
Progrès
Le mot " progrès " ne laisse personne indifférent. Certain·es l'adulent parce qu'il dessinerait un avenir meilleur à l'humanité. D'autres, au contraire, dénoncent un idéal qui rendrait aveugle à ses effets collatéraux : sociaux comme environnementaux. Terrain de lutte, le mot offre une clé de lecture des trois derniers siècles et des conflits sociaux et de valeurs. " Progrès " fait partie de ces mots qui, de nos jours, suscitent l'enthousiasme mais aussi la méfiance, et ce à droite comme à gauche du spectre politique. Comment en est-on arrivé là ? Quelles valeurs lui sont attachées ? Ce fait est-il nouveau ? Ceux et celles qui voient dans la technologie l'avenir de l'humanité font du " progrès " un étendard. Mais beaucoup en sont convaincus : à un temps où le progrès faisait l'unanimité aurait succédé une époque où il faudrait se méfier de la foi dans le progrès. A gauche, nombreux sont ceux qui considèrent encore le progrès social comme un idéal. Mais comment l'atteindre sans prendre en compte des objectifs économiques (la croissance et la plus-value) dont les conséquences sociales, géopolitiques et écologiques sont désastreuses ? Ceux qui, à droite, le pourfendent y voient un primat du matérialisme, de l'individualisme et du consumérisme auxquels il faudrait opposer l'importance des traditions. Pour y voir plus clair et ne pas être victime des usages polémiques du terme, il est crucial de saisir combien depuis le XVIIIe siècle, " progrès " n'a cessé d'être un mot débattu. Pour comprendre ces controverses, il faut retraverser ses usages et ses adjectivations : progrès scientifique, technologique, économique, industriel, social voire écologique. Il faut également s'arrêter sur son substantif associé " progressisme ". Terrain de lutte, le mot " progrès " offre une clé de lecture des trois derniers siècles et des conflits sociaux et de principes.
| Nombre de pages | 109 |
|---|---|
| Date de parution | 27/03/2025 |
| Poids | 108g |
| Largeur | 104mm |
| EAN | 9782381911212 |
|---|---|
| Titre | Progrès |
| Auteur | Feuerhahn Wolf |
| Editeur | ANAMOSA |
| Largeur | 104 |
| Poids | 108 |
| Date de parution | 20250327 |
| Nombre de pages | 109,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Revue germanique internationale N° 12/2010 : La fabrique internationale de la science. Les congrès s
Feuerhahn WolfÉPUISÉVOIR PRODUIT30,00 € -

Revue philosophique N° 4, Octobre-décembre 2009 : L'homme et la nature
Feuerhahn Wolf ; Bourdeau Michel ; Nurock VanessaÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -

La politique des chaires au Collège de France
Feuerhahn Wolf ; Compagnon AntoineRésumé : Le Collège de France se définit comme le lieu de la science en voie de se faire. Rejetant tout partage disciplinaire fixe, il prône l'adéquation de ses enseignements au renouvellement des savoirs. Mais ce qui apparaît comme une libre transformation est aussi l'expression d'une politique institutionnelle. Le choix d'un intitulé de chaire, la désignation d'un titulaire résultent de l'état de la science et d'un contexte académique, politique et social. La reconduction d'une chaire revient à affirmer qu'une discipline mérite d'être enseignée ; la suppression d'une autre signifie que celle-ci n'a plus sa place dans le paysage scientifique. L'analyse des pratiques à l'oeuvre au Collège de France durant ses cinq siècles d'existence, révèle une tension vive et persistante entre l'engagement en faveur de l'innovation et la perpétuation des traditions séculaires. Sur la base de nombreux documents inédits issus notamment des archives du Collège de France, cet ouvrage revisite l'autodéfinition de la plus fameuse institution savante française et invite à reconsidérer la fabrique et le partage des savoirs dans l'enseignement et la recherche.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER29,00 € -

Revue philosophique N° 3, Juillet 2003 : Christian Wolff
Goubet Jean-François ; Feuerhahn Wolf ; FabbianellÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 €
Du même éditeur
-

