
La crise, la bulle et l'avenir. Dans l'économie narrative
La crise de 2008-2009 semble toucher à sa fin. Le retour à la croissance est du moins annoncé, comme si tous les méfaits engendrés par ce marasme économique devaient se résorber avec la remontée de certains indicateurs. Pourtant il n'en est rien. La crise aura fait couler beaucoup d'encre, et tout ce qui se raconte à son propos entre dans ce qui la constitue et contribue à son événement et à son évolution. Par ce constat, Jean-Pierre Faye analyse, au-delà de la crise qui a touché l'économie réelle, celle qui continue de frapper l'économie narrative. Dans ce bref essai, le philosophe ne s'arrête donc pas à l'actualité, qui masque les véritables enjeux de la crise. Par un parallèle établi avec la crise de 1929, il évoque l'avenir que nous nous préparons et auquel, pourtant, nous ne semblons pas préparés.
| Nombre de pages | 123 |
|---|---|
| Date de parution | 04/03/2010 |
| Poids | 105g |
| Largeur | 102mm |
| EAN | 9782705669904 |
|---|---|
| Titre | La crise, la bulle et l'avenir. Dans l'économie narrative |
| Auteur | Faye Jean-Pierre |
| Editeur | HERMANN |
| Largeur | 102 |
| Poids | 105 |
| Date de parution | 20100304 |
| Nombre de pages | 123,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le siècle des idéologies
Faye Jean-PierreRésumé : Le siècle XX a emprunté un mot terrible et vague, apparemment technique et plein de secrets, à son prédecesseur, le XIXe. Le terme Idéologie, réservé alors à quelques initiés, devient ensuite le véhicule des grandes ondes d'histoire et de pensée. Et, porté par de vastes masses, il devient lui-même une onde matérielle, voire une succession violente de raz-de-marée. Et pourtant il appartient à la philosophie : par ses deux composantes, provenant en droite ligne de la pensée grecque, bien qu'elles se soient rencontrées dans la langue française. Mais de lourds appareils d'Etat lui ont réservé des appartements particuliers, dans l'Histoire. La langue russe, la langue chinoise, et bien d'autres ont donné son nom à des fonctions chargées des plus grandes énergies et du plus grand danger. D'autres appareils l'ont retraduite en un équivalent non moins redoutable, emprunté aussi aux philosophes, la Vision-du-monde. Weltanschauung et Idéologie se sont aussi, un moment, partagé l'univers de la violence et de la répression. Nous sommes ici aux confins de la sagesse et de ses folies. Nous rencontrerons des figures qui sont des monstres. Mais elles feront aussi référence à d'autres messages, qui sont les animateurs de messages de finesse, de précision, et d'ironie. Comment saisir ces paradoxes, et singulièrement ceux du quadrilatère Hitler-Staline et Nietzsche-Marx ? Car ces deux derniers noms sont à la fois impliqués dans la référence par contrainte, ou le culte d'idéologues - et dans le démontage virulent qui s'exerce sur les deux autres. Il nous faudra donc passer par tous ces chemins. Qui préparent pour nous la cartographie du siècle à venir. Même dans le cas où nous aurions, par cécité idéologique précisément, refusé de le savoir. JEAN-PIERRE FAYE.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER28,05 € -

La philosophie désormais
Faye Jean-PierreA la question socratique, celle qui, face à l'avocat de la violence, fait surgir la philosophie en contrechamp, ne s'agirait-il pas désormais de répondre en termes plus ironiques encore? Se tenir au plus près de ce mot inventé dans le champ magnétique de la mer Egée - philosophie - est en effet une tâche qui s'oriente au plus loin. "C'est au temps du grand danger qu'apparaissent les philosophes", énonçait Nietzsche, renouant avec Héraclite l'Ephésien autant il est vrai que la prise de Milet fut le premier défi adressé par l'histoire à la pensée, autant il s'impose, face au péril de notre aujourd'hui, de penser les bords d'une nouvelle révolution copernicienne. Pour demainJusqu'ici les philosophes n'ont fait que mettre en examen les récits à la lumière du concept et de sa raison. Il est temps d'examiner cette "raison" sous le regard de la puissance narrative qui en dessine le littoral: là où elle aborde. Il revient à la tentative philosophique, et à elle seule sans doute, d'opérer cette traversée dans le multiple des langues et langages que nous attendons et sans laquelle plus une tour ne restera debout. Tel doit être son discours - se mêlant au mouvement même de son archive - sous peine de définitif oubli d'elle-même. La philosophie, désormais? L'apprentissage des mouvements qui rendent possibles toutes transformations - dangereuses ou secourables, et nécessairesSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER35,90 € -

