Conserver ou accueillir des activités productives au sein des villes est une problématique qui suscite un intérêt renouvelé de la part des collectivités. Cette question vient en effet s'insérer au croisement de plusieurs tendances concomitantes : quête de nouvelles pratiques de consommation et de production, ambitions nationales de réindustrialisation et de souveraineté, renouveau du "faire" , transition écologique, etc. Quels sont les leviers opérationnels dont disposent les collectivités pour créer cette "ville productive" ? Grâce à des enquêtes de terrain réalisées dans les métropoles de Bordeaux et de Rennes, les auteurs de cet ouvrage en ont identifié de nombreux : sanctuariser du foncier pour la production dans les documents d'urbanisme, densifier ou verticaliser, dissocier la propriété de l'usage... La nature des dispositifs et l'intensité de leur activation dépendent de chaque collectivité et de la place occupée par les activités productives dans leur développement économique. La mobilisation des acteurs publics est ainsi différente à Bordeaux et à Rennes tout comme la nature et le nombre de dispositifs mis en place. Un éclairage sur les leviers mis en place à Berlin, Turin et Vienne est apporté en complément des expériences françaises. Cette Note permet d'alimenter sous un angle nouveau les débats sur la réindustrialisation et la contrainte de zéro artificialisation nette des sols. Elle s'adresse aux dirigeants d'entreprises, aux collectivités territoriales, aux décideurs publics, aux chercheurs désireux de connaître les dispositifs en faveur du maintien des activités productives ou de leur renouveau dans les villes.
A partir de cas concrets en France et au Canada, ce volume permet de comprendre comment le modèle de ville intelligente ou de smart city, largement plébiscité dans les sphères économiques et dans les mégalopoles asiatiques, a été réapproprié puis mis en oeuvre par les métropoles occidentales dans la décennie 2010. Sont ici étudiés les cas de grandes métropoles (Paris), de Région (Nord-Pas de Calais) et de métropoles moyennes et petites (Lyon, Rennes, Toulouse, Dijon, métropoles canadiennes). L'ensemble donne à voir la diversité de l'action publique en matière de services numériques aux habitants, du soutien aux acteurs du numérique, de transition numérique des administrations ou de nouveaux dispositifs de démocratie locale. Les auteurs montrent que le développement promis par ce modèle est souvent plus de l'ordre de l'image ou du mythe que de la réalité et que certains de ces territoires le considérant déjà comme dépassé cherchent à se l'approprier et donc à le renouveler.
L'ombre s'étend. Les noirs dédales Résonnent du bruit des sandales Des moines vieux de cinq cents ans. Le vent s'engouffre et se détend Et s'étire à chaque lucarne. Au cloître, il grimace et s'incarne. Aux murs humides, verts et roux, Il crache le sel, en courroux. En bas s'entrechoquent les vagues Et chaque roche est une dague Égorgeant la houle en ressaut. Les mouettes vont à l'assaut Du faîte des murs imprenables Leur cri rauque est interminable. Tandis que l'archange vainqueur Anéantit le monstre, au ch?ur Montent les psaumes apaisants Des moines vieux de cinq cents ans." Des quais de Seine aux montagnes de Savoie, du Mont Saint-Michel au Pays basque, en passant par un Périgord chaleureux, Suzanne Ferchaud nous prend la main et nous entraîne avec elle dans son errance poétique : un voyage nourri d'images, de mélodies et de parfums ; un puzzle de souvenirs et d'instants figés, aux émotions qui n'en finissent pas de nous bercer.
La seconde partie nous livre les souvenirs de Claire et ses élévations d'âme qui prennent souvent le ton d'un jugement face à Dieu sur les faits et les personnes.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.