Les Déliquescences. Poèmes décadents d'Adoré Floupette avec sa vie par Marius Tapora
Floupette Adoré ; Richard Nathalie
NIZET
19,00 €
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EAN :9782707810434
LesDéliquescences d'Adoré Floupette restent la plus célèbre parodie de la poésie symboliste et décadentiste, qui s'est véritablement déchaînée à la fin du XIXe siècle. Ces "poèmes décadents" furent publiés en 1885 par Gabriel Vicaire et Henri Beauclair, "chez Lion vanné, à Byzance" (!). Adoré Floupette n'est évidemment qu'un pseudonyme, mais Gabriel Vicaire, se déguisant en un drôle de "Pharmacien de 2e classe", le fictionnel Marius Tapora, lui a donné une grande consistance burlesque en écrivant sa vie. Le texte (ici reproduit) de cette biographie imaginaire, est particulièrement savoureux. Qu'on en juge : Floupette, qui "se proposait de mettre en triolets la philosophie de Schopenhauer", envoie un jour à Tapora un "grand poème moderne où serait résumée, en quelques centaines de vers, l'évolution naturaliste du siècle." Et Tapora, à sa lecture, exulte : "Et c'était encore plein de buées chaudes, d'odeurs de fromage, de bosses chancreuses, de sanie, de bile et de glaires. Un accouchement surtout me fit penser aux symphonies de Beethoven." "Les Déliquescences ne sont qu'une fumisterie, mais je la crois amusante", déclara placidement Gabriel Vicaire. Et pourtant, ce recueil déclencha en son temps une violente polémique qui contribua paradoxalement à l'immense postérité du mouvement Symboliste.
Nombre de pages
88
Date de parution
03/05/2000
Poids
96g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782707810434
Titre
Les Déliquescences. Poèmes décadents d'Adoré Floupette avec sa vie par Marius Tapora
Auteur
Floupette Adoré ; Richard Nathalie
Editeur
NIZET
Largeur
130
Poids
96
Date de parution
20000503
Nombre de pages
88,00 €
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Paris, 1891. Au rythme des fiacres et des remous anarchistes, sous la direction du magnificent M, un cercle d'écrivains enquête sur d'inquiétants phénomènes qui agitent la capitale. Silhouettes chimériques ou peintures macabres, spectres ou épidémies sordides, l'empreinte du Mal trouble cette fin de siècle déjà ombrageuse. Qu'ils se nomment Berthe Weill ou Octave Mirbeau, qu'ils poétisent comme Pierre Louÿs ou invoquent Arthur Rimbaud, ces membres du Club de la rue de Rome traquent la vérité et la malévolence. Et dans leur sillage, c'est tout un labyrinthe surprenant et horrifique qui s'ouvre dans l'ombre de la Ville lumière. Adorée Floupette aurait été l'une des plus grandes plumes de la fin du XXe siècle si la postérité ne l'avait si injustement oubliée. D'une modernité sans égale pour son époque, son oeuvre renaît aujourd'hui grâce à ces Affaires uniques en leur genre, aux confins du surnaturel.
Mêlant portraits de patients et réflexions plus personnelles sur le métier de soignant, ce livre retrace le parcours d'une jeune médecin généraliste, de la faculté de médecine jusqu'à l'installation dans une campagne.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).