L'Etat total selon Carl Schmitt / Ou comment la narration engendre des monstres
Faye Jean-PierreRésumé : Jean-Pierre Faye analyse la conférence méconnue de Carl Schmitt : " Economie saine dans un Etat fort ", tenue le 23 novembre 1932 devant les membres de " L'Union au Long Nom " (ou " Union pour la conservation des intérêts économiques communs en Rhénanie et Westphalie "). Schmitt y énonce la nécessité pour l'Allemagne d'un " Etat total ", équivalent allemand à ses yeux de " l?État totalitaire " de l'Italie fasciste. Cette prise de parole aura un effet décisif : trente-cinq représentants de la finance et de l'industrie allemandes, auditeurs de la conférence, adresseront une pétition à Hindenburg, président du Reich. Ils l'inciteront à appeler le " chef du grand mouvement " au poste de chancelier du Reich. Ce " mouvement " est le déjà criminel NSDAP : le Parti national-socialiste ouvrier allemand, le parti " nazi ". Le 30 janvier 33, Hitler sera chancelier. En neuf semaines, la conférence de Schmitt aura eu pour effet d'abattre tous les obstacles à l'avènement du Troisième Reich. La formule de " l'Etat total " a donc su transmettre aux temps et aux langages une charge à l?énergie insoupçonnée, porteuse des plus grands crimes. Ainsi est révélée la responsabilité centrale de Schmitt dans la mise en place du nazisme. Ce juriste, qui étrangement apparaît pour beaucoup aujourd'hui comme un penseur politique de référence, n'a d'abord avancé qu'une seule carte d'un jeu mortifère. Mais c?était une carte maîtresse, elle était dangereusement efficace pour faire passer le pire dans l'Histoire. Il était intéressant de lire en parallèle les " Journaux " de Schmitt et de mesurer l'attention portée par le juriste aux événements, dans les semaines qui précèdent et suivent l'arrivée d'Hitler à la chancellerie du Reich. Ce qui frappe est cependant la banalité quotidienne qui transparaît dans ces notes. Si ce n'est, peut-être, qu'un mot va lui paraître acquérir un poids nouveau : " Jude ", " juif ". C'est son propre rôle, dans le nazisme, à lui Carl Schmitt, qu'il va découvrir par là...ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 €
Du même éditeur
-

Que deviennent les histoires d'amour ?
Droit Roger-Pol ; Atlan Monique ; Masquelier FrédéL'amour se raconte, s'éprouve, se rêve, s'étiole. Il fait hurler de joie ou de douleur, pousse à agir ou foudroie, transporte ou désespère. Mais peut-il être l'objet d'un savoir ? Ne pourrait-il être approché que par des récits, et non des concepts, par la littérature et la poésie, et non par la philosophie ? Ce qui est sûr, c'est que l'amour fait des histoires... que les philosophes ont longtemps négligées, n'y voyant que les marques de l'émotivité, de la passion, de la déraison. Pourtant, ces histoires sont riches d'enseignements. Comment naissent, vivent et meurent les histoires d'amour ? Du roman au cinéma, les récits d'aujourd'hui sont-ils comparables à ceux de jadis ? Aime-t-on de la même manière qu'autrefois, alors que semblent s'installer la peur de l'engagement et la défiance envers le sentiment amoureux ? Les philosophes et experts ici rassemblés nous invitent à envisager le lien amoureux comme une transformation sans cesse en devenir, tissu sans fin d'histoires humaines. Avec les textes de : Boris Cyrulnik, Vincent Delecroix, Frédérique Ildefonse, Sophie Galabru, Olivia Gazalé, Christian Godin, Francis WolffEN STOCKCOMMANDER15,05 € -

