Sous ses faux airs administratifs (couverture de méchant carton gris, gommette, étiquettes, code barre...), ce livre s'apparente à un dossier d'archives comme certains artistes aiment à en ponctuer leur carrière, à l'un de ces recueils de dessins voués à asseoir définitivement le génie de leur auteur auprès du grand public. Le fait est que Jacques Floret y a compilé - fichtre - pas moins de 600 dessins, et le tout avec une rigueur exemplaire. Ils sont pour la plupart extraits de carnets dans lesquels régulièrement Floret note des idées, fignole des croquis, tente des trucs, esquisse de drôles de compositions ou bien, plus difficilement comme on le sait, s'efforce de laisser librement courir une ligne sur la page. A y regarder plus attentivement, Le Grosso modo se distingue pourtant d'un simple recueil informel de dessins par les liens tissés de proche en proche entre les images. Sur le mode "Marabout, bout d'ficelle, selle de cheval, cheval de course, course à pied, pied-à-terre... " , chaque image est enchaînée par le biais d'un détail, d'une qualité de trait ou d'un motif à l'image précédente, et s'accroche de même à celle qui suit : une thématique émerge, qui laisse bientôt, à la faveur de similitudes formelles, sa place à une autre qui laisse sa place à une autre qui, etc. De proche en proche, d'analogie en ressemblance, une suite séquentielle se forme, un fil se dévide qui reviendra former à l'autre bout de la lecture, grosso modo, une pelote qu'il faudra dérouler de nouveau. A noter : les dessins de Jacques Floret ont pour préface un récit de fiction concocté par le déjà fameux Frédéric Ciriez.
Nombre de pages
160
Date de parution
07/04/2023
Poids
580g
Largeur
217mm
Plus d'informations
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EAN
9782916383705
Titre
Le grosso modo
Auteur
Floret Jacques ; Ciriez Frédéric
Editeur
MATIERE
Largeur
217
Poids
580
Date de parution
20230407
Nombre de pages
160,00 €
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Rachel & Rosco est un ensemble de soixante-dix-sept dessins inédits réalisés au stylo à bille quatre couleurs. Chaque dessin représente une femme (ou une fille) en compagnie de son chien. Ces dessins, autour desquels rien d'autre ne surgit - ni légendes, ni textes -, et qui ne sont précédés d'aucune préface, sont la reproduction plus ou moins fidèle d'authentiques photographies sélectionnées par l'artiste. On ne s'étonnera donc pas de repérer, ici ou là, des inscriptions (date, heure...) souvent présentes sur des photos numériques. L'utilisation du Bic quatre couleurs, objet usuel, familier, peu employé par les artistes et techniquement sommaire, évoque ces dessins que tous, un jour, nous avons réalisés dans les marges de nos cahiers d'école. Copier, avec cette technique-là, des images "iconiques" piochées autour de soi renvoie à une posture enfantine faite d'identification, de reproduction et d'accumulation. Par la "transcription" répétée de ces scènes du quotidien, Jacques Floret fait du couple Rachel & Rosco des figures amies, des images sorties tout droit d'un album intime qui pourrait être le nôtre, rassemblant les lecteurs autour d'une mémoire commune. C'est pourquoi Rachel et Rosco ne sont pas dotés d'une identité propre. S'ils forment un motif obsessionnel et unique - une femme, un chien -, les personnages sont multiples et les poses changeantes : au gré des dessins, Rachel prend différents visages et Rosco change de race. Transfuges d'un album de famille, photos "volées" à leur cadre privé, ces images portent aussi la charge émotionnelle de l'enfance, de moments révolus et d'une situation affective où l'absence de figure masculine sous-tend un regard peut-être fétichiste : une femme, un chien symbole d'amour et de fidélité, un photographe invisible...
Et si retrouver son équilibre était un art de vivre?? Se mêlent ici ostéopathie, conscience corporelle et apprentissage de la vie. A travers ses expériences personnelles, professionnelles et méditatives, l'auteur explore notre manière d'habiter le corps et de traverser le monde. La métaphore du culbuto devient le fil conducteur d'une réflexion sur la santé, le soin et la résilience?: comment se redresser, encore et toujours, malgré les déséquilibres du monde et de soi-même. Au-delà de la technique, l'ostéopathie se révèle comme une voie d'écoute, de présence et de simplicité, une invitation à vivre plus lucidement, plus librement. Le changement commence par soi. La liberté est en soi.
En Afrique tropicale, un système traditionnel de l'utilisation des sols consiste en une phase de culture (5 à 15 ans) suivie d'an abandon cultural (la jachère) dès qu'une baisse des rendements et de la fertilité se fait sentir ou qu'un envahissement par des mauvaises herbes ou des parasites est observé. La phase de jachère (de 10 à 30 ans selon le climat) qui suit la culture permet la remontée de la fertilité grâce à un retour à la savane arbustive ou arborée. Ce système culture-jachère a bien fonctionné jusqu'à une date récente. Actuellement, l'augmentation de la population et la tendance à la sédentarisation ont induit une forte augmentation des surfaces cultivées et, proportionnellement, une diminution des surfaces en jachère. Il est donc devenu nécessaire de mettre au point une gestion adaptée de la jachère naturelle ou des méthodes de substitution. C'est dans ce cadre que, du 13 au 16 avril 1999, s'est tenu à Dakar un séminaire international intitulé " La jachère en Afrique tropicale : rôles, aménagements, alternatives ".
