? Les Absents ? " -? en référence aux "présents absents" , catégorie légale qui désigne les Arabes israéliens ayant fui ou été expulsés de leur maison en 1948, mais résidant toujours dans les frontières de l'Etat d'Israël ? - est un voyage dans le temps, un périple aux origines de la question des réfugiés. Bruno Fert est parti sur les traces des villages et des villes palestiniens, photographiant avec une dimension à la fois documentaire et sensible les vestiges de ces localités fantômes. Ses images, fruit d'une enquête visuelle sans précédent, sont accompagnées par un texte du grand historien et essayiste palestinien Elias Sanbar. Ensemble, ils tentent de dénouer l'histoire complexe d'un conflit géopolitique sans fin. "Ce livre est une galerie de portraits des veilleurs obstinés d'une terre vidée de ses enfants. Mais d'où vient la pesanteur de ces lieux toujours à leur place, la densité de ces images qui ne sont que "prolongements de la nature" ? De leur indéniable beauté, du tragique toujours présent dès que l'absence frappe un lieu ? Certes. Mais la force de ces images tient d'abord au fait qu'elles relèvent d'un pari aspirant non à "faire du beau" mais à répertorier quelques signes de la beauté de ce qui fut et dont ne subsistent que ces traces têtues dans le vide des lieux abandonnés. Ces photos ne montrent pas. Elles dévoilent et dotent le regard d'une capacité à comprendre. Que de fois n'avons-nous dit à ceux qui voyageaient vers cette terre, se demandant quelle documentation emporter, quels ouvrages lire, qui rencontrer, que de fois n'avons-nous dit à ces visiteurs : "Ouvrez grands vos yeux, regardez et vous saurez, regardez et vous comprendrez" . Rares sont les lieux qui offrent de telles capacités au regard, au simple et naturel travail de l'oeil. L'une des forces du projet de Bruno Fert réside dans ce parti pris : se contenter de voir pour que d'autres voient". Elias Sanbar
Nombre de pages
120
Date de parution
05/01/2017
Poids
795g
Largeur
257mm
Plus d'informations
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EAN
9782367441016
Titre
Les absents. Edition bilingue français-anglais
Auteur
Fert Bruno ; Sanbar Elias
Editeur
BEC EN AIR
Largeur
257
Poids
795
Date de parution
20170105
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fert Bruno ; Feustel Marc ; Neuman Michaël ; Pliez
Habiter est ce que nous avons tous en commun. Que nous soyons nomades ou sédentaires, nous habitons tous. Les abris temporaires des populations migrantes reflètent leur personnalité, tout comme nos appartements et nos maisons parlent de nous. C'est à partir de ce point commun que je veux amener le public à s'identifier, à se mettre à la place de l'autre en observant son lieu de vie. " Bruno Fert Depuis 2016, Bruno Fert parcourt les camps de réfugiés de Grèce, d'Italie, de France, pour y photographier l'habitat provisoire - abris de fortune, chambres, appartements - où ceux qui ont fui leur pays recréent une intimité, une attache, une identité. Un travail documentaire exceptionnel, témoignage de ce moment charnière de l'exil, où la reconstruction de soi passe par l'appropriation de son propre intérieur.
Un récit puissant de solidarité et de sororité. L'histoire d'une lutte : celle de l'éducation pour toutes face à la haine. Bien documentés, les auteurs nous entrainent dans une Amérique bien pensante, raciste, et injuste.
Gerbehaye Cédric ; Rousseaux Xavier ; Deceulaer Ha
Panoptik ouvre des portes rarement entrebâillées : celles de trois prisons bruxelloises. Pendant plus de dix ans, Cédric Gerbehaye y a partagé le quotidien des détenus et du personnel pénitentiaire. Dans un livre construit comme une enquête, il y fait dialoguer ses images avec un ensemble d'archives photographiques exceptionnelles ? portraits anthropométriques de prisonniers réalisés dès les années 1910 ? pour raconter l'histoire de l'enfermement sur plus d'un siècle.À la croisée du documentaire, de l'histoire et de l'art, ce livre révèle la nécessité d'une transformation en profondeur du paysage carcéral, en Belgique comme ailleurs en Europe. Éclairé par les textes de deux historiens, il invite à repenser notre rapport à la peine et l'idée même d'humanisme que nous souhaitons défendre.
« Les éditions le Bec en l'air proposent de redécouvrir le talent de ce photographe proche des gens, aux antipodes de l'imagerie coloniale de l'époque. En mariant qui plus est, la beauté de l'image et l'intérêt du texte. » --Le Monde diplomatique« Les portraits sont magnifiques, souvent concentrés sur un seul sujet, comme si Sved était littéralement hypnotisé. » --Libération« La puissance architecturale et monumentale de certains paysages, la beauté de personnages hiérarchiques, certaines images illuminées font, de ce Maalesh, un récit visuel intemporel qui laisse entrevoir des fragments d'éternité. » --Le Photographe
Jacob Nzudie photographie ses clients dans un supermarché au Cameroun tels qu ils désirent être vus. Ce lieu n est pas anodin. Destiné à une clientèle privilégiée, souvent composée d'expatriés occidentaux, il n'accueille pas la plupart des Camerounais. Il est utilisé par certains de ceux qui le fréquentent comme un instrument de rêve. On se rêve en nanti, en « indigène évolué » qui se passerait des marchés à ciel ouvert, de leur manque d'hygiène, de leur offre de produits exclusivement locaux et de la promiscuité des compatriotes peu fortunés. Le supermarché nourrit le fantasme. Même si ce sont d'abord les nécessités professionnelles et économiques qui ont conduit Nzudie à faire du magasin son « studio », son travail photographique possède un sens caché: sa production explicite les rapports ambigus de ses compatriotes à l urbanité et le désir d'ascension sociale dans cette société très hiérarchisée. --rencontres-arles.com
Depuis 2017, au cours de ses consultations, Fred de Casablanca, médecin généraliste, demande à certains de ses patients - avec qui la confiance est suffisamment forte - s'il peut photographier leurs mains. Parce qu'elles sont le lieu du premier contact avec eux lorsqu'il les accueille, parce qu'il peut déjà y ressentir l'anxiété, la sérénité, la souffrance ou l'exaltation. Il photographie en noir et blanc, en plan serré, dévoilant les marques laissées par le temps et par la vie sur leur corps et leur peau. Les images sont éclairées par de brèves histoires recueillies lors de la consultation qui sont autant de témoignages de vie. Le médecin généraliste est le premier médicament. De son bon dosage dépend la qualité de la relation médecin-patient, transposée ici avec une empathie rare.