Faut-il enseigner la lecture ? La question peut paraître saugrenue à l'heure où des rapports alarmants sont publiés sur l'illetrisme, à l'heure où le savoir lire passe bien avant le savoir écrire et compter dans l'ordre des priorités ministérielles. Il n'en est rien, l'auteur de cet ouvrage n'est ni fou ni provocateur ; s'appuyant sur des études très sérieuses, dont certaines déjà anciennes, et sur l'expérience de pédagogies célèbres (Montessori, Freinet, Aubertin), il explique comment l'enfant peut arriver de lui-même à acquérir la lecture, comme cela a été le cas pour la marche, le langage, le dessin ou l'écriture, à condition bien sûr d'être dans un milieu aidant où l'adulte aura toute sa place. On peut alors se poser légitimement la question de l'enseignement de cet apprentissage, quelles que soient les méthodes utilisées. Constatant aujourd'hui un décalage entre les manières de conduire l'apprentissage de la lecture et les stades d'évolution de chaque enfant, Dominique Fily invite professionnels et parents à bousculer leurs conceptions : maîtriser la lecture ne passe pas obligatoirement par un processus abstrait et déroutant pour bon nombre d'enfants. Mobilisant son expérience d'orthophoniste et son travail de chercheur, s'appuyant sur une observation fine des mécanismes d'apprentissage chez l'enfant, il affirme avec conviction que privilégier l'écriture, et en conséquence le geste et le rôle de la main, permettrait à tous les enfants de maîtriser la langue écrite. Il insiste sur la nécessité de prendre en compte les maturités variables d'un enfant à l'autre. Il propose dans ce livre des moyens pratiques pour asssurer un dépistage précoce des troubles qui, parfois sous-estimés, conduisent trop d'enfant vers une dyslexie parfois sévère.
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Nombre de pages
159
Date de parution
14/11/1997
Poids
214g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782841465019
Titre
Faut-il enseigner la lecture ?
Auteur
Fily Dominique
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
137
Poids
214
Date de parution
19971114
Nombre de pages
159,00 €
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L'auteur aborde ici la question des premières crises du couple d'une manière tout à fait originale. Il a choisi le mode du récit pour nous introduire dans la vie de Sabine et d'Arnaud dont la séparation paraît imminente. Un couple de leurs amis ne va pas supporter d'assister passivement à ce naufrage. Avec eux nous allons, au contraire, connaître toute une série de rencontres déterminantes, moments d'échanges au plus profond de la vie des couples d'aujourd'hui. Ce sont des histoires vraies dont l'auteur s'est inspiré ici, expériences faites des pièges qui peuvent mener à la rupture, témoignages des orages ou tempêtes qui passent et de l'amour qui peut grandir dans la durée.
Pierre et Marie-Christine Lemarié ont témoigné, pendant plus de quarante ans, de l'amour puissant qui les unissait et qui, pour eux, trouvait sa source dans l'amour même de Dieu. Après avoir découvert la spiritualité de l'unité, au sein du mouvement des Focolari, s'intensifie en eux le désir d'une vie chrétienne plus authentique. Ils comprennent qu'il leur est alors possible de se sanctifier en vivant, à chaque instant, la Parole de Dieu, en cherchant à être Paroles vivantes. A travers les nombreux écrits qu'ils ont laissés, l'auteur nous permet de comprendre ce que cet engagement signifie aujourd'hui et les répercussions que cela a pu avoir sur leurs cinq enfants. Au fil des pages, ce couple, ordinaire et extraordinaire à la fois, devient le signe fort et sensible que, dans le monde actuel, il est possible de consacrer sa vie à Dieu tout en étant marié. Après une vie intense, cette histoire semblera s'achever prématurément dans des circonstances tragiques. En ne cachant pas les faiblesses, en évoquant les difficultés surmontées, en racontant aussi les nombreux moments de plénitude et de joies partagées, ce livre montre combien cette vocation de chrétiens "réalisés" s'adresse à tous et qu'elle permet de s'épanouir et d'être heureux, en se donnant aux autres.
Apprendre à lire ou arriver, selon un itinéraire naturel de croissance, vers le langage écrit ? Telle est la question majeure à laquelle ce livre apporte des réponses ? Au-delà des questions de méthodes - faut-il préférer la " globale " à la " syllabique " ou opter pour une méthode d'apprentissage " mixte " ? - ne vaut-il pas mieux respecter l'évolution personnelle de l'enfant, quitte à bouleverser quelques présupposés théoriques. Lorsque l'enfant est mûr pour aborder le langage écrit, il s'approprie ce langage écrit et en est le maître ; il peut écrire et lire. Certains trouveront cette affirmation audacieuse, l'auteur montre ici les solides fondements que des expériences déjà anciennes (Montessori, Freinet) et des recherches plus récentes donnent à cette affirmation.
Résumé : Pendant le confinement, des rendez-vous en visioconférence pour les couples sont initiés par les Familles Nouvelles du mouvement des Focolari. Le parcours s'appelle alors " Zoom ton couple " et balaie les grandes questions de la vie conjugale : rythme de vie, différences, communication, argent, tendresse, sexualité, éducation, rayonnement de la famille... Ce livre redonne les différents thèmes abordés pendant deux ans, illustrés d'expériences concrètes et invitant chaque lecteur à une communion plus grande en couple. Les thèmes sont travaillés par un collectif de couples, coordonné par Dominique Fily.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
La vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?