Aux yeux du touriste pressé, Bucarest cache précieusement ses secrets. Bucarest ne se visite pas, Bucarest "se vit" et se dévoile au fil des expériences quotidiennes et des rapports humains qui se tissent au cours des petits ou des grands événements de la vie. Bucarest heurte et séduit à la fois. Cette capitale aux apparences trompeuses a toujours témoigné d'une vitalité bouillonnante et d'une volonté farouche de défier les mésaventures de son passé. Première arrivée au rendez-vous avec l'Histoire, la Capitale s'enflamme et déchante, le tumulte couve sans cesse sous les apparences de l'inertie. C'est sans doute à ces aspects que l'on doit l'abondance des traces écrites - en Roumanie et ailleurs - ayant consacré la singularité de Bucarest parmi les capitales européennes. Une vaste monographie de cette ville s'est ainsi constituée, au fil du temps, grâce à l'oeuvre d'écrivains et de peintres, d'historiens, d'anthropologues et de mémorialistes dont le florilège que nous proposons s'applique à donner un aperçu. Ce recueil comporte une mosaïque de thèmes à commencer par celui, fréquemment abordé dans la littérature mondiale, de "la montée vers la Capitale".
Nombre de pages
225
Date de parution
06/01/2018
Poids
440g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782352702412
Titre
Bucarest. Promenades littéraires
Auteur
Folschweiller Cécile ; Roman Andreia
Editeur
NON LIEU
Largeur
160
Poids
440
Date de parution
20180106
Nombre de pages
225,00 €
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Connu dans le monde savant français pour ses talents de bibliographe et comme spécialiste du théâtre médiéval, Emile Picot fut aussi le premier professeur de roumain à l'Ecole des langues orientales entre 1875 et 1909. C'est un événement historique important qui l'a amené à Bucarest en 1866 : l'arrivée sur le trône des Principautés roumaines du prince Charles de Hohenzollern, dont le jeune Picot devient alors le secrétaire français. Ses lettres privées, en majeure partie inédites, relatent les circonstances et le déroulement de sa mission, témoignent de la vie politique et culturelle roumaine de l'époque, éclairent l'implication française dans cet épisode de la question d'Orient et nous font connaître la personnalité du prince de Roumanie mais aussi celle du futur savant français découvrant alors les confins danubiens.
Les guerres balkaniques sont longtemps restées dans l'oubli. Mais c'est en 2014, alors que les Européens et leurs alliés tentent de comprendre la tragédie de la Grande Guerre, qu'analystes et historiens se penchent sur les fractures anti-ottomanes, puis fratricides, de 1912 et 1913. Quelles sont les passions et les intérêts en jeu ...
L'ouvrage est une riche évocation de tout le spectre des musiques, de celles de tradition orale aux plus savantes, en passant par les "mésomusiques" - les musiques "populaires" aux différents sens du terme. Il montre la dépendance des musiques à l'égard des idéologies, en particulier sous le régime communiste, ce qui n'a pas manqué de susciter quelques controverses à sa sortie en Roumanie en 2002. Il couvre le XXe siècle roumain à l'exception de son ultime décennie, les années 1990, trop chaotiques et trop marquées encore par les différentes orientations nationales puis nationale-communiste du siècle.
Cette anthologie, entièrement bilingue, est à la fois un recueil de textes, une synthèse des grands moments littéraires et une présentation critique d'auteurs. Réunissant ces trois éléments en un seul ouvrage, nous pensons offrir au public français et francophone la possibilité d'apprécier la littérature roumaine autant dans ses données culturelles et historiques que sur le plan esthétique.
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d'oeuvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur " à-tout-faire ", Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve - à la lecture notamment de ses lettres - l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud - condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits - n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".