Révolution
Bantigny LudivineAlors que le mot " révolution " sert à vendre à peu près n'importe quoi et n'importe qui, ce livre fort et joyeux montre comment il a été domestiqué par tous les pouvoirs depuis le xixe siècle et comment, en le prenant de nouveau au sérieux là où il veut dire quelque chose, il est possible de renouer avec la puissance et la promesse imaginatives des processus révolutionnaires. Le mot " révolution " se prête désormais à tout. Il sert à vendre des yaourts ou des chaussures aussi bien que les idées de campagne, pourtant très libérales, du président Macron. Il est temps de lutter contre ces détournements. Ludivine Bantigny, spécialiste renommée et engagée de l'histoire des luttes contemporaines, et notamment de Mai 68, montre ici combien les révolutions ont été l'objet d'un intense travail de domestication. Les élites du XIXe siècle se sont montrées obsédées d'en finir avec elles, d'en dompter les élans et d'en effacer les traces. Celles du XXe siècle, en les célébrant, en les commémorant avec faste, n'ont pas cessé de les apprivoiser au point qu'elles n'inquiètent plus personne. Mais arracher le mot à la langue feutrée du pouvoir, qu'il soit économique ou politique, ne suffit pas. Il faut en retrouver le sens en acte. En prenant pour appui les mouvements de lutte contre le capitalisme, comme ceux du Chiapas, ce livre vigoureux libère avec bonheur la force des espérances, des rencontres et des potentialités que font naître les révolutions.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,00 € -

Peuple
Cohen DéborahLe mot " peuple " sert aujourd'hui à tout mais n'est plus nulle part. Nombreux sont ceux qui s'en réclament ou bien qui prétendent le défendre contre les populismes. Incisif et décapant, ce livre change la perspective ; il montre la nécessité de réinventer des mobilisations qui se passent à présent du mot et se méfient du mythe. " Je fais partie du peuple ", " je veux défendre le peuple ", " les gens ", " c'est le peuple " : les dernières élections présidentielles ont vu plusieurs candidats, retrouvant des accents déjà anciens, prendre possession du mot. Certains, dénonçant la montée du populisme, opposent désormais la nécessité de ne pas abandonner le peuple à tous ces détournements. Mais le mot, fétichisé, est sans doute plus trompeur que jamais. S'agit-il de parler d'une entité nationale douée de souveraineté, de décrire une catégorie de femmes et d'hommes formant la " classe populaire " ou de mobiliser, toujours avec un brin de nostalgie, le symbole un peu vite unifié des révoltes venues d'en bas ? Avec force, Déborah Cohen, en historienne convaincue que les mots ne font pas que désigner le monde mais qu'ils le construisent, pose ici le problème tout autrement. Il n'est plus temps, selon elle, de s'en tenir à reconquérir le mot peuple. Ce qu'il faut c'est se demander ce qui nous manquerait vraiment à l'abandonner. En montrant que les luttes d'aujourd'hui se livrent sans recourir aux mots hérités du passé, elle invite à saisir le peuple, ni mythe ni entité en soi, là où il est, dans les mobilisations qui le font vivre à présent.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,00 € -

L'appel de la guerre. Des adolescents au combat, 1914-1918
Pignot ManonChristian Sarton du Jonchay, Ernest Wrentmore, Marina Yurlova, Rudolf Höss, Jack Cornwell... Ces jeunes Français, Américain, Russe, Allemand ou Anglais sont nés entre 1899 et 1904 ; ce sont des combattants juvéniles, dont l'historienne Manon Pignot est allée chercher la trace dans les archives d'Europe et d'Amérique du Nord. Bien souvent camouflés, du fait du caractère illicite de leur engagement au sein des armées régulières, trouver ces "ado-combattants" relève du jeu de piste, tant les sources sont parcellaires, dissimulées. L'auteure interroge les raisons comme les modalités de l'engagement de ces adolescents, les obstacles aussi qu'ils ont dû surmonter et la manière, s'ils ont survécu, dont cette expérience de guerre les a marqués. Patriotisme, transgression et filiation, désir d'aventure et désir de guerre... C'est une histoire délicate à écrire, tant elle touche à nos conceptions contemporaines de l'enfance et de l'adolescence. Avec ce travail pionnier, Manon Pignot s'attaque à un angle mort de l'historiographie contemporaine.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -

