Quelle force de vérité accorder à la poésie ? Apparemment aucune selon Baudelaire : "elle n'a pas la Vérité pour objet, elle n'a qu'Elle-même", assure-t-il. C'est pourtant lui qui opère le passage décisif vers une poésie qui remet désormais en question ses fondements, son devenir, sa nécessité, une poésie qui exige d'être sans cesse perception à valeur existentielle. Bouleversant tous les enjeux de la rhétorique, le poète concentre son travail et ses doutes sur la correspondance entre une apparence poétique qui se tient (la figure, l'image) et le tréfonds de l'homme, soit un certain effondrement. Ce nouveau point de mire, cette réflexivité, exacerbent, libèrent, mais menacent le poétique : c'est ainsi qu'à travers les motifs de l'hypocrisie, du mensonge, du masque, et de l'art lui-même, le poète défie cet idéal au fur et à mesure qu'il l'initie, non sans intégrité. Où, quand, comment et vers quoi se joue le vrai du poème ? Pourquoi l'oeuvre baudelairienne — notamment l'expérience du Spleen de Paris — pose-t-elle à travers ce défi les enjeux vigoureux de la modernité ? Baudelaire emporte poésie et beauté vers cette spiritualité lucide, où imagination, malentendu, contrariété et musique, prose, " innombrables rapports ", portent une aptitude unique à dire notre être-là. Plus que jamais sa proposition nous concerne, s'avère élan, audace contre nos évidences, nos adhérences et faux progrès : le bouffon qui pirouette en est le centre. Se débattant contre tout Idéal absolu, la poétique baudelairienne désire la liberté incarnée et douloureuse de l'artiste, de l'humain.
Nombre de pages
458
Date de parution
19/02/2019
Poids
722g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343157641
Titre
Baudelaire et la vérité poétique
Auteur
Foloppe Régine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
722
Date de parution
20190219
Nombre de pages
458,00 €
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FaminesEntends-tu ce qui courton ne voit pas les chevillesà ces yeux de tout noir, enjointel'énorme saison voisine, déplacedes raccords, des rameauxnuages, nuageux, rougepersonne n'est sur le coeurà cheval, en volsans amour, sans précision, des corps poussent au soleilla moitié de leurs poids au réel, le secet tout plus étroit, plus aux doigtsindivisible et par petits canaux de sang
Résumé : Poésie. Voilà donc la langue de la passion, de l'intuition et de la pudeur. Le poème est là : une étoile filante qu'on aurait le loisir de faire surgir plusieurs fois. Il dit dans un resserrement ouvert ce qu'il y a de plus vertigineux en nous : la vie, la vie lorsqu'elle s'emballe, nous étonne et nous métamorphose. Il dit l'émotion terrible et merveilleuse qui fait se percuter deux êtres " tributaires du vent ", deux sensibilités soudain affolées, émues au plus haut point. Tributaires du vent pourrait être une histoire : celle d'un homme et d'une femme stupéfaits de se reconnaître sans se connaître. Densité et banalité : la vie, le vent les éloignent, les rapprochent, les amusent, les déchirent. Et puis l'aventure immense se nimbe de temps, décline à peine, mais trop déjà... Il faut s'arracher à cette brûlure fascinante avant qu'elle ne brûle plus... Créé par l'Atelier Imaginaire, le prix Max-Pol Fouchet récompense sur manuscrit un recueil de poèmes. Un jury international francophone a choisi de l'attribuer à Régine Folonne Ganne.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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