Il faut se soucier de la démocratie. Les philosophes l'ont bien compris, eux qui, depuis l'Antiquité, ont interrogé ce régime politique où le pouvoir est détenu par le peuple et où chacun, à la fois gouverné et gouvernant, a charge de veiller au bien commun. Ce régime est-il vraiment le meilleur de tous ? Si le démocrate est d'abord celui pour qui le lien social doit être pensé selon une norme d'égalité, de quelle égalité parle-t-on ici ? Comment la démocratie articule-t-elle liberté de l'individu et souveraineté commune ? Ne contient-elle pas aussi en elle les germes de la tyrannie ? Alors que la démocratie est en passe de devenir, dans le discours contemporain, un terme vide, visant essentiellement à teinter d'une nuance laudative ce qu'il est supposé qualifier, il est urgent de relire les penseurs qui se sont attachés, fût-ce pour la critiquer, à la questionner et à lui donner sens. Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur la démocratie, de Platon à Habermas, en passant par Aristote, Cicéron, Hobbes, Spinoza, Montesquieu, Rousseau, Kant, Constant, Hegel, Tocqueville, Marx, Arendt, Castoriadis ou encore Rawls.
Nombre de pages
256
Date de parution
18/06/2025
Poids
140g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782080491541
Auteur
Bernardi Bruno
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Date de parution
20250618
Nombre de pages
256,00 €
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Il faut se soucier de la démocratie. Les philosophes l'ont biencompris, qui, depuis l'Antiquité, ont interrogé ce régimepolitique où le pouvoir est détenu par le peuple et où chacun, àla fois gouverné et gouvernant, a charge de veiller au biencommun. Ce régime est-il vraiment le meilleur de tous? Si ledémocrate est d'abord celui pour qui le lien social doit êtrepensé selon une norme d'égalité, de quelle égalité parle-t-onici? Comment la démocratie articule-t-elle liberté de l'individuet souveraineté commune? Ne contient-elle pas aussi en elleles germes de la tyrannie? Alors que la démocratie est enpasse de devenir, dans le discours contemporain, un termevide, visant essentiellement à teinter d'une nuance laudative cequ'il est supposé qualifier, il est urgent de relire les penseursqui se sont attachés, fût-ce pour la critiquer, à la questionner età lui donner sens.
Il faut se soucier de la démocratie. Les philosophes l'ont bien compris, eux qui, depuis l'Antiquité, ont interrogé ce régime politique où le pouvoir est détenu par le peuple et où chacun, à la fois gouverné et gouvernant, a charge de veiller au bien commun. Ce régime est-il vraiment le meilleur de tous ? Si le démocrate est d'abord celui pour qui le lien social doit être pensé selon une norme d'égalité, de quelle égalité parle-t-on ici ? Comment la démocratie articule-t-elle liberté de l'individu et souveraineté commune ? Ne contient-elle pas aussi en elle les germes de la tyrannie ? Alors que la démocratie est en passe de devenir, dans le discours contemporain, un terme vide, visant essentiellement à teinter d'une nuance laudative ce qu'il est supposé qualifier, il est urgent de relire les penseurs qui se sont attachés, fût-ce pour la critiquer, à la questionner et à lui donner sens.
Cet ouvrage renouvelle la lecture de Rousseau par une approche génétique et cherche ainsi à cerner ce qu'est pour lui "raisonner en philosophe". La problématique de l'invention conceptuelle ordonne l'enquête, parce que Rousseau constitue ses orientations essentielles en remaniant, déplaçant, transformant les concepts qu'il reçoit des traditions théoriques auxquelles il entend se confronter, en formant ceux que la constitution de son propre horizon de pensée requiert. La formation des concepts d'association, de corps politique, de gouvernement mixte, de souveraineté, de guerre et d'état de guerre, d'intérêt, est l'objet des deux premières parties. La troisième rend compte de l'invention du concept de volonté générale. Est enfin interrogé le statut de la généralité dans la pensée de Rousseau.