Au-delà de la pompe royale, Louis XIII (1601-1643) fut, de son enfance jusqu'à sa mort, l'un des rois de France les plus proches de ses sujets par sa simple humanité, sa manière de vivre et sa sensibilité. Aussi tient-il dans cet ouvrage la place de personnage principal et de premier témoin de son temps. Austérité et divertissement, rusticité et savoir-vivre, fragilité et vigueur physiques, accès de violence et empire sur soi, dureté et dévotion : passant de la petite cour de Saint-Germain à la cour du Louvre, de la chambre d'enfant du futur roi au foyer des gens modestes, l'auteur nous introduit avec bonheur dans l'intimité d'une époque complexe baignée par l'atmosphère de peintres comme Georges de La Tour ou les frères Le Nain. MADELEINE FOISIL Docteur en histoire, élève de Roland Mousnier et collaboratrice de Pierre Chaunu, ingénieur de recherches au C. N. R. S. , Centre de recherches sur la civilisation de l'Europe moderne (Paris-Sorbonne), Madeleine Foisil connaît bien Louis XIII et son époque pour avoir publié le journal de Jean Héroard, son médecin. Outre de nombreux articles et contributions à des ouvrages collectifs, elle a également publié La Révolte des Nu-Pieds et les révoltes normandes de 1639 (1970) et Le Sire de Gouberville (1986, 2e éd.).
Nombre de pages
374
Date de parution
23/09/1992
Poids
334g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782010169205
Titre
La vie quotidienne au temps de Louis XIII
Auteur
Foisil Madeleine
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
130
Poids
334
Date de parution
19920923
Nombre de pages
374,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur Madeleine Foisil, chercheur au CNRS, chargée d'enseignement à l'Université de Paris-Sorbonne, est une spécialiste des XVIe et XVIIe siècles français. Après une importante contribution à l'ouvrage collectif Histoire de la vie privée paru en 1986, elle édite Le Journal d'Héroard, médecin de Louis XIII: apport capital sur l'enfance de ce roi. Elle a été l'élève et la collaboratrice de deux grands historiens : Roland Mounier et Pierre Chaunu
En 1578 mourait Gilles de Gouberville, petit gentilhomme du Cotentin qui laissait derrière lui un trésor inestimable : le livre de raison qu'il avait tenu tout au long de son existence. De ce monument unique, treize ans, soit près de cinq mille jours, nous sont parvenus.En s'appuyant sur ce Journal, émouvant témoignage d'un temps révolu, l'historienne Madeleine Foisil reconstitue minutieusement le quotidien d'un homme et l'atmosphère d'une époque.Le Sire de Gouberville, devenu un classique de l'histoire des sensibilités, nous transporte au coeur de ce XVIe siècle où la violence des moeurs n'empêche pas l'hospitalité et la retenue des sentiments ; il nous renseigne sur la sociabilité villageoise, le vécu religieux, la maladie qui frappe Gouberville ou les siens, la mort, enfin. Madeleine Foisil fait ainsi revivre tout un menu peuple, sous le ciel mélancolique de la campagne normande.
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.