Dans l'atelier de Virginia Woolf
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer DanielCet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.EN STOCKCOMMANDER22,10 € -

Rome brûle. Néron et l'incendie qui a mis fin à une dynastie
Barrett Anthony A.L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses pieds, a été immortalisée par le cinéma hollywoodien et a durablement imprégné l'imaginaire collectif. Or, beaucoup de ce que l'on croit savoir sur cette grande catastrophe historique est faux. Rome brûle relate comment l'incendie de 64 a détruit une bonne partie de la ville et plongé sa population dans la panique. L'ouvrage décrit également comment le feu a détruit l'image dorée de l'empereur Néron, et provoqué une crise financière qui a durablement influé sur l'économie romaine. Ce livre recenseen outre les récentes découvertes archéologiques qui permettent de mieux comprendre cet événement, et sa postérité dans la littérature, l'opéra ou le cinéma. S'appuyant sur une riche documentation, à la fois littéraire et archéologique, le professeur Anthony Barrett montre comment le grand incendie de Rome provoqua la chute de Néron et la fin de la dynastie julio-claudienne, et fut un point de bascule dans l'histoire romaine.EN STOCKCOMMANDER25,10 € -

Parlons-nous chien ou pensent-ils humains ? La communication entre hommes et chiens décryptée par le
Giraud Anne-LiseEN STOCKCOMMANDER15,05 €
De la même catégorie
-

Les décisions impossibles. Un voyage philosophique en 15 dilemmes existentiels
Peytour CharlotteA travers 15 dilemmes redoutables, situés aussi bien dans notre quotidien que dans des futurs proches ou imaginés, ce livre met à l'épreuve nos certitudes et nos intuitions les plus profondes. Chaque situation force à trancher là où aucune solution ne permet de sortir indemne - là où décider signifie toujours renoncer. En croisant la pensée des grands auteurs classiques et contemporains avec des exemples issus de la science-fiction, de la culture populaire et de l'expérience ordinaire, Charlotte Peytour nous invite à philosopher autrement, de façon vivante et concrète. Ici, pas de bonnes réponses, mais des clés pour comprendre comment nous décidons, pourquoi nous hésitons et ce que chaque choix révèle de nous.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Guérir la vie par la philosophie
Devillairs LaurenceCe livre réconcilie avec la base de la philosophie, et ça fait du bien. Loin d'être d'abord conçue comme de l'exégèse pointue, la philosophie existe parce qu'on l'a inventée pour répondre à des questions vitales. Parmi celles-ci : comment guérir de l'épreuve douloureuse d'exister, puisque vivre, tout simplement, ne va pas de soi ? Les philosophes, à travers l'histoire, ont apporté leurs réponses. La philosophie, dans ce livre, devient un guide de conduite formidable pour se réconcilier avec la vie.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Qu'est-ce qu'être humaniste ?. Une brève histoire de la liberté de pensée
Bakewell Sarah ; Cavaillès NicolasPeut-on encore avoir recours à la pensée humaniste, cette philosophie lucide et joyeuse, inspirante et bienveillante, dans un monde où les repères sont à ce point brouillés ? Du XIVe siècle à nos jours, d'Erasme à l'espéranto, de Christine de Pisan à Bertrand Russell et de Voltaire à E.M. Forster, ce livre montre comment des femmes et des hommes d'hier et d'aujourd'hui, guidés par leur foi en la raison, ont placé l'amour de l'humanité tout entière au coeur de leur réflexion. Après son inoubliable Comment vivre ? , sur les traces de Montaigne, Sarah Bakewell nous convie à la découverte de la pensée libre, de son foisonnement d'idées et d'expériences, portées par une vision éthique de l'existence. Aujourd'hui plus que jamais, il s'avère urgent de s'inspirer de ces modèles d'humanisme.EN STOCKCOMMANDER26,00 €


