Alors que certains voient dans une constitution un bout de papier, l'analyse montre qu'elle peut être un outil fondamental de développement. Depuis plus de cinquante ans, les pays africains végètent dans des régimes présidentiels qui donnent le pouvoir absolu à un homme : l'hyper-président de la République. La démocratie se limite alors à un bulletin dans l'urne et la société civile n'a ensuite aucun moyen de contrôle de l'action des dirigeants, ce qui autorise toutes les dérives. Le régime parlementaire est un moyen d'encadrer ce pouvoir, freinant ainsi les dérives et redonnant aux citoyens un certain contrôle sur l'utilisation des fonds publics. Les conditions de réussite d'un tel régime sont analysées dans cet ouvrage. Pour ceux qui pourraient douter de son intérêt dans une Afrique accablée par la corruption et les conflits, une étude comparative entre les pays africains à régime parlementaire et ceux à régime présidentiel ou semi-présidentiel sur, entre autres, l'importance des conflits, la liberté économique, le développement humain, la bonne gouvernance, a été menée par Audace Institut Afrique. Les résultats incitent à prendre un bâton de pèlerin pour parcourir le continent et dire à chaque Africain que le progrès est possible et que de bonnes institutions sont la clé du recul de la pauvreté.
Nombre de pages
86
Date de parution
20/04/2012
Poids
120g
Largeur
135mm
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EAN
9782296969797
Titre
Le régime parlementaire. Catalyseur du développement en Afrique
La bataille américaine du fédéralisme ne s'est pas seulement déroulée à la fin du XVIIIe siècle. Les États-Unis ont connu entre 1828 et 1833 une reviviscence des débats fondateurs autour de la question de la nature de l'Union. La crise dite de l'annulation (i.e. une opposition jugée constitutionnelle par les autorités d'un État à une décision, à une action ou à une loi fédérale et suspensive dans les limites de son territoire) fut provoquée par les autorités de Caroline du Sud, contemptrices d'un tarif " abominable " et désireuses de protéger les pilotis d'une société esclavagiste. Elle s'acheva par un compromis révélateur de la fragilité des institutions américaines. C'est lors de cette bataille que le droit constitutionnel s'est élevé, Outre-Atlantique, à des hauteurs inconnues depuis la Convention de Philadelphie. Le présent ouvrage analyse, pour la première fois en langue française, la pensée juridique de John C. Calhoun (1782-1850). Ce dernier n'apparaît pas seulement comme un homme politique de premier plan, plusieurs fois ministre et vice-président des États-Unis, il fut avant tout l'un des plus brillants constitutionnalistes de l'histoire américaine. Ses commentaires du texte fondateur, dans ses discours au Sénat et dans son opus magnum posthume, le Traité sur la Constitution, furent si pénétrants que certains n'hésitèrent pas à les qualifier de diaboliques. Nul doute que ceux qui s'intéressent à la " construction " européenne, qu'il s'agisse de l'applicabilité directe du droit communautaire et de sa primauté sur les droits internes, de la majorité qualifiée au sein des institutions, du veto brandi par les autorités des États-membres ou encore du droit de " retrait ", sauront tirer les enseignements de la plus grande crise américaine qui se soit produite jusqu'à la guerre de Sécession. J.-P. F.
Le marché est-il responsable de la faim dans le monde ? La malnutrition croît-elle vraiment ? Faut-il étendre le protectionnisme ? Les produits agricoles sont-ils des marchandises comme les autres ? Leurs prix vont-ils forcément augmenter ? Le principe de précaution est-il incontournable ? Faut-il interdire les OGM ? Avons-nous droit à l'eau et à l'alimentation ? La " malbouffe " américaine menace-t-elle la France ? L'agriculture doit-elle être biologique ? La décroissance rend-elle plus heureux ? C'est à ces questions et à quelques autres que cet ouvrage est consacré. Au-delà des lieux communs, on y découvre que la liberté, comme la confiance dans l'homme et le progrès, ne sont pas les causes de la famine, de la malnutrition et des problèmes environnementaux. Alors que la Terre devrait comprendre plus de 2 milliards d'habitants supplémentaires à l'horizon 2050, la France doit gagner le pari de la compétitivité et de la croissance verte.
La loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales a engagé la France "territoriale" dans une réforme profonde de ses structures décentralisées. Parfois interprétée comme ouvrant l'"Acte III" de la décentralisation, cette loi s'intéresse avant tout au volet institutionnel, et à celui, corollaire, de la refondation de la vie démocratique locale, laissant à des interventions ultérieures du législateur le soin de préciser d'autres aspects (réforme de la fiscalité locale, nouvelle répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités...). Le présent ouvrage se donne donc pour objet principal de considérer les voies de refondation de la vie politique locale. Il explore à cette fin deux champs étroitement complémentaires : celui des élections locales, mais aussi celui du statut des élus locaux, question désormais étroitement liée à toute nouvelle avancée de la décentralisation. Concernant les élections locales, deux innovations importantes sont à signaler : l'instauration de l'élection au suffrage universel direct des délégués des communes au sein des conseils des intercommunalités de gestion, par un mode de scrutin dit "de fléchage" couplé aux élections municipales, mais aussi la création d'un nouveau type d'élu : le "conseiller territorial" appelé à siéger à la fois au sein d'un conseil général et d'un conseil régional. Dans quelle mesure les fondements du système électoral local s'en trouvent-ils renouvelés ? Le statut des élus locaux mérite aussi d'être considéré sous un jour renouvelé. S'inscrit-il dans un processus d'amélioration continue, et contribue-t-il par là même à l'exercice apaisé de la démocratie locale ? Sur ce point, comme sur celui des élections locales, les réponses apportées par le législateur afin de perfectionner la démocratie locale ne sont ni uniformes ni, parfois, dénuées d'ambiguïté.