On l'a souvent dit: c'est la plus belle correspondance du siècle passé, et peut-être une des plus belles qui soient. On n'a cessé d'en souligner l'intérêt pour la connaissance de l'histoire littéraire et générale, des idées philosophiques, politiques et esthétiques de l'époque. Et pourtant... qui connaît cette correspondance? Qui l'a vraiment lue? N'est-il pas curieux de constater qu'elle n'était accessible, à ce jour, qu'aux seuls spécialistes? Ce recueil est un cas unique de l'histoire de nos Lettres. Jamais deux grands écrivains ne se sont exprimés aussi véridiquement et aussi longtemps sur les sujets les plus variés et sur la genèse de leurs propres oeuvres. Depuis un siècle, le dialogue entre les deux écrivains avait été publié dans sa totalité, ou peu s'en faut. Mais tout était dispersé, inabordable, chaotique. Pourtant, de nombreuses découvertes sont venues s'ajouter à la documentation de cette époque, précieuse, certes, mais incomplète. Il est évident qu'il y avait là une lacune à combler! Pour cette édition, Alphonse Jacobs a voulu recréer l'atmosphère dans laquelle les lettres avaient été écrites. C'est le fruit de très longues recherches qu'il nous livre pour nous restituer dans son intégralité "ce chef-d'oeuvre de sensibilité" selon le mot de René Dumesnil.
Nombre de pages
606
Date de parution
15/07/1993
Poids
600g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782082115292
Titre
Correspondance
Auteur
Flaubert Gustave ; Sand George
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
600
Date de parution
19930715
Nombre de pages
606,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fille d'Hamilcar et servante de la déesse Tanit, Salammbô donne son nom au roman, et il s'agit bien pour Flaubert de raconter l'amour brut qui l'attache à Mâtho, le chef des mercenaires employés par Carthage dans sa guerre contre les Romains; le destin des deux héros est pris dans le tumulte de batailles et de cruautés auquel donne lieu, près de trois cents ans avant Jésus-Christ, la révolte des mercenaires au retour du combat. En 1856, Madame Bovary avait été un considérable événement littéraire. Six ans plus tard, le deuxième roman de Flaubert, très attendu, suscita pourtant des réactions contradictoires: beaucoup le jugèrent incompréhensible, lesté d'une érudition historique excessive, et finalement ennuyeux; d'autres au contraire s'enthousiasmèrent pour son originalité profonde et sa puissance d'évocation. Ce que Salammbô pouvait alors offrir d'étrange ne s'est pas effacé, mais l'évidence, s'est imposée d'une beauté jusqu'alors inédite en littérature ? la beauté d'une fable où la violence de l'Histoire se trouve somptueusement mise en scène.Collection Classiques dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety.Édition préfacée, annotée et commentée par Jacques Neefs.
Un coeur simple, la première nouvelle de Gustave Flaubert est parue dans le livre Trois contes, publié en 1877. UN CoeUR SIMPLE EST AU DEPART UNE NOUVELLE DE GUSTAVE FLAUBERT TIREE DU RECUEIL TROIS CONTES, QUI RETRACE L'HISTOIRE D'UNE SERVANTE AU XIXE SIECLE, EN NORMANDIE, FELICITE DE SON PRENOM. Félicité qui a cinquante ans, est au service de Mme Aubain, veuve endettée et mère de deux enfants, qui a dû emménager dans une maison héritée de ses ancêtres à Pont-l'Evêque. Servante modèle, Félicité est entrée au service de Mme Aubain à l'âge de 18 ans suite à une déception amoureuse - l'homme qu'elle aimait s'est marié avec une vieille femme pour échapper à la conscription -. Félicité s'occupe des enfants de Mme Aubain, Paul et Virginie, âgés de sept et quatre ans puis Paul va quitter la maison pour suivre des études au collège de Caen. Félicité souffre d'abord de ce départ puis se trouve consolée par une nouvelle distraction : le catéchisme quotidien de Virginie. Mais la fille de Mme Aubain part bientôt poursuivre son éducation chez les Ursulines à Honfleur. Félicité va alors reporter son amour sur son neveu Victor qui s'engage pour un voyage au long cours dont il ne reviendra pas. Quelque temps après, Virginie meurt d'une fluxion de poitrine. Félicité, seule, voue alors une immense tendresse à Loulou, un perroquet dont on lui a fait cadeau. Suite à une angine, la servante devient sourde ainsi isolée du monde, elle ne perçoit plus que la voix de son perroquet quand un matin d'hiver elle découvre Loulou mort. Sa douleur est tellement grande que suivant le conseil de Mme Aubain, Félicité décide de le faire empailler. Après la mort de Mme Aubain, la pauvre servante reste dans la maison invendue qui se dégrade peu à peu. Ayant contracté une pneumonie, Félicité ne vit plus que dans l'unique souci des reposoirs de la fête-Dieu. Elle décide même d'offrir Loulou empaillé pour orner le reposoir situé dans la cour de la maison de Mme Aubain. Pendant que la procession parcourt la ville, Félicité agonise et dans une ultime vision, le Saint-Esprit lui apparaît sous l'aspect d'un gigantesque perroquet.
C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar" , lors d'une soirée organisée pour fêter l'anniversaire de la bataille d'Eryx contre Rome. Les mercenaires prennent part dans les jardins de leur général, Hamilcar. Echauffés par son absence et par le souvenir des injustices qu'ils ont subies de la part de Carthage, ils ravagent sa propriété. Le général Giscon tente, sans y parvenir, de calmer les barbares, qui veulent se saisir des coupes de la Légion sacrée. Au sommet du palais apparaît alors la fille d'Hamilcar, qui descend pour les tancer de leurs destructions, et les calmer.
Ce livre est un recueil de trois nouvelles: Un coeur simple, Légende de Saint Julien l'Hospitalier et Hérodias. Celui-ci témoigne d'une grande puissance d'évocation, qu'il s'agisse du portrait psychologique de Félicité dans 'Un coeur simple', de la violence des actes de Saint Julien, ou de l'atmosphère surchargée jusqu'au vertige d'Hérodias.