Les Plantagenêts. Origines et destin d'un empire, XIe-XIVe siècle
Favier Jean
TALLANDIER
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EAN :9791021039698
C'est un étrange ensemble que cet " empire " constitué en quelques années par le comte d'Anjou Geoffroy Plantagenêt et son fils Henri II. Il est le fruit de conquêtes, mais aussi d'une habile diplomatie, de mariages avantageux et d'une bonne part de chance. On y voit sous le même pouvoir l'Aquitaine, la Normandie, l'Angleterre, l'Irlande et parfois l'Ecosse. A l'occasion, le regard des Plantagenêts se porte sur le Languedoc, sur l'Empire germanique, ou sur la Méditerranée. Cela ne forme pas un Etat. Souverain en Angleterre, le Plantagenêt est vassal sur le continent. Les hommes, les langues, les cultures reflètent des identités différentes, que ne traduisent pas moins les institutions du monde laïque et les attitudes de l'Eglise. Et si la mer est une route, elle est aussi un obstacle au milieu de l'empire. Quand s'achève le temps des Plantagenêts, il ne reste de l'empire continental qu'une Guyenne si loin de l'Angleterre. C'est alors que le conflit avec la France prend d'autres proportions, avec d'autres enjeux et une couleur désormais nationale. Mais à mesure que disparaît un empire, un autre naît, un empire économique aux dimensions de l'Europe.
Entre le temps des foires de Champagne et des premières audaces au-delà de Gibraltar et celui des Médicis et des Fugger, le marchand médiéval s'est mué en homme d'affaires. Ses horizons se sont élargis, ses ambitions ont dépassé le monde de la marchandise, ses techniques se sont enrichies. Il a appris à connaître et à maîtriser ses affaires, il a créé ces formes du crédit qui vont devenir le jeu bancaire, il sait prendre et limiter ses risques. Il s'est fait organisateur de la production. Il a inventé le capitalisme et intégré l'économie dans la vie politique. A l'heure de la Renaissance, il y a toujours du monde dans la boutique et l'atelier, mais l'or et les épices auront donné à l'Europe des princes et des mécènes.
Ce volume, consacré à ce que nous appelons en Europe le Moyen Age, conduit d'un temps où se sont noués des liens nouveaux et parfois audacieux entre les continents à un temps où de nouvelles relations s'établissent à travers les océans. Tout découpage chronologique est sujet à caution quand il concerne des aires géographiques dont l'évolution est indépendante. Les auteurs en ont été conscients et se sont gardés de toute classification trop rigide. Ils ont étudié l'Europe, l'Afrique et l'Extrême-Orient, laissant volontairement de côté l'Amérique précolombienne, dont l'étude indépendante est plus satisfaisante avant que des relations ne s'établissent avec l'Ancien Monde.
L'auteur de Philippe le Bel s'attache aujourd'hui à ce long siècle qui suivit la mort des derniers Capétiens. Mais fallait-il écrire l'histoire d'une guerre? Jean Favier montre que ce conflit n'est pas seulement phénomène en soi, il exprime les mouvements profonds qui animent la société médiévale: par-delà les batailles _ où il arrive que le sort d'un royaume se joue en quelques quarts d'heure _, la guerre devient facteur déterminant des infléchissements de l'histoire dès lors que le noble et le clerc, le bourgeois et le paysan pensent et se comportent en fonction de cette guerre. Qu'elle soit réelle ou supposée, proche ou lointaine, voilà qui change peu cet horizon mental qu'est la guerre pour cinq générations qui ont su qu'elle faisait partie de leur vie. La guerre de Cent Ans a été le lot commun des individus comme des groupes humains, celui des féodaux encore pris dans leurs fidélités contractuelles, celui des officiers royaux découvrant le service de l'Etat à mesure qu'ils le conçoivent, celui de maîtres de l'Université que leurs engagements intellectuels mènent à des conflits qui n'étaient point les leurs. En un étonnant contrepoint où passent les visages renouvelés d'un Charles le Mauvais, d'un Bertrand du Guesclin, d'un Pierre Cauchon et de bien d'autres, Jean Favier fait jouer les thèmes divers qui s'appellent le nationalisme naissant, la réforme de l'Etat et l'unité de l'Eglise, le prix du blé et le salaire du maçon, l'influence parisienne et la force provinciale, le métier des armes et la volonté de paix. Jean Favier est né en 1932. Membre de l'Institut, directeur général des Archives de France, il est aussi professeur à l'université de Paris-Sorbonne et directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. Il s'est fait connaître par de nombreux travaux sur les finances médiévales et sur les structures économiques et sociales de Paris à la fin du Moyen Age. Ses livres Philippe le Bel, François Villon, De l'or et des épices ont tous connu un grand succès. Il dirige l'Histoire de France (Fayard) dont il a lui-même écrit le tome II, Le Temps des principautés.
Au commencement, ce n'était qu'une histoire de conquêtes, d'empire et de liberté. Une histoire de fractures, de révolte et de crise. En somme, une histoire de colonisation républicaine.À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonisateur français commence à être perçu comme l'agresseur. La naissance des nationalismes en Extrême-Orient et plus encore l'arrivée des communistes au pouvoir en Chine transforment alors une guerre d'indépendance en un inextricable conflit international.De la conquête coloniale, au XIXe siècle, à 1949, le premier opus des Guerres d'Indochine retrace les fondements historiques de la présence française jusqu'à l'engrenage du conflit international.Notes Biographiques : Philippe Franchini est l'auteur d'une vingtaine d'essais historiques et romans. Il a notamment coécrit, avec Alain Missoffe, Femmes de fer. Elles ont incarné la saga Wendel (Tallandier, 2020).
Espagne, 1936 : le général Franco déclenche un coup d'Etat contre le gouvernement de Front populaire qui plonge le pays dans une guerre civile de près de trois années. Cette guerre a fait plusieurs centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants, et jeté sur les routes plus d'un demi - million de réfugiés, contraints à l'exil. L'auteur démontre, point par point, en quoi cette guerre civile a mis en oeuvre toutes les logiques et pratiques de l'extermination de masse : exécutions sommaires par milliers, procès factices, torture et viols systématiques, emprisonnements abusifs...
Les griefs contre la première reine d'Angleterre ne semblent pas manquer : "Vraie fille d'Henri VIII, dont l'alcôve, comme celle de son père, s'ouvrait de plain-pied sur l'échafaud", selon le mot de Victor Hugo, elle est encore accusée d'avoir appauvri l'Angleterre tant économiquement que spirituellement. Si cette légende noire est tenace, il faut bien admettre qu'une partie de son bilan ne joue pas en sa faveur : le supplice de quelque trois cents protestants, brûlés vifs pour leur foi, et l'alliance avec l'Espagne, qui devaient ramener par la force le pays dans le giron catholique, une infécondité tragique et la prise de Calais par les Français en 1558 permirent aisément de stigmatiser son action. Au-delà de la comparaison avec sa soeur, Elisabeth Ire qui lui succéda, lui opposant l'éclat et le faste d'un règne long, Isabelle Fernandes se propose de brosser un portrait plus juste et nuancé de Marie Ire d'Angleterre, reine méconnue et figure d'exception dans l'histoire anglaise.