Avec Flaiano, c'est l'âge d'or du cinéma italien, celui de la Dolce Vita, qui nous est restitué dans sa genèse. Scénariste, critique, visionnaire, il collabora avec les plus grands, avec Fellini beaucoup, mais aussi pour n'en citer que quelques-uns, avec Antonioni, Soldati, Rossellini. Célèbre pour la lucidité de ses aphorismes, pour ce regard entre humour et satire avec lequel il scrute les faits les plus anodins, Flaiano fut pleinement publié après sa mort et ses notes personnelles dévoilent la précision de son processus créatif. Ses carnets, présentés ici dans leur forme originale, décryptent une écriture étonnement actuelle, presque intemporelle, en ce qu'elle perce la société et l'individu au plus profond de leurs singularités. Ce volume est le dernier recueil posthume des perles recueillies dans les fonds de ses tiroirs. Il nous plonge dans cette Italie bruyante, spontanée, en pleine mutation qui fut celle de l'après-guerre et des golden sixties.
Nombre de pages
221
Date de parution
17/01/2012
Poids
254g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782356871336
Titre
Jargon essentiel pour passer inaperçu en société
Auteur
Flaiano Ennio ; Di Meo Palmina
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Poids
254
Date de parution
20120117
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Pendant la guerre d'Abyssinie, un lieutenant italien en campagne obtient une permission de quatre jours pour se faire arracher une dent à la ville la plus proche. Le camion qu'il utilise se renverse. Le lieutenant, pressé, abandonne le chauffeur sur la route et tente de gagner du temps en prenant un chemin de traverse. Il se perd dans la forêt africaine. Sur le soir, il rencontre une femme qui se lave dans une flaque d'eau ; il veut lui demander son chemin ; elle ne le comprend pas ; quant à lui, il comprend qu'elle s'appelle Miriam et qu'elle est belle. Il la prend. La nuit, alors qu'ils dorment tous deux, il est réveillé par un bruit qui l'inquiète. Il tire sur une ombre, la balle ricoche et perfore le ventre de Miriam. Pour abréger les souffrances de la jeune femme, il l'achève d'une balle dans la tête, puis l'enterre. Il parvient à la ville, se fait soigner la dent, mais le remords d'avoir tué Miriam le torture. Il cherche à se distraire, à s'étourdir avec des filles, - puis il s'aperçoit que Miriam lui a donné la lèpre. Dès ce moment, le lieutenant devient fou de désespoir et de lâcheté. Il fuit, regagne sa compagnie, obtient une permission, tire sur un médecin, dévalise un camarade qu'il tente d'assassiner, s'enfonce dans la brousse déserte, retrouve le tombeau de Miriam auprès duquel est un vieil Abyssin, Johannès, qui le prend en pitié. Après de longs jours de solitude, Johannès guérit le lieutenant qui va se constituer prisonnier. Ennio Flaiano a magistralement décrit la folie et le désespoir de son héros, perdu dans une terre où le Temps ne compte pas. Paysages et Abyssins, surtout les femmes, douces et patientes, sont évoqués dans ce roman avec une vigueur et un talent qui rappellent Conrad.
Le jeu et le massacre est le dernier ouvrage publié de son vivant d'Ennio Flaiano, scénariste et ami de Fellini avec lequel il élabora entre autre les chefs d'oeuvre Huit et demi et La dolce vita. On y retrouve l'audace, l'étrangeté mêlée de mélancolie douce-amère qui a fait la renommée du scénariste et du cinéaste. Le livre regroupe deux textes que travaille la question de la transformation et de l'identité dans un monde obsédé par l'apparence de soi : transformation sexuelle dans Oh! Bombay! où le protagoniste, homosexuel, tente de renoncer à ses désirs pour se fondre dans la " normalité ". Transformation animale dans Melampus, l'histoire de la métamorphose d'une femme en chienne, corollaire troublant de la relation amoureuse tumultueuse qu'elle entretient avec un scénariste en panne d'inspiration dans le New York prétendument libéré des années 1960. " Flaiano est un moraliste désabusé et facétieux " nous dit très justement sa traductrice dans la postface de l'ouvrage, et c'est sans doute pour cela que ces textes, inédits en français, résonnent d'une telle modernité.
Flaiano Ennio ; Charbonnier Georges ; Frédérique A
Un officier en rupture de ban, lors de l'expédition italienne en Ethiopie, tombe sous le charme d'une jeune indigène, avec laquelle il a une aventure. En proie à une sorte d'hallucination, au coeur de la nuit, il la tue accidentellement, et se perd dans une longue errance au cours de laquelle il croise un médecin suspicieux puis un commandant véreux, avant de trouver refuge auprès d'un vieux sage qui n'est pas sans lien avec son amante infortunée... Il a appris entre-temps que le turban que portait cette dernière était celui des victimes de la lèpre. Récit fascinant sur l'expérience de l'étranger, l'opacité de l'autre et l'incertitude du réel, Un temps pour tuer est le seul roman qu'ait écrit Ennio Maiano. Il reçut le prix Strega en 1947 et fut porté à l'écran en 1989.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...