Des amateurs dans les médias. Légitimités, autonomie, attachements
Ferron Benjamin ; Harvey Nicolas ; Tredan Olivier
ECOLE DES MINES
29,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782356712110
Les pratiques amateur, foisonnantes et hétéroclites, restent largement méconnues, en particulier dans le domaine des médias et du journalisme, alors qu'elles représentent bien souvent une part importante des activités culturelles et sociales. Les recompositions récentes de l'espace public médiatique ont fait émerger la figure du "journaliste amateur", tantôt perçu comme le fossoyeur du journalisme professionnel, tantôt célébré comme un agent de démocratisation de l'expression publique. Cette publication entend faire avancer les connaissances empiriques et la réflexion théorique sur ce "journalisme amateur" et les pratiques de diffusion des biens culturels ordinaires par les médias. Les relations entre espaces profanes et espaces professionnels, les médiations techniques et sociales des pratiques amateur, les conditions et les effets de leur inscription dans la durée, constituent autant de points d'entrée privilégiés sur le matériau empirique diversifié de l'ouvrage : les publications alternatives en Tchécoslovaquie, un réseau de médias libres à Mexico, les correspondant locaux d'un titre de presse quotidienne régionale en France, une entreprise de production de logiciels éducatifs en Grande-Bretagne, ou encore des blogs musicaux, de cinéma ou de bande dessinée. À rebours des discours normatifs dont le "journalisme amateur" est le plus souvent l'objet dans des débats publics récurrents, les analyses proposées ici s'appuient sur une étude sociologique fine des individus et des groupes considérés, ainsi que des données de cadrage pour articuler étroitement l'étude des relations entre champs professionnels et espaces amateur, d'une part, et entre les sujets et les objets de leurs passions politiques ou culturelles, d'autre part.
Nombre de pages
210
Date de parution
18/06/2015
Poids
362g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782356712110
Titre
Des amateurs dans les médias. Légitimités, autonomie, attachements
Auteur
Ferron Benjamin ; Harvey Nicolas ; Tredan Olivier
Editeur
ECOLE DES MINES
Largeur
160
Poids
362
Date de parution
20150618
Nombre de pages
210,00 €
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Comment des personnes mobilisées autour de la défense d’une cause – amélioration des conditions de travail, anti-racisme, défense de l’écologie, féminisme – peuvent-elles donner une large publicité à leurs revendications ? Comment transformer ces revendications en « débats de société » ? Doivent-elles jouer le jeu des médias ou chercher à les contourner en créant leurs propres moyens d’information ...Pour répondre à ces questions, ce manuel propose une synthèse des recherches sur la médiatisation des mouvements sociaux et les stratégies d’information et de communication des organisations protestataires. Ces stratégies renvoient à l'ensemble des pratiques journalistiques, militantes et citoyennes qui contribuent à donner sens, publiciser et politiser les activités et revendications de groupes d’intérêt tels que les partis d’opposition, les syndicats de travailleurs, les associations et ONG, les collectifs militants informels ou les réseaux d’activistes. Qu'il s'agisse de mobiliser le corps et les émotions des militants, de prendre la parole en public, de faire un usage stratégique de dispositifs d’information, de produire un discours collectif, d'accéder aux médias de grande diffusion et d’en séduire les journalistes, ou de créer des réseaux d’information et de communication indépendants en ligne, le répertoire de communication des mouvements sociaux inclut des moyens diversifiés.Un livre indispensable pour comprendre les nouvelles pratiques militantes qui contribuent à politiser les discours sur les médias et le journalisme et à reconfigurer les règles du jeu politique.
L'usage des "réseaux sociaux" par des mouvements protestataires récents (du "Printemps arabe" aux "Indignados") a suscité un déferlement d'analyses et de commentaires soulignant les vertus intrinsèquement démocratiques des "nouvelles technologies de l'information et de la communication". La thèse de la "démocratisation 2.0." souffre cependant d'un déterminisme technologique qui va généralement de pair avec un oubli des conditions sociales et historiques de possibilité de ces pratiques militantes. L'étude de Benjamin Ferron propose de revenir sur les stratégies politiques et médiatiques d'un réseau transnational de militants, le zapatisme mexicain, souvent considéré, après son émergence en 1994, comme le principal initiateur des mobilisations altermondialistes qui ont marqué les années 1990 et 2000. L'auteur compare les stratégies déployées par les militants de ce réseau pour construire publiquement une cause "globale" centrée sur la lutte contre la mondialisation néolibérale et, progressivement, le problème de la démocratisation des médias au Mexique et dans le monde. Comment les acteurs du réseau zapatiste sont-ils parvenus à construire et diffuser un discours de lutte contre le néolibéralisme auprès de publics géographiquement et politiquement très hétérogènes qui les ont érigés en emblème de "l'autre mondialisation" ? Comment et pourquoi la question des médias a-t-elle été inscrite dans l'agenda politique de nombre d'organisations militantes qui le composent, au point de constituer la principale activité d'une partie d'entre elles ?
Les sciences sociales se sont largement attachées ces dernières années à analyser le silence des « sans-voix ». Or, elles montrent précisément que ces derniers sont bien mal nommés, au sens où leur parole, souvent considérée comme négligeable, voire discréditée, n'en a pas moins d'existence ni de vigueur.
Confrontés aux manifestations phobiques de l'enfant, les parents et les professionnels se trouvent désemparés et ont besoin de repères et d'outils de pensée pour ne pas ni les banaliser, ni les dramatiser. Au-delà de simples ajustements du cadre de vie, l'objectif est de trouver les leviers pour éviter qu'elles n'invalident la vie de l'enfant comme celle de son entourage. La compréhension de la structure de ces symptômes est bien souvent la condition de leur résolution. Chez le jeune enfant, les phobies, fréquemment provoquées par une situation ou un objet du quotidien, marquent des difficultés transitoires et habituelles ; elles se rencontrent dans un temps logique de structuration. Ces moments phobiques peuvent correspondre à un temps de franchissement, lorsque l'enfant quitte son statut d'objet choyé, de " petit trésor ", pour passer à un statut de sujet dans un rapport à la castration. Ils apparaissent parfois lors d'un certain engagement vers une vie " adulte " (entrée dans les étapes symboliques de la vie scolaire, choix d'études, éloignement du milieu familial, séparation amoureuse, etc.). Cet ouvrage analyse comment la phobie envahit la vie sociale des enfants et de leur entourage, comment elle met en cause les apprentissages, éprouve le rapport du sujet à la lettre (notamment chez les " décrocheurs scolaires "), élude les questions de la sexualité. Il montre les tâtonnements de l'enfant dans sa recherche d'un équilibre à trouver et propose des repères cliniques et théoriques pour soutenir la pratique des professionnels de l'enfance.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.