la réalité complexe, et parfois obscure, dans cet ouvrage devenu un classique depuis sa première parution. De la genèse de l'événement jusqu'à son extinction en 877 avec Charles le Chauve, petit-fils du grand Empereur, puis à son exaltation avec la transfiguration d'un Charlemagne héroïsé et sanctifié, le grand médiéviste disparu donne à lire ce qui s'est joué d'immense pour le destin de l'Occident ce jour d'hiver de l'an 800. Laurent Theis revient dans sa préface sur la dimension originelle de ce couronnement fondateur et sur son ombre portée pendant de longs siècles, en les situant dans notre savoir, et notre mémoire, du passé national.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.