Notre société sous contrôle. Un processus d'enfermement
Ferri Tony
LIBRE SOLIDAIRE
19,00 €
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EAN :9782372631266
Ancré dans l'actuel, cet ouvrage a pour objet l'analyse de la société de contrôle et des évolutions de notre présent social sous l'angle de l'hypersurveillance. Le philosophe Tony Ferri, spécialiste du champ pénitentiaire, de l'application des peines et du contrôle social, offre une vue approfondie de la notion et des mécanismes du contrôle aujourd'hui, à la lueur de ce qui se joue au plus près de nos vies, de nos corps, de nos relations. Ce qui sous-tend l'élaboration de ce livre, c'est précisément l'effort pour circonscrire les prérequis du contrôle et son régime propre, comprendre les raisons de sa marche, identifier la racine et les ressorts de son extension, isoler tant sa forme canonique que ses procédés d'application, percevoir les liens qui unissent le social et le pénal, le contrôle et le pouvoir. Bref, qu'est-ce que le contrôle, comment et pourquoi fonctionne-t-il, quels problèmes et enjeux soulève-t-il, de quelle origine et de quelles prérogatives se réclame-t-il ? Telles sont quelques-unes des interrogations qui rythment le cheminement de l'ouvrage. Se dessinent alors progressivement les contours de ce que Michel Foucault appelle une "microphysique du pouvoir" , une description rigoureuse de l'intrication du clos dans l'ouvert, du statique dans le dynamique, du judiciaire dans le social... Un livre de premier plan et de référence pour comprendre et évaluer le devenir de nos sociétés occidentales de plus en plus placées sous contrôle et ses effets.
Nombre de pages
221
Date de parution
16/06/2022
Poids
280g
Plus d'informations
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EAN
9782372631266
Titre
Notre société sous contrôle. Un processus d'enfermement
Auteur
Ferri Tony
Editeur
LIBRE SOLIDAIRE
Largeur
0
Poids
280
Date de parution
20220616
Nombre de pages
221,00 €
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L'état d'une société se reflète, souvent, dans la manière qu'elle a de punir et de traiter ceux qu'elle condamne. Aussi pour savoir dans quelle société nous vivons, il convient de décrire la réalité de son système punitif. Cette interrogation est fondamentale pour comprendre la conception de l'humain qui sous-tend l'organisation pénale, donc sociale. Cela a d'autant plus de sens et d'importance que notre actualité, notre environnement quotidien, nos angoisses privées ne manquent pas de nous rappeler à notre condition carcérale commune. A l'heure du surpeuplement des établissements pénitentiaires, du maintien à un haut niveau des condamnations pénales et du déploiement continu des nouvelles technologies de contrôle à distance, la société civile n'est plus en état d'échapper au dispositif d'hypersurveillance qui tend à la dévorer de l'intérieur et à ruiner les bases mêmes de son vivre-ensemble. Chacun de nous peut être concerné par l'emprise d'un système de surveillance et de pénalisation qui se répand dans l'ensemble des activités de la société. Cet essai analyse, décrit et évalue le régime du placement sous surveillance électronique et montre en quoi ce régime singulier se présente comme le paradigme pénal du processus d'ores et déjà en marche d'enfermement social et collectif. Il souligne comment le développement de la surveillance électronique contribue à l'extension de la mise en geôle du quotidien et conduit à une remise en cause radicale de notre conception de la démocratie et des principes de protection de la sphère individuelle.
Qu'est-ce qu'être frappé d'une condamnation pénale aujourd'hui ? Quelles logiques président à sa mise en oeuvre ? Ce livre décrit la réalité, les caractéristiques, les mécanismes et les rationalités des pénalités contemporaines afin d'en révéler les rouages, les structures, les dérives. Est-il désormais envisageable de déplacer la frontière entre le possible et l'impossible dans le champ pénal et donc d'explorer, dans ce champ, de nouvelles possibilités ...
Du propre aveu des condamnés, le dispositif de surveillance électronique pénale est un système de "chaîne à la patte". C'est pourquoi ce livre vise à définir les principes d'organisation et de fonctionnement de la surveillance électronique pénale, moins du point de vue des liens ou des fers du prisonnier (vinculum) que de celui de l'attache domestique (catena) ou de la laisse du chien (canis catenarius). Mettant en relief le statut de cette étonnante mesure de contrôle à distance des intériorités au double sens d'abord de l'intérieur des maisons ou des foyers, et ensuite des subjectivités, cet essai dégage les propriétés de la surveillance électronique, en la comparant non seulement à la prison, mais aussi à la surveillance électronique mobile et à la contrainte pénale, et en exposant les modalités de réaction de l'administration face aux incidents, pour en souligner ses particularités irréductibles.
