Dans l'orchestre d'Auschwitz. Le secret de ma mère
Felstein Jean-Jacques
IMAGO
20,50 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782849520949
Jean-Jacques Felstein, aujourd'hui âgé de soixante ans, raconte comment se dévoila peu à peu le secret de sa mère, Elsa. Dans un prologue, il décrit les angoisses, les manques, les peurs d'un enfant, puis d'un adolescent, confronté aux silences incompréhensibles d'Elsa et de tout son entourage. Jean-Jacques Felstein reconstruira seul, par paliers, l'impensable passé de sa mère. Alors qu'il ignorait presque tout de la Shoah, il comprend qu'Elsa, arrêtée à Bruxelles, a survécu à trois années dans le camp d Auschwitz parce qu elle eut la « chance » d'intégrer, en tant que violoniste, l'orchestre féminin dirigé par Alma Rosé, nièce de Gustav Malher.Sans avoir rien révélé, Elsa meurt prématurément d'un cancer à quarante ans, et dès lors, son fils n'aura de cesse de reconstituer la vie de la « disparue ». Il part à la recherche des survivantes de l'orchestre, en Allemagne, en Belgique, en Pologne, en Israël et aux Etats-Unis. Les rencontres avec Hélène, premier violon, avec Violette, troisième violon, avec Anita, violoncelliste, puis avec d'autres musiciennes, lui permettent de retrouver sa mère, jeune Juive perdue au coeur de l'enfer.Le récit se déroule en deux temps entrecroisés. L'un, contemporain, est celui de la recherche et de la rencontre des membres de l'orchestre, l'autre est celui de Birkenau et de son inconcevable quotidien décrit par les musiciennes: Mengele, entre deux « sélections », pointant sur le programme confectionné pour la circonstance le morceau qu'il souhaite écouter, et regrettant que Bach ne soit pas au répertoire, les concerts du dimanche donnés aux autres détenues, les répétitions incessantes, les auditions dont dépendait la survie, les leçons de musique ordonnées par Hössler, un des responsables du camp, pour améliorer le jeu d'une contrebassiste, les solidarités, les conflits entre les musiciennes...
On croit connaître la figure du Diable, mais il n'en est rien. Qu'on le nomme Satan, Lucifer, le Malin ou le Cornu, il reste protéiforme, énigmatique, insaisissable. Le voici, tantôt boiteux, muni de mains griffues et de sabots de bouc, d'une queue, de pieds d'oie ou de porc, d'un long nez, dégageant une odeur sulfureuse, tantôt beau jeune homme séducteur enlevant une virginale fiancée, tantôt perfide menant l'homme à sa perte, tantôt naïf se laissant stupidement berner, tantôt généreux jusqu'à faire le Bien... Le Diable apparaît sous les traits d'un chasseur, d'un homme noir, d'un rouquin, d'un prêtre, d'une femme ou d'un animal — chat noir, poule noire, bouc, serpent... —, et possède la faculté soudaine de se métamorphoser. Traversant toute l'Europe, les contes et légendes réunis ici par Claude et Corinne Lecouteux révèlent une image du Prince des ténèbres surprenante, aux multiples apparences, riche de paradoxes, nous permettant ainsi d'aller au-delà des images convenues du redoutable maître des enfers. Autres contes traduits par Claude et Corinne Lecouteux aux Editions Imago : — Contes, Diableries et autres merveilles du Moyen Age (2013). — Voyages dans l'au-delà et Aventures extraordinaires (2018). — Peppe le sagace et autres contes siciliens (recueillis par Laura Gonzenbach) (2019).
Pierre Gironde, condamné à mort et guillotiné pour parricide en 1884 à Tulle, est l'aïeul d'Olivier Maison. Ce n'est pas rien de se découvrir tardivement le descendant d'un homme qui, pour un litige de terres, tua un soir à coups de hache son propre père, puis, aidé de son frère débile, le jeta dans un gour. Le secret, bien que porté par la rumeur villageoise, demeura longtemps ignoré de l'auteur. Soudain confronté à cette sombre affaire, Olivier Maison, à partir d'articles publiés dans la presse et de pièces du procès, s'applique à reconstituer les faits, à comprendre la personnalité du meurtrier ravagé par l'humiliation et la jalousie. Cette enquête très personnelle, qui nous plonge dans la Corrèze rurale de la fin du xixe siècle, avec ses traditions et sa violence, tient tout à la fois de l'étude ethnologique et de l'histoire d'un fait divers. Servie par une grande qualité d'écriture, elle se lit aussi comme un roman.
