LE MOYEN AGE MAGIQUE LA MAGIE ENTRE RELIGION ET SCIENCE AUX XIIIE ET XIVE SIECLES
FEDERICI VESCOVINI
VRIN
48,00 €
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EAN :9782711623051
Par ce travail d'ampleur encyclopédique, Graziella Federici Vescovini vise à restituer dans toute sa force la place, la fonction et la rationalité de la magie dans l'ensemble des savoirs médiévaux. Il serait tentant mais trompeur d'y voir l'illustration du côté noir du Moyen Âge ! Ce serait oublier que la Renaissance, qui la première a inventé l'image des âges sombres, a elle-même cultivé et pratiqué la magie, de même que l'astrologies et la démonologie, d'une façon au moins aussi intense même si ces pratiques se sont heurtées à une répression beaucoup plus féroce que dans les siècles précédents. Le vaste parcours historique auquel se livre Graziella Federici Vescovini propose quant à lui une histoire de la magie au Moyen Âge qui doit être en même temps, en partie du moins, une histoire des sciences ou de la philosophie naturelle, tout en examinant ses relations avec la théologie ou la religion. La magie est à la fois une forme de rationalisation des phénomènes, et une altérité sans cesse menaçante pour les sciences et la religion médiévales. Mais ce qu'il convient avant tout de retenir, c'est la profusion des textes, la multiplicité de questions que la magie pose en toutes sortes de domaines. Une fois reçues les traductions des principaux textes arabes ou hébreux, une fois lancée l'idée de " magie naturelle ", une fois mise en doute la possibilité pour les démons d'agir, une fois souligné le rôle de l'imagination, les médiévaux sont en permanence confrontés à telle ou telle de ces questions. Les médecins, les astronomes et astrologues, les perspectivistes, les physiciens même, sans parler des théologiens ont tous un avis sur la nature et les limites de la magie. La magie est ainsi un noeud de problèmes, en même temps qu'un révélateur des positions théoriques. Entre superstition et raison.
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Date de parution
21/06/2011
Poids
740g
Largeur
240mm
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EAN
9782711623051
Titre
LE MOYEN AGE MAGIQUE LA MAGIE ENTRE RELIGION ET SCIENCE AUX XIIIE ET XIVE SIECLES
ISBN
271162305X
Auteur
FEDERICI VESCOVINI
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
740
Date de parution
20110621
Nombre de pages
0,00 €
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Federici Ferdinand de ; Farge Arlette ; Turcot Lau
En 1777, quand la promenade des Champs-Elysées devient un lieu public et que "tout Paris y est", le comte d'Angiviller, directeur des Bâtiments du Roi, décide de la doter d'un gardien, fort d'une petite troupe de quatre soldats. II les choisit parmi des militaires sûrs, les troupes suisses, et nomme à leur tête Ferdinand de Federici, originaire des Grisons, homme dévoué, zélé, d'extraction modeste, qui va faire de cette promenade sa "chose". Chaque semaine, Federici écrit un "rapport", décrivant ses actions de police et son lien de plus en plus affectif à cet endroit entre ville et campagne, fréquenté par les aristocrates comme par les pauvres hères, lieu de jeux, de loisirs, de promenade et de parades, espace de la séduction, de la convoitise, du voyeurisme, mais aussi de l'émeute et de la violence. Les querelles, les duels à l'épée ou au pistolet, les batailles collectives, les jeux de barres interdits, les chapardages, les émeutes d'étudiants, les ventes à la sauvette, les attroupements autour des carrosses, les dragues de prostituées et les "agissements des pédérastes" sont le pain quotidien de la garde des Champs-Elysées. Federici et ses hommes sont les rois du flagrant délit.: ils surprennent la vie de Paris sur le vif, la ville la plus populaire comme la plus mondaine. A chaque rapport, de son écriture vive, colorée, réaliste, Federici croque des scènes qui ressemblent à des esquisses de peintre, aux zébrures de la vie quotidienne du XVIIIe siècle, nous donnant des informations à la fois banales et captivantes.
Après des débuts souvent précaires dans leurs pays d'origine, certains auteurs africains de bande dessinée sont arrivés à publier en Europe et, pour quelques-uns, à y bénéficier d'une solide reconnaissance. Mais si les conditions de départ semblent être similaires pour tous les auteurs, pourquoi certains arrivent-ils à publier dans les maisons d'édition qui ont un rayonnement international, alors que d'autres restent dépendant des commandes du secteur associatif, des fanzines ou des publications confidentielles à l'enseigne des "micro-éditeurs" ? L'approche sociologique permet ici une analyse rigoureuse des conditions de production, de circulation et de réception du neuvième art africain.
Silvia Federici, dont le nom a déjà un fort écho en France depuis le succès du volumineux "Caliban et la sorcière", propose ici une lecture inédite des rapports sociaux de domination, en faisant le choix de décentrer le regard par rapport aux domaines traditionnels de la critique sociale, à savoir le salariat et l'économie marchande. Bien informée par sa grande fresque historique de la chasse aux sorcières à l'aube du capitalisme, Federici voit dans la famille et le contrôle de la sexualité, de la natalité, de l'hygiène et des populations surnuméraires (exclus, migrants et migrantes), la véritable infrastructure de la sphère productive. Comment en effet faire tourner les usines sans les travailleurs bien vivants, nourris, blanchis, qui occupent la chaîne de montage ? Loin de se cantonner à donner à voir le travail invisible des femmes au sein du foyer, Federici met en avant la centralité du travail consistant à reproduire la société (sexualité, procréation, affectivité, éducation, domesticité) et historicise les initiatives disciplinaires des élites occidentales à l'égard des capacités reproductrices des hommes et des femmes. De ce fait, la lutte contre le sexisme n'exige pas tant l'égalité salariale entre hommes et femmes, ni même la fin de préjugés ou d'une discrimination, mais la réappropriation collective des moyens de la reproduction sociale, des lieux de vie aux lieux de consommation, ce qui ne va pas sans la fin du capitalisme et de la production privée - production et reproduction étant irréductiblement enchâssées. Ce livre constitue un essai court et percutant qui propose une lecture féministe, critique et exigeante de Marx, sans aucun pré-requis en philosophie ou sciences économiques ; cet essai permet en outre de saisir avec rigueur la scansion historique du capitalisme patriarcal, ou encore les débats au sein du mouvement ouvrier sur l'horizon stratégique du féminisme.
Une étude des éléments réalistes du registre du laid, du choquant ou du monstrueux chez quatre dramaturges pré-classiques : Robert Garnier (stoïcisme extrême), Alexandre Hardy (vengeance), Jean de Rotrou et Pierre Corneille (violence)
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.