Bevilacqua Piero ; Latouche Serge ; De Paola Grego
De nombreuses années après sa mort (1922-1975), Pasolini vit encore dans le débat public comme peu d'autres auteurs du 20ème siècle. Personnage controversé et scandaleux, poète, romancier, cinéaste, critique littéraire, il dialogue encore avec nous par ses essais radicaux et prophétiques. Quand on lit la critique du développement que fait Pasolini, objet de cet ouvrage, on tombe sur les prévisions foudroyantes que l'auteur appréhendait, à l'état naissant, sur ce qui pourrait survenir. Sous la forme d'un article, ou d'un bref essai, grâce à la chimie singulière de son intelligence - qui mêle poésie, sensibilité raffinée, acuité du regard, nostalgie, culte de la beauté - Pasolini identifie les phénomènes de son temps annonçant dans une lucidité visionnaire les aspects de notre paysage spirituel confus et désolé. Lui, voyait avec une capacité anticipatrice confondante -celle du poète- avec une sensibilité exaspérée, la dimension cachée, encore invisible mais destructrice, d'un grand processus également émancipateur. C'est comme si l'amour de la beauté, la nostalgie du passé, la sensibilité poétique créaient dans sa pensée une chimie spéciale de l'intelligence, capable de percer le rideau de la réalité et de regarder ailleurs.
Le constat radicalement nouveau, au xxie siècle, est que le monde ne va plus de soi : son unité et sa pérennité ne sont plus assurées. L'humain, devenu capable d'interférer avec les équilibres de la vie sur Terre, doit faire en sorte que ses immenses pouvoirs aboutissent à autre chose qu'à sa propre destruction. L'humanité, dépassée par les conséquences de ses propres stratégies d'exploitation du globe, doit corriger cette déficience et faire de la préservation du monde sa priorité. Elle devra passer d'une culture du progrès - qui sous-entend la permanence du monde et se résume au débat sur les modalités de l'exploitation optimisée de la nature - à une culture de l'espérance. Une culture qui aura pleinement intégré la fragilité du monde et de son avenir sous influence anthropique, pour faire de cet avenir la préoccupation essentielle de ses pensées, de ses sciences, de ses techniques, de son économie, de son art de vivre, de sa spiritualité - en un mot, de son humanité. Une humanité réinventée, restructurée, recentrée sur un vivre ensemble praticable dans la durée, en concessionnaire et non en exploitant de la planète.
L'éléphante a la capacité d'espacer ses naissances lorsque ses conditions vitales se détériorent. Les humains font tout l'inverse et l'augmentation de leur population provoque de multiples dégradations de l'environnement. Ne serait-il pas temps de nous inspirer de la sagesse de l'éléphante ? Le dérèglement démographique - à l'origine de nombreux dysfonctionnements : réchauffement du climat, effondrement biologique, crises sanitaires, guerres, pertes d'autonomie - devrait être depuis longtemps au c'ur de nos préoccupations. Comment peut-on espérer préserver la biodiversité et réaliser l'indispensable transition écologique de notre société si nous continuons à fermer les yeux sur cette dimension majeure ? Si le débat sur la surpopulation demeure tabou ? Une politique écodémographique est une condition sine qua non pour édifier une société d'équilibre et de renaturation axée sur la sobriété, en adéquation avec la nature et la reconstruction des écosystèmes endommagés. Pour cela, une collaboration entre l'Europe et l'Afrique, voisines par la géographie et l'histoire, est indispensable.
Alexandre Grothendieck, chercheur génial, écologiste radical au début des années 1970, ermite retiré du monde, a eu trois ou quatre vies successives entre sa naissance, le 28 mars 1928 à Berlin, et sa mort, en 2014, quelque part dans l'Ariège à l'âge de 86 ans. Depuis vingt-quatre ans, il vivait incognito dans un village pyrénéen. Réputé pour être le plus grand mathématicien de son époque et, par certains, de tous les temps, ses convictions pacifistes, antimilitaristes, antinucléaires, néomalthusiennes, anarchistes, détonnaient. Par sa radicalité extrême, il est considéré comme un précurseur de la simplicité volontaire et de l'écologie politique. L'auteur, qui l'a bien connu, décrit et analyse le plus objectivement possible le parcours extraordinaire et énigmatique d'un personnage qui déroute en restant très actuel tant pour sa contribution aux sciences que pour sa conversion à l'écologie.