Horizons ultimes. L'odyssée des voiliers volants
Villepreux Olivier ; Augendre Frédéric ; BoissièreRésumé : Des bateaux qui volent ? Avec les Ultims, ces trimarans géants dotés de foils leur permettant de s'élever au-dessus de l'eau, ce rêve insensé devient possible ou presque. Pour la première fois, un ouvrage leur est consacré, sans oublier les hommes, architectes et marins, qui se sont lancés dans cette épopée. "Il faut être monté un jour à bord pour comprendre l'équilibre ténu qui fait craindre la catastrophe à chaque manoeuvre. Il y en a sous le capot, on sent la fureur, l'animal sauvage qui pourrait se cabrer, mais fait tout pour se contenir. Et nous, nous tenir, à tout ce qui ne bouge pas, comme ces barres autour du cockpit. Dans l'attente d'un rodéo inopiné, se planquer derrière le boss à la barre, dont on s'étonne des imperceptibles mouvements. Très vite, une accélération inattendue, latérale, déstabilisante, même pour qui connaît le comportement habituel de ces bateaux volants. Toute cette énergie à dompter pour ne pas la subir... Regarder vers le bas, entre les filets, cet Atlantique qui défile à Mach 2, tranché par des foils qui le fendent et soulèvent les coques. Retenir son souffle à chaque virement de bord. Une heure et demie pour faire 90 km. Sur un voilier classique, il faut une demi-journée pour parcourir une telle distance... Ce n'est pas pour rien que lorsqu'on est sur un Ultim, les autres bateaux, on les appelle "les piétons"." Patricia Oudit. La longue histoire de l'architecture navale n'avait pas projeté qu'un jour des voiliers immenses s'élèveraient au-dessus des vagues de l'Atlantique ou du Pacifique. Désormais, la chose est constatée. Véritables Formule 1 des mers, les Ultims, ces trimarans géants dotés de foils, vont écrire un chapitre inédit de l'aventure maritime qui ne sera pas sans conséquence sur la façon dont nous concevrons et pratiquerons la voile à l'avenir. Autant se mettre à la page. Ce livre invite donc à mieux comprendre ce que cachent les exploits des marins qui se sont lancés dans cette odyssée, tel François Gabart capable de faire le tour du monde en 42 jours. Il s'agit aussi de mettre en évidence l'exceptionnel travail d'architectes, d'ingénieurs, de techniciens, d'équipes entières vouées à s'affronter dans la course au large et rivalisant aussi de secrets invisibles à l'oeil nu. La voile au point ultime. Un ouvrage dirigé par Olivier Villepreux. Avec des textes de Frédéric Augendre, Dino Di Meo, Antoine Grenapin, Jean-Louis Le Touzet, Patricia Oudit, Pierrick Pourchasse, et les paroles de Franck Cammas, Charles Caudrelier, Thomas Coville, François Gabart, Yves Le Blevec et Armel Le Cléac'h.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER39,00 €
De la même catégorie
-

L'art de fuir. Enquête sur une jeunesse dans le ghetto
Goffman Alice ; Fassin Didier ; Renaut SophieRésumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,00 € -

Des hommes justes. Du patriarcat aux nouvelles masculinités
Jablonka IvanRésumé : Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d'égalité entre les sexes, qu'est-ce qu'un "mec bien" ? Il est urgent aujourd'hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l'une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d'inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -

Les Pouvoirs du sacré. Une alternative au récit du désenchantement
Joas Hans ; Tétaz Jean-MarcRésumé : Les Pouvoirs du sacré pose une question brûlante : celle de la place persistante du sacré et de la religion dans la vie sociale contemporaine. Ni une vision linéaire de la sécularisation comme déclin progressif et mondial de la religion, ni une compréhension mystique du "retour du religieux" ne conviennent pour appréhender ce phénomène complexe. Hans Joas parcourt, synthétise et discute les grands paradigmes qui ont été élaborés par la philosophie et la sociologie, depuis le XVIIIe siècle, pour penser la vie religieuse. En discussion critique avec Max Weber, Joas construit une alternative au récit du "désenchantement du monde". Il estime qu'une compréhension du devenir de la religion ne peut se séparer d'une interprétation des tensions entre le politique et le religieux, l'Etat et les Eglises, qui ont paradoxalement créé des interstices dans lesquels les individus ont pu construire leur liberté et redéfinir leur vie en commun. Il s'agit aussi d'un livre engagé en faveur d'un universalisme des droits de la personne qui se traduirait, au plan théologico-politique, par le double rejet des théocraties et des dictatures laïques, et par une mise en garde contre la tentation d'une "auto-sacralisation de l'Europe" contre l'islam.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER26,00 € -

Les vraies raisons de la pédophilie dans l'Eglise. Célibat, homosexualité, libération des moeurs...
Ariès PaulJ'accuse l'Eglise d'avoir instauré la loi du secret, alors que le secret fait partie intégrante du mode opératoire des prêtres pédophiles. J'accuse l'Eglise d'avoir nié ou minimisé la gravité des agressions sexuelles sur mineurs. J'accuse l'Eglise d'avoir créé un climat incestueux, alors que ce registre est celui qui permet le mieux de transgresser les frontières. Pour la première fois, cet ouvrage enquête sur les vraies raisons de la pédophilie dans l'Eglise. Paul Ariès apporte un éclairage inédit et réfute les idées reçues : non, l'homosexualité, la libération des moeurs ni même le célibat des prêtres ne sont à l'origine des crimes perpétués au sein de l'Eglise. Pour en finir avec les abus de pouvoir et la loi du silence, il propose des pistes pour réformer de nombreux dogmes, en matière de sexualité, certes, mais aussi et surtout en matière de fonctionnement interne.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 €
