Archives de sciences sociales des religions N° 157, janvier-mars : Christianismes en Océanie
Fer Yannick ; Coleman Simon ; Barker John ; Vidal
EHESS
22,00 €
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EAN :9782713223280
Le christianisme a changé en Océanie au cours des trente dernières années. Sur fond de migrations intensifiées et d'urbanisation généralisée, les nouvelles Eglises évangéliques et charismatiques entrent en concurrence avec les Eglises héritières des missions du XIXe siècle. L'anthropologie du christianisme a également changé. Les auteurs de ce numéro cherchent à prendre la mesure de cette double évolution, en associant l'exploration des mutations religieuses à la réflexion sur les méthodes et les théories. Ils mettent ainsi en lumière l'intérêt de ces terrains océaniens dans la perspective d'une anthropologie du christianisme dans ses rapports aux cultures insulaires. Des montagnes de Papouasie-Nouvelle-Guinée jus- qu'aux communautés polynésiennes des banlieues urbaines de Nouvelle-Zélande, en passant par la Polynésie française et les îles Fidji, l'analyse des transformations contemporaines invite à dépasser une compréhension trop univoque en termes d'acculturation ou de domination culturelle occidentale, pour prêter davantage attention aux conditions de la rencontre entre une histoire chrétienne locale et les dynamiques actuelles de la globalisation religieuse.
Nombre de pages
176
Date de parution
05/04/2012
Poids
316g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713223280
Titre
Archives de sciences sociales des religions N° 157, janvier-mars : Christianismes en Océanie
Auteur
Fer Yannick ; Coleman Simon ; Barker John ; Vidal
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
316
Date de parution
20120405
Nombre de pages
176,00 €
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Le pentecôtisme et les courants charismatiques qui en sont issus ont fait l'objet ces dernières décennies de nombreuses publications, le plus souvent sous la forme d'enquêtes anthropologiques. Il manquait une synthèse plus systématique, des clés de lecture théoriques permettant de cerner - au-delà de la grande diversité de ses expressions locales - les principales caractéristiques sociologiques de ce phénomène religieux. Ce livre s'appuie sur une revue de la littérature disponible et sur des recherches personnelles conduites ces quinze dernières années pour éclairer les principaux enjeux liés à la compréhension du pentecôtisme en sciences sociales. Quelles sont les origines du pentecôtisme et comment faire la part entre le récit légendaire forgé par les pentecôtistes eux-mêmes et la réalité historique ? Comment s'opère la conversion pentecôtiste, quelle place occupe l'institution dans ce travail de transformation des existences personnelles et que recouvre exactement l'expérience pentecôtiste de la "guérison" ? Quel rôle y jouent les émotions ? Quelles relations les différents courants du pentecôtisme entretiennent-ils avec la globalisation et les cultures locales ? Et en quoi le pentecôtisme est-il aussi un acteur politique ? L'ambition de ce livre est de faire du pentecôtisme un objet sociologique, susceptible d'éclairer les évolutions contemporaines des rapports entre autonomie individuelle, institution, autorité et engagement.
Le pentecôtisme, phénomène religieux majeur du tournant du XXIe siècle, est envisagé dans ce livre dans le contexte de la Polynésie française. Yannick Fer, en invitant à dépasser le cliché de "l'exotisme au carré", propose une analyse fouillée de ce mouvement. Elle permet notamment de comprendre de façon saisissante l'attractivité du pentecôtisme, due à son recentrement sur le "territoire de l'intime" et à une articulation particulière entre encadrement institutionnel et émancipation personnelle. L'auteur suit les développements rapides des églises pentecôtistes dans la société urbaine et multiconfessionnelle qu'est devenu le pays adoptif de Gauguin. Il souligne les forces et les faiblesses de ce mouvement, ses contradictions et sa complexité, grâce à une enquête sur le terrain et au travers d'entretiens vivants et passionnants.
Biographie de l'auteur Yannick Fer est sociologue au GSRL - Groupe Sociétés, religions, laïcités (CNRS -EPHE). Il a notamment publié Pentecôtisme en Polynésie française, Labor et Fides, 2005.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.