Les dix chapitres de cet ouvrage abordent différents thèmes concernant la place et les fonctions de production de la jachère traditionnelle en Afrique tropicale, l'importance des jachères améliorées ainsi que les méthodes de substitution à cette jachère qui tend à disparaître. Ces synthèses sur la jachère et son devenir, réalisées par des auteurs de spécialités différentes, abordent des aspects biologiques, agronomiques et socio-économiques. Elles permettent de faire le point des connaissances actuelles concernant la transition agraire qui conduit des systèmes pratiquant encore la jachère vers des systèmes à culture continue. Ce deuxième volume est à consulter avec le premier qui concerne les communications présentées au cours d'un séminaire international tenu à Dakar en avril 1999. Il s'adresse aux chercheurs, enseignants, étudiants et aménagistes des zones tropicales africaines. Ils y trouveront de nombreuses références originales acquises au Burkina Faso, Cameroun, Côte-d'Ivoire, Mali, Niger et Sénégal, au cours du projet "La Jachère en Afrique tropicale" (1995-2000).
En 2024, au sortir de ses études d'art, Mathis Besson a trouvé à s'embaucher à l'hôpital. Plongé sans préparation dans le dédale des couloirs hospitaliers, il fit office de brancardier durant quatorze mois, accueillant sur son chariot, pour des trajets plus ou moins longs, tous les états du corps souffrant, l'accident, la maladie, l'opération, tous les degrés de la souffrance, de la naissance à la mort. Après quelques mois, éprouvant la nécessité de consigner son expérience, il entreprit de réaliser un dessin à l'issue de chaque journée ou de chaque nuit de labeur. Un dessin quotidien pour lui-même, et peut-être pour d'autres : pour ceux passés sur le brancard, ceux qui l'ont aidé à le pousser, ceux qui l'ont vu passer, et puis pour d'autres au-dehors de l'hôpital, tous les autres? À la fois journal et témoignage, mêlant indissociablement écriture et dessin, frontalité et pudeur, Les Couloirs est le recueil de ces observations quotidiennes. Au fil de formes spiralées, au moyen de délicats entrelacs, Besson guide ses lecteurs et lectrices dans les couloirs de l'hôpital, hors des sentiers battus du sensible, à travers une forêt de signes, de correspondances et de symboles de plus en plus prégnants et progressivement plus limpides où s'expriment ? où guérissent peut-être secrètement ? la douleur, l'attente, le désespoir, la confiance, la révolte, la joie, la misère, la tendresse, l'espoir, la foi, la vacuité, l'amour? tous les états de l'âme humaine.
Notes sur le sumo associe les notes - les unes écrites, les autres dessinées -, de deux voyageurs au Japon frappés par leur découverte respective du sumo. L'ouvrage se présente ainsi comme la rencontre de deux points de vue, comme une approche doublement subjective, partielle, décousue, non savante du sumo. Loin d'un éventuel Sumo pour les nuls, donc, ou d'un Lonely Planet des pratiques exotiques, ces Notes ne constituent ni un ouvrage didactique, ni un livre cultivé, érudit et utile. Pas même un de ces savoureux et si contemporains "carnets de bord" en bande dessinée. Il tente essentiellement de porter un regard. Voir, faire voir. Quoi ? Un spectacle, un public, un combat qui n'est pas une guerre, un peuple, un corps. Des choses comme ça... Mais avec la joie, mais avec la légèreté qui caractérisent le sumo.
Danny Steve est une fille pressée. Après avoir réglé leur compte aux Feux de l'amour en dix minutes, voici qu'elle s'attaque à la restitution d'un tournoi de sumo. Cette fois, elle commence par poser la scène : d'un côté (sur les pages gauches de l'ouvrage) le public, de l'autre (à droite, donc) l'aire de combat et les sumotoris. À travers les masses, elle glisse son trait. Où se répètent sans fin les gestes et les postures, elle recommence inlassablement son dessin. Sous la rigidité du rituel, sous le poids des corps, Danny Steve piste la mobilité, restitue le mouvement. Et en effet, le livre s'anime. On suit les phases du combat, intrigués et déjà fervents. Esquive, geste technique, poussée, empoignade, chute : l'ouvrage prend des allures de flip-book, reprend son rythme, accélère encore? Côté public défilent pêle-mêle aficionados, présentateurs TV, publicités, sacs de shopping, images de manga. 176 pages ont passé : Danny Steve n'a rien raconté encore ni rien donné à comprendre du sumo. Dix minutes c'est décidément trop court pour se prendre au sérieux...
Une ville orthonormée, au petit matin. Amérique nord. Réveil, métro. La vie des gens, la rue, l'ouverture des bureaux sur fond de grisaille quadrillée. Soudain parmi la foule, un homme prend la tangente. Police. Course-poursuite. L'homme est pourtant l'un des plus insignifiants de la ville : c'est un homme-sandwich. Mais justement. La pancarte qu'il arbore, et dont il semble ne pas vouloir se défaire, fait aussi de lui l'homme le plus remarquable. « New » : voilà ce qu'il annonce. Le nouveau. Rien moins. Il y a bien des choses à dire, sans doute, de New WANTED : ligne claire, minimalisme, géométrie, inventions formelles, refus de la narration? La vérité c'est que c'est l'irruption du boogie-woogie dans la peinture de Mondrian, c'est Hitchcock qui ferait courir James Stewart directement dans des décors de Saul Bass.