Préface Jean Pruvost « Ce n'est pas chose aisée pour un auteur que de forcer le passage pour pénétrer dans les coulisses et le secret d'une existence d'éditeur ; mais c'est encore moins facile pour un éditeur d'accepter de rompre le silence, et d'outrepasser les limites du pacte qui le lie à ses auteurs. Cependant, s'il finit par y consentir, alors peut se lever un contre-chant qui, d'ordinaire, accompagne en sourdine chaque livre qui porte la signature de sa maison. C'est la gageure qu'essaie de relever cet ouvrage consacré à Imago, maison spécialisée en sciences humaines, et à ses deux fondateurs qui ont donné leur vie au livre et à leurs auteurs, n'oubliant jamais ni de rire, ni de rêver, et sans s'apercevoir combien tout est remarquable dans cette vie d'éditeurs qu'ils ont écrite avec ténacité et comme en cachette, pendant bientôt un demi-siècle. Ce cas particulier coïncide souvent avec la grande Histoire, tandis que l'anecdote entre plus d'une fois en résonance avec notre mémoire littéraire. À l'heure où certains voudraient tuer l'éditeur, c'est surtout l'hommage d'un auteur à ceux qui sont le sel de l'édition ? la petite ou l'indépendante, difficile de trouver le juste nom ? et à tous les artisans du livre. » Karin Ueltschi
Lecouteux Claude ; Bayard Florence ; Guillaume Ast
Passeur d'histoires, curieux de légendes et de traditions oubliées, de grimoires et de formules magiques, déchiffrant, comparant, interprétant depuis de nombreuses années textes et archives, Claude Lecouteux arpente avec passion son terrain de prédilection, celui des croyances au Moyen Âge. Entrecroisant littérature, histoire, éthnologie, philologie, riche d'un singulier savoir, il ressuscite pour nous la culture populaire, celle du paysan de nos campagnes alors habitées par des êtres redoutables et fabuleux ? fées et sorcières, nains et génies, fantômes et revenants? ? qui hantent non seulement les landes, les forêts et les montagnes, mais aussi notre propre imaginaire. Rassemblant différentes études, cet ouvrage introduit magistralement aux multiples aspects d'une ?uvre exigeante. À l'écoute des voix venues d'un lointain passé, le grand médiéviste nous invite à franchir les frontières de l'invisible, et nous permet ainsi de pénétrer le monde merveilleux qu'il n'a jamais cessé d'explorer.
Le livre tiré par Edmond Michelet de ses notes de Dachau constitue un des documents les plus vivants et les plus honnêtes sur l'aventure concentrationnaire [... ] : avec une objectivité remarquable, Michelet décrit ce que fut la vie d'un résistant français qui a dû et pu tenir près de vingt mois dans un block de Dachau ; il analyse les conflits qui surgissaient entre classes de détenus - politiques et " droit commun " - allemands, latins et slaves ; il démonte la curieuse machine politique qui avait fini par s'organiser, l'équilibre des pouvoirs dans une cité d'esclaves hantés par la mort et qui, pourtant, ne cessaient de regarder vers la vie. Une galerie de beaux portraits psychologiques alterne avec des scènes dramatiques et de larges fresques, comme l'épidémie de typhus de l'hiver 44-45 et la pagaïe ubuesque d'une libération de fantômes. Le témoignage du chrétien, qui dit ce qu'il a tiré de sa foi, est porté sans ostentation et avec noblesse. Et il n'était pas possible de faire ressortir plus honnêtement l'ambiguïté d'une aventure où l'homme a révélé les pires côtés de sa nature [... ] mais aussi ses virtualités héroïques et son irrépressible spiritualité. Pierre-Henri Simon de l'Académie française Edmond Michelet (1899-1970) milite à Brive au sein de la Jeunesse catholique et des Equipes sociales. Nourri de Péguy et de Maritain, il alerte l'opinion contre la montée des périls et organise l'accueil des réfugiés fuyant le nazisme. Le 17 juin 1940, il élabore un des premiers tracts de la Résistance. Responsable régional de Combat, il est arrêté le 25 février 1943 et déporté à Dachau. Après la Libération et jusqu'à sa mort, ce gaulliste exerce de nombreuses responsabilités gouvernementales.
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
Le négationnisme affirme que les Juifs ont inventé leur génocide afin de culpabiliser l'Occident et de permettre la création de l'Etat d'Israël. Cette nouvelle forme d'antisémitisme ne se contente pas de nier la réalité historique. Elle l'inverse. Dédouanant Vichy et le nazisme de leurs crimes, elle accuse les Juifs d'être de criminels "mystificateurs". Le négationnisme réactualise ainsi le mythe du "complot juif international". Ce discours, apparu en France en 1948, est diffusé à une plus large échelle par l'essor d'Internet depuis le début du XXIe siècle. Valérie Igounet en retrace l'histoire et en explore les multiples avatars, jusqu'aux plus récents, revenant sur les itinéraires de certains idéologues de ce qui n'est rien de moins qu'une propagande politique.
Dans sa première édition, en 1959, le Comité international d'Auschwitz présentait ainsi ce livre : "Rudolf Hoess a été pendu à Auschwitz en exécution du jugement du 4 avril 1947. C'est au cours de sa détention à la prison de Cracovie, et dans l'attente du procès, que l'ancien commandant du camp d'Auschwitz a rédigé cette autobiographie sur le conseil de ses avocats et des personnalités polonaises chargées de l'enquête sur les crimes de guerre nazis en Pologne. [...] "Conçu dans un but de justification personnelle, mais avec le souci d'atténuer la responsabilité de son auteur en colorant le mieux possible son comportement, celui de ses égaux et des grands chefs SS, ce document projette une lumière accablante sur la genèse et l'évolution de la "solution finale" et du système concentrationnaire. Ce "compte rendu sincère" représente l'un des actes d'accusation les plus écrasants qu'il nous ait été donné de connaître contre le régime dont se réclame l'accusé, et au nom duquel il a sacrifié, comme ses pairs et supérieurs, des millions d'êtres humains en abdiquant sa propre humanité."